v. tr. et intr. XVIe siècle. Dérivé de barque. 1. V. tr. Faire descendre à terre les passagers d'un navire ; en décharger les marchandises. Débarquer des troupes, des émigrants. Débarquer des troupes, des émigrants. Débarquer la cargaison. Fig. et fam. Écarter quelqu'un d'un poste, lui retirer sa fonction. Le conseil d'administration a débarqué le directeur commercial. Il a été débarqué au changement de ministère. 2. V. intr. Quitter le navire pour descendre à terre. Nous avons débarqué à Rio. Spécialt. Cesser de faire partie de l'équipage d'un navire. Ce matelot débarque à la prochaine escale. Par ext. Débarquer d'un train, d'un avion. MILIT. Effectuer un débarquement, prendre pied sur une côte ennemie. Les troupes alliées n'ont pu débarquer en raison du mauvais temps. Absolt. et fam. Débarquer, arriver à l'improviste ; n'être arrivé que depuis un instant. Nous ne savons rien : nous débarquons. Être nouveau dans une ville, un milieu. Il ne connaît personne, il vient de débarquer. Iron. Ignorer des faits supposés connus de tous. Tu débarques ! D'où débarquez-vous donc ? Débarquern. m. XIXe siècle. Emploi substantivé de débarquer I.Moment où l'on débarque. La police l'attendait au débarquer du paquebot. Par ext. Au débarquer du train, de l'avion. Débarrasn. m. XVIIIe siècle ; XIXe siècle, au sens 2. Déverbal de débarrasser. 1. Déblaiement. Nous avons fait au grenier un grand débarras. Les brocanteurs assurent le débarras des caves. Fig. et fam. Le fait d'être délivré de personnes gênantes. Les voilà partis : bon débarras ! 2. Endroit où l'on remise des objets encombrants ou qu'on utilise rarement. Ce cabinet sert de débarras. Débarrasserv. tr. et pron. XVIe siècle. Issu, par substitution de suffixe, de désembarrasser, dérivé d'embarrasser. 1. V. tr. Avec pour complément un nom de chose. Dégager, déblayer. Débarrasser une armoire des vêtements usagés. Nous avons débarrassé le grenier des objets inutiles. Débarrasser la voie publique des véhicules mal garés. Ellipt. Débarrasser la cave. Débarrasser la table et, absolt., débarrasser, ôter les plats et les couverts qui s'y trouvent après le repas. Expr. pop. Débarrassez le plancher ! allez-vous-en ! Avec pour complément un nom de personne. Dégager, libérer. Débarrasser un voyageur de sa valise. Le brocanteur l'a débarrassé de ses vieux meubles. Débarrasser une personne de son manteau, de son chapeau ou, ellipt., la débarrasser, les lui prendre à son arrivée. Fig. Débarrasser quelqu'un d'un souci, d'une responsabilité. Par ext. Débarrasser un ami d'un gêneur. 2. V. pron. Se défaire de ce qui gêne. Se débarrasser de ses bagages, de son sac, de son parapluie. Fig. Se débarrasser d'une obsession, d'une idée fixe. Par ext. Débarrassez-moi de cet importun ! Il ne sait comment se débarrasser de ses créanciers. Débarrerv. tr. XIIe siècle, desbarer. Dérivé de barrer.Vieilli. Dégager de ce qui barre, ôter une barre. Débarrer une porte. Débarricaderv. tr. XIXe siècle. Dérivé de barricader.Ouvrir une porte en enlevant ce qui la barrait ou la condamnait. Débatn. m. XIIIe siècle. Déverbal de débattre.Action de débattre ; résultat de cette action. 1. Différend, contestation, dispute. Vider un débat. Arbitrer un débat. Apaiser un débat. 2. Discussion d'une question, examen contradictoire d'un problème. Soulever un débat. Clore le débat. Mettre une question en débat. Verser des arguments, des raisons au débat. Un débat passionné. Spécialt. Discussion publique, dirigée et organisée autour d'un thème. Préparer un débat politique, culturel. Un débat télévisé. La projection du film sera suivie d'un débat. En apposition. Dîner débat, conférence débat, suivis d'une discussion. Par anal. Débat de conscience, dilemme, conflit intérieur. Être en proie à un cruel débat. 3. LITTÉRATURE. Genre littéraire médiéval qui mettait en scène deux ou plusieurs personnages allégoriques s'opposant sur un thème donné. Titre célèbre : Le Débat de Folie et d'Amour, de Louise Labé (1555). 4. Au pluriel. POLIT. Discussion publique dans une assemblée parlementaire. Ouvrir les débats. Mener les débats. Les débats sur la loi de finances. Des incidents ont eu lieu au cours des débats. Clore les débats. Le compte rendu analytique des débats, paraissant au « Journal officiel ». Les secrétaires des débats, chargés de ce compte rendu. DROIT. À l'audience, discussion orale entre les différentes parties en présence, plaidoiries et réquisitions précédant le délibéré et le jugement. Les débats d'une affaire criminelle. La clôture des débats. Les débats ont parfois lieu à huis clos. Par ext. et abusivt. Le procès lui-même. DébÂterv. tr. XVe siècle. Dérivé de bâter.Débarrasser du bât une bête de somme. Débâter un mulet, un âne. DébÂtirv. tr. XIIIe siècle. Dérivé de bâtir.COUT. Ôter les fils de bâti d'un ouvrage. Débâtir une jupe. Débattrev. tr., intr. et pron. (se conjugue comme Battre). XIe siècle, au sens de « battre fortement », d'où se débattre (XIIe siècle) ; XIIIe siècle, au sens 1. Dérivé de battre. 1. V. tr. ou intr. Discuter une question, une thèse, une opinion, entre plusieurs personnes dont chacune expose ses arguments. Débattre une cause. Spécialt. Marchander, négocier les termes d'un accord. Débattre un prix. Une affaire à débattre. Débattre les clauses d'un traité. Expr. fig. Tout bien débattu. La forme intransitive est préférable. Débattre d'une affaire, d'un problème, d'un point de droit. Nous en avons longuement débattu. 2. V. pron. Se débattre, opposer une résistance physique ; faire de violents efforts pour se dégager. Se débattre des pieds et des mains. Expr. Se débattre comme un possédé, comme un beau diable. Fig. Chercher avec opiniâtreté à se dégager d'une situation moralement ou matériellement contraignante. Se débattre au milieu de difficultés financières. Se débattre contre la misère, la maladie. |