n. m. XVIe siècle, « vente au détail » ; XVIIe siècle, « action d'exposer, de raconter quelque chose » ; XVIIIe siècle, au sens 1. Déverbal de débiter I. 1. SYLVIC. Action de découper des grumes pour des usages déterminés ; résultat de cette action. Le débit d'un châtaignier en planches, en bardeaux, en échalas. (On dit aussi Débitage.) 2. COMMERCE. Action d'écouler des marchandises par la vente au détail ; résultat de cette action. Ces marchandises sont d'un bon débit, d'un débit facile. Un petit commerce à faible débit. Cette charcuterie a un gros débit. Spécialt. Obtenir le débit d'une marchandise soumise au monopole de l'État. Dans ce sens, ne s'emploie guère aujourd'hui que dans les expressions Débit de tabac, débit de boissons. Par méton. Endroit où est autorisée cette vente. Un débit de boissons. Ouvrir, tenir un débit de tabac. 3. Quantité de liquide, de fluide, d'énergie que fournit en un temps donné une source quelconque ou un dispositif technique. Le débit d'un robinet. Vérifier le débit d'une pompe. Un régulateur de débit. Spécialt. HYDROL. La quantité d'eau, exprimée en mètres cubes, qui s'écoule en une seconde, en un point donné d'un cours d'eau. Le débit d'un fleuve. Le débit de l'Amazone est, à l'embouchure, de deux cent mille mètres cubes par seconde. - MÉD. Débit cardiaque, quantité de sang expulsée par chacun des deux ventricules du cœur en une minute. Par anal. INDUSTRIE. Capacité de production d'une machine, d'un atelier, d'une usine, en un temps donné ; quantité de produits, de pièces ainsi obtenue. Débit horaire, journalier. Ralentir le débit, diminuer la cadence. Un débit maximum. - TRANSPORTS. Nombre de véhicules circulant sur une voie de communication, mesuré et rapporté à une unité de temps. Le débit de cette autoroute est d'environ mille véhicules par heure. Le débit d'une voie ferrée. 4. Fig. Rythme et qualité de l'élocution. Le conférencier avait un débit aisé, agréable. Un débit monotone. Débitn. m. XVIIe siècle. Emprunté du latin debitum, « dette », participe passé neutre substantivé de debere, « devoir ».COMPT. Compte où l'on inscrit les articles fournis à quelqu'un et leur montant. J'inscris à votre débit le prix de vos achats. - COMMERCE. Enregistrement immédiat d'une vente. Faire faire le débit d'un article avant de passer à la caisse. - BANQUE. Ce qui est prélevé sur un compte courant. Ce chèque a été porté au débit de mon compte ou, ellipt., à mon débit. Débitableadj. XIXe siècle. Dérivé de débiter I.SYLVIC. Qui peut être débité. Ce chêne, malade, n'est plus débitable. Débitagen. m. XVIIe siècle, au sens de « vente au détail » ; XVIIIe siècle, au sens actuel. Dérivé de débiter I.SYLVIC. Action de découper, de tailler une matière en morceaux. Le débitage d'un hêtre. (On dit aussi Débit.) Débitant, -ANTE n. XVIIIe siècle. Participe présent substantivé de débiter I.COMMERCE. Vieilli. Personne qui tient un commerce de détail. Ne s'emploie plus guère aujourd'hui que dans l'expression Débitant de tabac, de boissons. Débiterv. tr. XIVe siècle, au sens de « découper le bois en pièces », d'où « vendre au détail » ; XVIIe siècle, « détailler en racontant, exposer ». Dérivé de bitte, « sorte de billot ». Au sens premier « faire des bittes », d'où « débiter du bois de construction ou d'autres matières ». 1. SYLVIC. Tailler, découper du bois en morceaux propres à un usage déterminé. Débiter un chêne en poutres, en madriers. Par anal. Débiter un bloc de marbre. Débiter un bœuf en quartiers. Par ext. Débiter un rôti en fines tranches. 2. COMMERCE. Vendre une marchandise au détail. Débiter des draps, des conserves. Spécialt. Écouler facilement une marchandise. Expr. fig. et fam. Il débite bien sa marchandise, il possède l'art de mettre en valeur ses propos, de persuader l'auditoire. 3. Laisser écouler, en un temps donné, une certaine quantité de liquide, de fluide. Ce robinet débite mille litres à l'heure. Par anal. À longueur de journée, la machine débitait des écrous. 4. Fig. et souvent péj. Réciter mécaniquement. D'un seul jet, il nous a débité tout son discours, sa harangue. Débiter un sermon d'une voix monocorde. Tenir à la suite des propos vains ou déplacés. Débiter des sornettes, des fadaises, des mensonges. Débiterv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé de débit II.COMPT. Inscrire en débit dans un compte. Débiter une livraison sur le compte de quelqu'un. Inscrire comme débiteur d'une somme. Je vous ai débité de mille francs. Par ext. Votre compte a été débité de mille francs. Débiteur, -EUSE n. XVIIe siècle, au sens de « débitant », puis « celui qui raconte des nouvelles ». Dérivé de débiter I. 1. Class. Péj. Personne bavarde. Un débiteur de mensonges, de lieux communs. Ne s'emploie pas sans complément. 2. N. m. Ouvrier chargé des opérations de débitage. Un débiteur de bois. 3. N. f. Débiteuse. TECHN. Machine servant à débiter du marbre, du granit, etc. Une débiteuse à lames. Débiteur, -TRICE n. XIIIe siècle ; XVIIe siècle, au figuré. Emprunté du latin debitor, « débiteur ».Personne qui a une dette. Un débiteur solvable, insolvable. Vous restez débiteur de telle somme. Fig. Pour exprimer la reconnaissance qu'on a d'un service rendu. Je suis votre débiteur. Adjt. COMPT. Compte débiteur. La caisse est débitrice de cette somme envers vous. Déblain. m. XIIIe siècle, desblee, « produit du déblayage d'un champ, moisson » ; XVIe siècle, mettre à desblay, « déblayer ». Déverbal de déblayer.TRAV. PUBL. Action d'enlever des terres, des décombres, pour mettre un terrain de niveau, pour creuser des fondations, un fossé, etc. ; résultat de cette action. Effectuer un travail de déblai. Loc. adv. En déblai, en tranchée. À cet endroit, la route n'est pas en remblai, mais en déblai. Par ext. (le plus souvent au pluriel). Les terres ou les décombres enlevés. On emploiera ces déblais à combler le fossé voisin. |