, -EUSE n. XIXe siècle. Dérivé de défibrer. 1. TECHN. Ouvrier, ouvrière qui défibre le bois. 2. N. m. Machine à défibrer le bois. Machine qui, à partir de rondins, produit la fibre d'emballage. Défibrillateur, -TRICE adj. XXe siècle. Dérivé de défibriller, « faire cesser les mouvements anarchiques des fibres myocardiques » (XXe siècle), lui-même dérivé de fibrille, « petite fibre ».MÉD. Qui est destiné à supprimer la fibrillation. Subst., au masculin. Défibrillateur, appareil conçu pour interrompre la fibrillation cardiaque et traiter certains troubles du rythme cardiaque. Défibrillationn. f. XXe siècle. Dérivé de défibriller (voir Défibrillateur).MÉD. Traitement de la fibrillation cardiaque au moyen d'un défibrillateur. Déficelerv. tr. (se conjugue comme Amonceler ). XVIIIe siècle. Dérivé de ficeler.Dégager un objet de la ficelle, des ficelles qui l'entourent. Déficeler une boîte, un paquet. Déficiencen. f. XXe siècle. Dérivé de déficient. 1. PATHOL. Insuffisance d'ordre physique ou intellectuel. Déficience visuelle. Déficience musculaire. Déficience cardiaque. Déficience mentale. Par affaibl. Carence, défaillance passagère. Une déficience de l'attention, de la mémoire. 2. Fig. Insuffisance, faiblesse. Les déficiences d'une éducation. Déficient, -ENTE adj. XIIIe siècle, deficiens, au sens 1 ; XXe siècle, comme terme de pathologie. Emprunté du latin deficiens, participe présent de deficere, « se séparer de ; cesser ; manquer », et « abandonner, quitter ». 1. Qui présente un manque, des manques, qui est insuffisant, médiocre. Un raisonnement déficient. PHIL. Causalité déficiente, se dit d'une cause qui agit par son absence ou son abstention. Certains philosophes ont parlé de la causalité déficiente du mal. Par affaibl. Qui fait passagèrement défaut. Une mémoire déficiente. 2. PATHOL. Qui présente une déficience dans son développement physique ou intellectuel. Un enfant déficient. Un organisme déficient. Subst. Un déficient moteur, sensoriel. Déficit(t se prononce) n. m. XVIe siècle, au sens de « article qui manque dans un inventaire » ; XVIIIe siècle, au sens 1 ; XIXe siècle, au sens 2. Emprunté du latin deficit, « il manque », troisième personne du singulier de l'indicatif présent de deficere (voir Déficient). 1. FINANCES. Montant de ce qui manque en espèces ou en crédit dans une caisse publique ou privée pour équilibrer les comptes entre les recettes et les dépenses. Il faudrait plusieurs millions pour combler le déficit. Être en déficit. Le déficit de la Sécurité sociale. - FINANCES PUBLIQUES. Déficit budgétaire, excédent des dépenses sur les recettes (on dit aussi Découvert budgétaire, et, improprement, Impasse budgétaire). Déficit de la balance commerciale, excédent des importations sur les exportations. Déficit de la balance des comptes ou des paiements, excédent des capitaux exportés sur les capitaux reçus. Les transferts invisibles de la balance des paiements peuvent contribuer à diminuer le déficit de la balance commerciale. 2. Par ext. Ce qui manque par rapport à ce qui était attendu. Le rendement des impôts accuse un déficit. La récolte de riz, cette année, est en déficit. 3. PATHOL. Déficit immunitaire, diminution ou disparition de la résistance d'un individu aux agressions microbiennes, virales, parasitaires, etc. Déficitaireadj. XXe siècle. Dérivé de déficit.Qui se solde par un déficit. Un budget déficitaire. Une récolte déficitaire, qui a un rendement inférieur aux prévisions, aux besoins de la consommation. Défierv. tr. et pron. (se conjugue comme Crier). XIe siècle, au sens de « renoncer à la foi jurée » et au sens 1 ; XVIe siècle, au sens 3. Dérivé de fier. I. V. tr. 1. FÉOD. Défier son seigneur, lui marquer que l'on rompt la foi jurée. Par ext. Provoquer quelqu'un au combat. Il défia son rival en combat singulier. 2. Auj. Provoquer quelqu'un à une lutte, à une compétition, à un jeu. Défier quelqu'un à la boxe, à la course, aux échecs. Ils se sont défiés au billard. Spécialt. Mettre quelqu'un en demeure de faire quelque chose en laissant entendre qu'on le croit incapable de réussir. Vous me menacez d'un procès, je vous en défie. Je le défie bien de se tirer de là. Prov. Il ne faut jamais défier un fou, il ne faut jamais inciter quelqu'un à commettre des extravagances. 3. Fig. Affronter quelqu'un, quelque chose ; tenir tête, s'opposer à une autorité. Défier quelqu'un du regard. Défier ses juges. Défier le pouvoir, l'opinion publique. Fig. Un prix qui défie toute concurrence. Un raisonnement qui défie toute logique. Par ext. Braver un danger, lutter courageusement contre un malheur menaçant. Défier les tempêtes. Défier le sort, la mauvaise fortune. Défier la mort. Par anal. Un monument qui semble défier les siècles. II. V. pron. Se défier de, être en garde contre quelqu'un, contre quelque chose ; ne pas se fier à quelqu'un, à quelque chose. C'est un homme dont il faut se défier. Je me défierais de ces compliments. Spécialt. Se défier de soi-même, de ses propres forces, faire montre de prudence, avoir peu de confiance en soi, en ses capacités. Défigerv. tr. (se conjugue comme Bouger). XIXe siècle. Dérivé de figer.CUIS. Ramener à l'état liquide ce qui était figé. Défiger de l'huile, une sauce. Fig. Rare. Se défiger, en parlant d'une personne, perdre de sa froideur, de sa raideur. |