v. intr. XVIIIe siècle. Mot dialectal, dérivé de dégouler, « s'épancher » (XIIIe siècle), lui-même dérivé de goule, forme dialectale de gueule.Fam. Couler goutte à goutte, s'écouler en laissant une ou plusieurs traînées. La peinture a dégouliné sur la plinthe. La pluie dégouline des toits. Dégoupillerv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé de goupiller.TECHN. Enlever la goupille de. Dégoupiller une grenade, en retirer la goupille afin de libérer le mécanisme qui amorce l'explosion. Dégourdi, -IE adj. XVIIe siècle. Participe passé de dégourdir.Adroit, avisé, plein de ressources. C'est un enfant très dégourdi. Subst. Un dégourdi. Dégourdirv. tr. XIIe siècle, participe passé, desgurdi, « amaigri ». Dérivé de gourd. 1. Faire sortir de l'engourdissement. Dégourdir ses jambes. Pron. Se dégourdir les mains. Je me suis un peu dégourdi en marchant. 2. Vieilli. Dégourdir un liquide, le faire tiédir. 3. Fig. et fam. Débarrasser quelqu'un de sa gaucherie, de sa timidité. Ce travail va le dégourdir un peu. Pron. Il a besoin de se dégourdir. Dégourdissementn. m. XVIe siècle. Dérivé du radical du participe présent de dégourdir.Rare. Action de dégourdir, de se dégourdir. DégoÛt n. m. XVIe siècle, au sens 1. Déverbal de dégoûter. 1. Manque de goût pour la nourriture, absence d'appétit (vieilli). Il a un si grand dégoût qu'il ne peut rien manger. On dit plutôt aujourd'hui : Avoir un grand dégoût de la nourriture, du dégoût pour la nourriture. Par ext. Répugnance que l'on conçoit pour certains aliments. Une grimace, une moue de dégoût. Avoir du dégoût pour la viande. Prendre une boisson en dégoût. Vaincre son dégoût. 2. Fig. Répugnance que l'on conçoit pour quelque chose ; aversion pour quelqu'un. Il a été pris d'un grand dégoût pour les études. Un dégoût insurmontable. Le dégoût de la vie. Avoir le dégoût du monde, de la société. Un individu qui inspire le dégoût. 3. Au pluriel. Vieilli. Déceptions, déplaisirs, déboires. Éprouver, essuyer des dégoûts. Il fut abreuvé de dégoûts. DégoÛtant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent de dégoûter.Qui inspire du dégoût, de la répulsion. Une nourriture dégoûtante. Une saleté dégoûtante. Des vêtements dégoûtants. Il a des manières dégoûtantes. Des histoires dégoûtantes, grossières, salaces. Fig. et fam. Abject, ignoble, méprisable. C'est un dégoûtant personnage. Il est dégoûtant d'agir ainsi. Pop. C'est dégoûtant ! c'est révoltant ! DégoÛté, -ÉE adj. XIVe siècle, desgouté, « qui a perdu l'appétit ». Participe passé de dégoûter. 1. Qui éprouve du dégoût. Un homme dégoûté. Un homme dégoûté de tout. Un homme dégoûté de vivre. Fam. et iron. Il n'est pas dégoûté, il se satisfait de n'importe quoi. Subst. Faire le dégoûté, faire le difficile, le délicat. 2. Qui exprime le dégoût. Une grimace dégoûtée. Une mine dégoûtée. Prendre des airs dégoûtés. DégoÛter v. tr. XVIe siècle. Dérivé de goût. 1. Vieilli. Priver d'appétit. Si vous lui donnez tant à manger, vous le dégoûterez. 2. Inspirer de la répugnance, de la répulsion à quelqu'un. Les abats le dégoûtent. Fig. De telles pratiques l'ont dégoûté. Cet affairiste me dégoûte. 3. Dégoûter de, détourner de ; ôter le goût, l'envie de. Il est à jamais dégoûté du tabac. Cet échec l'a dégoûté de poursuivre ses études. Pron. Se dégoûter de, prendre en aversion. Se dégoûter des honneurs. Dégouttant, -ANTE adj. XIIe siècle. Participe présent de dégoutter.Qui dégoutte. Être dégouttant de sueur. Le linge n'est pas sec, il est encore tout dégouttant. |