v. tr. XVIIe siècle. Dérivé de jante.Faire sortir un pneumatique de la jante d'une roue. Le pneu s'est déjanté. Intranst. Un pneu qui déjante. Déjaugerv. intr. (se conjugue comme Bouger). XIXe siècle. Dérivé de jauge.MARINE. En parlant d'un bateau. Émerger de telle façon que la ligne de flottaison se trouve au-dessus de l'eau. À l'état lège, ce cargo déjauge de trois mètres. À pleine vitesse, un hors-bord déjauge de l'avant. Déjectionn. f. XIIe siècle, au sens de « abjection » ; XVIe siècle au sens actuel. Emprunté du latin médical dejectio, -onis, « action de jeter à bas ; dépravation ». 1. PHYSIOL. Évacuation des matières fécales de l'intestin. Par méton. Surtout au pluriel. Les matières évacuées. Des déjections abondantes. (On a dit aussi Éjection.) 2. GÉOMORPHOLOGIE. Matière rejetée ou abandonnée par un volcan, un glacier, un torrent, etc. Cône de déjection, fait d'alluvions qui se déposent au débouché d'un torrent. Déjeté, -ÉE adj. XVIIe siècle, au sens de « tordu ». Participe passé de déjeter. 1. Qui est tordu, déformer. Des arbres déjetés. Cet homme est tout déjeté. 2. GÉOL. Pli déjeté, plissement de terrain dissymétrique, dont les versants sont d'une inclinaison différente. Déjeterv. tr. (se conjugue comme Jeter). XIe siècle, au sens de « jeter à terre », puis « rejeter, repousser » ; XVIe siècle, au sens actuel. Dérivé de jeter.Rare. Écarter de sa position naturelle, dévier, tordre, déformer. Les arbres ont été déjetés par la tempête. Déjeunern. m. XIIe siècle, desjuner. Emploi substantivé de déjeuner II. 1. Repas du matin qui se prend au lever (on dit couramment Petit déjeuner). Il a pris son déjeuner au lit. Que prenez-vous pour votre petit déjeuner ? Un petit déjeuner à l'anglaise. Une tasse à déjeuner, plus grande qu'une tasse à thé, utilisée au petit déjeuner. Par méton. Un déjeuner en porcelaine, ensemble comprenant la tasse et la soucoupe assorties. 2. Repas du milieu du jour ; les mets pris au cours de ce repas. Le déjeuner est servi. Un déjeuner d'affaires. Un déjeuner à la campagne. Dans certains pays, les magasins sont fermés à l'heure du déjeuner. Un déjeuner frugal, copieux. Un excellent déjeuner. Fam. Déjeuner dînatoire, qui se prolonge très tard et peut tenir lieu de dîner. Expr. fig. et fam. C'est un déjeuner de soleil, se dit d'une étoffe dont la couleur passe vite et, par anal., de ce qui est éphémère. Son bonheur n'aura été qu'un déjeuner de soleil. Déjeunerv. intr. XIIe siècle, sei desgeüner, « prendre le repas du matin ». Du latin populaire *disjunare, contraction de *disjejunare, dérivé, avec le préfixe dis-, marquant la séparation et la cessation, du bas latin jejunare, « jeûner ».Prendre le repas du matin ou celui du milieu du jour. Il n'a pas encore déjeuné. Déjeuner à son lever d'une tasse de chocolat et d'un croissant. Venez déjeuner dimanche. Déjeuner au restaurant. Refuser de déjeuner. Déjeuner d'un sandwich. Expr. Déjeuner dehors, hors de chez soi. Déjeuner sur l'herbe, pique-niquer. Fam. Déjeuner sur le pouce, à la hâte et légèrement. Déjouerv. tr. XIIe siècle, se déjuër, « se réjouir » ; XIIIe siècle, au sens de « déconcerter » ; XVIIIe siècle, « faire échouer (le jeu, les manœuvres) ». Dérivé de jouer.Faire échouer les manœuvres, les intrigues d'une ou de plusieurs personnes. Déjouer un complot, une machination. Par ext. Tromper. Déjouer la surveillance de ses gardiens. Fig. et litt. Déjouer la malignité du destin. Déjucherv. intr. XIIe siècle, desjochier. Dérivé de jucher.En parlant des volailles. Descendre du juchoir. Transt. Faire quitter le juchoir. Déjucher une poule. Fig. et fam. Je vous déjucherai bien de là-haut. Déjuger (se)v. pron. (se conjugue comme Bouger). XIXe siècle. Dérivé de juger.Revenir sur un jugement qu'on avait porté ; prendre un parti contraire à celui qu'on avait adopté publiquement. Il ne voulait pas avoir l'air de se déjuger. L'Assemblée s'est déjugée. |