n. m. XIXe siècle. Dérivé de déliter. 1. GÉOL. Le fait, pour une roche, de se déliter. 2. SÉRICICULTURE. Action de déliter ; résultat de cette action. Délitementn. m. XXe siècle. Dérivé de déliter.Opération qui consiste à déliter des pierres. Fig. et litt. Le délitement d'une société. Déliterv. tr. et pron. XVe siècle, se délicter. Dérivé de lit, pris au sens de la géologie. I. V. tr. 1. Poser une pierre en délit, perpendiculairement à son lit d'extraction. 2. Débiter une pierre dans le sens de ses couches de stratification. Déliter un bloc d'ardoise. 3. SÉRICICULTURE. Poser les vers à soie sur une nouvelle litière de feuilles de mûrier. II. V. pron. GÉOL. Se fendre dans le sens des couches de stratification sous l'influence des intempéries ou des variations de température. Cette roche se délite. Les pierres de ce parement se sont délitées. - CHIM. Se désagréger sous l'action de l'humidité. La chaux se délite. Fig. et litt. Une société qui se délite, qui perd sa cohésion, qui se désagrège. Délitescencen. f. XIXe siècle. Dérivé savant de déliter.CHIM. Action par laquelle un corps se délite en absorbant de l'eau. La délitescence de la chaux. Délitescent, -ENTE adj. XIXe siècle. Dérivé de délitescence.CHIM. Qui a la propriété de se déliter. Un cristal délitescent. Délivrancen. f. XIIe siècle, au sens de « accouchement », puis « action de rendre libre ». Dérivé de délivrer. 1. Action de délivrer, résultat de cette action. La délivrance d'un prisonnier. La délivrance du peuple de Dieu. La délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc. Fig. Fin d'un tourment, soulagement. Ce malade souffre tant que la mort serait pour lui une délivrance. 2. MÉD. Expulsion totale du placenta et des membranes en fin d'accouchement et, par méton., l'accouchement lui-même. Le moment de la délivrance. Cette femme a eu une heureuse délivrance. 3. Action de remettre entre les mains d'une personne ce qui lui revient ; résultat de cette action. Les transporteurs ont procédé à la délivrance des marchandises. La délivrance d'un passeport. La délivrance d'un récépissé, d'un duplicata. L'exécuteur testamentaire doit procéder à la délivrance des legs. Délivren. m. XVIIe siècle. Déverbal de délivrer.MÉD. Vieilli. Nom parfois donné à l'arrière-faix dont la sortie termine l'accouchement. Délivrerv. tr. XIIe siècle, aux sens de « libérer » et « accoucher ». Emprunté du bas latin deliberare, « mettre en liberté ». 1. Rendre libre à nouveau. Délivrer une garnison assiégée. Délivrer des prisonniers, des otages. Délivrer quelqu'un de, le libérer de ce qui l'entrave. Délivrer un captif de ses chaînes. Délivrer un pays de ses occupants. Fig. Débarrasser de ce qui incommode, de ce qui gêne, de ce qui menace. Je voudrais bien être délivré de cet importun. Vous m'avez délivré d'une grande inquiétude. Délivrez-moi de ce fardeau. Quand serai-je délivré de ce maudit procès ? Pron. Se délivrer d'une mauvaise habitude, de sa timidité, s'en affranchir. Ne pouvoir se délivrer d'un souci, d'un chagrin, d'un remords. 2. MÉD. En parlant d'une femme, la débarrasser de l'arrière-faix. La sage-femme l'a délivrée. Par ext. L'accoucher. Elle est heureusement délivrée. 3. Livrer ; mettre, remettre entre les mains de quelqu'un ; distribuer. Délivrer des marchandises. Délivrer de l'argent, des fonds. Délivrer des papiers, des titres. Délivrer un certificat, une attestation. Délivrer une quittance de paiement. Le médecin délivre une ordonnance. Délogerv. intr. et tr. (se conjugue comme Bouger). XIIe siècle. Dérivé de loger. I. V. intr. 1. Quitter un logement, un appartement. Il déloge à la fin du mois. Il fut obligé de déloger avant la fin de son bail. (On dit aussi Déménager.) MILIT. Le régiment a délogé au point du jour, il a quitté son cantonnement. 2. Sortir brusquement du lieu qu'on occupe ; déguerpir. Je vous ferai bien déloger de là ! L'approche de l'orage les a fait déloger bien vite. Expr. fig. et fam. Déloger sans trompette, sans tambour ni trompette, se retirer soudainement sans attirer l'attention, soit pour ne pas payer ce qu'on doit, soit pour éviter un danger dont on est menacé. II. V. tr. Faire sortir quelqu'un du logement, de l'appartement, de la place qu'il occupe. Je ne veux pas vous déloger. On fut contraint de déloger les intrus. Par anal. CHASSE. Déloger le gibier, le faire sortir de son repaire. - MILIT. Notre bataillon avait reçu l'ordre de déloger l'ennemi, de le forcer à abandonner sa position. Fig. et fam. Je ne peux lui déloger cette idée de la tête. Délotn. m. XVIe siècle. Dérivé de deel, forme ancienne de dé (à coudre).Doigtier de cuir du calfat, de la dentellière et de certaines couturières. |