n. f. XVIe siècle, au sens de « folle croyance aux démons ». Composé de démon et de -manie, du grec mania, « folie ».PSYCHOPATHOL. Aliénation mentale où le sujet se croit possédé du démon. Démonstrateur, -TRICE n. XVe siècle, au sens 1. Emprunté du latin demonstrator, « celui qui montre, qui démontre, qui décrit ». 1. Vieilli. Personne qui enseigne ou expose en montrant les choses dont il parle. Spécialt. Personne chargée de faire, en présence d'un public, une démonstration scientifique. 2. Personne dont le métier est d'expliquer à des utilisateurs éventuels le fonctionnement d'un appareil, la manière d'employer un produit. COMMERCE. Un démonstrateur au Salon de l'automobile. Elle est démonstratrice dans un institut de beauté. Démonstratif, -IVE adj. XIVe siècle. Emprunté du latin demonstrativus, « qui sert à montrer, à démontrer ». 1. Qui démontre, qui sert à démontrer. Un argument démonstratif. Une preuve démonstrative. Expr. vieillie. Prouver par raison démonstrative. 2. Qui montre, qui sert à montrer. RHÉTOR. Vieilli. Le genre démonstratif, qui a pour objet la louange ou le blâme d'un personnage en montrant sa vie, ses actions. L'oraison funèbre et le panégyrique relèvent du genre démonstratif. - GRAMM. Qui sert à désigner, à préciser, à distinguer la personne ou la chose dont on parle. Un adjectif, un pronom démonstratif. Dans « ce chemin », « cet enfant », « cette maison », « ces livres », « ce », « cet », « cette », « ces » sont des adjectifs démonstratifs. Dans « celui qui arrive », « la cathédrale de Paris et celle de Strasbourg », « cela se peut », « ceux d'autrefois », « celui », « celle », « cela », « ceux » sont des pronoms démonstratifs. Subst. Un démonstratif, un de ces adjectifs, un de ces pronoms. 3. En parlant d'une personne. Qui manifeste des sentiments, réels ou feints, avec une certaine intensité. Un enfant très démonstratif. Elle n'est guère démonstrative, mais elle a du cœur. Les gens du Midi passent pour être plus démonstratifs que ceux du Nord. Par méton. Un tempérament démonstratif. Une joie démonstrative. Démonstrationn. f. XIIIe siècle, comme terme de logique. Emprunté du latin demonstratio, « démonstration, description ». 1. Action de démontrer ; résultat de cette action. Démarche rationnelle qui établit la vérité d'une proposition. Une démonstration élégante, rigoureuse, irréfutable. Une démonstration boiteuse, spécieuse, sophistique. Démonstration logique, déduction à partir de prémisses. Faire la démonstration d'une proposition. Le syllogisme est le type classique de la démonstration logique. Les démonstrations de l'existence de Dieu. Démonstration mathématique, ensemble des opérations déductives par lesquelles, à partir d'axiomes, on obtient de nouvelles conclusions. Faire la démonstration d'un théorème. Démonstration par l'absurde, voir Absurde. Démonstration expérimentale, action de prouver par l'expérimentation. La démonstration de la loi de Mariotte. Par ext. Preuve, témoignage. De tels faits sont la meilleure démonstration de ce que j'avance. Par ses erreurs répétées, il a fait la démonstration de son incompétence. 2. Action de montrer pour expliquer, intéresser, impressionner. SC. Faire une démonstration d'anatomie sur un cadavre. Assister à une démonstration d'astronomie au palais de la Découverte. - MILIT. Déploiement, manœuvres de forces armées en vue d'intimider l'ennemi, de lui donner le change. Une démonstration de force. Une démonstration navale. Le général ne se laissa pas abuser par les démonstrations de l'ennemi. 3. Généralement au pluriel. Signe par lequel on manifeste ses sentiments, ses intentions. Se livrer à de bruyantes démonstrations de joie. Elle m'a accueilli avec de grandes démonstrations d'amitié. Être en butte à des démonstrations d'hostilité. Il a donné des démonstrations publiques de son zèle pour l'État. Démonstrativementadv. XIIIe siècle, au sens de « d'une façon convaincante ». Dérivé de démonstratif.D'une manière démonstrative ; de manière convaincante. Démontableadj. XIXe siècle. Dérivé de démonter.Qui peut être démonté ; qui est conçu à cet effet. Un meuble, un bateau démontable. Des baraquements démontables. Démontagen. m. XIXe siècle. Dérivé de démonter.Action de démonter, de désassembler ; résultat de cette action. Le démontage d'une roue, d'une machine, d'un moteur. Démonte-pneun. m. (pl. Démonte-pneus). XXe siècle. Composé de démonte, forme verbale de démonter, et de pneu.Levier servant à déjanter les pneumatiques. Démonterv. tr. XIIe siècle, desmonter. Dérivé de monter. 1. En parlant d'un cheval. Jeter son cavalier à terre. Son cheval fit un brusque écart et le démonta. Par ext. Démunir de sa monture. On avait démonté des régiments de cuirassiers pour les motoriser. La cavalerie démontée poursuivit le combat avec les fantassins. Par anal. Très vieilli. Démonter le capitaine d'un vaisseau, lui ôter le commandement de son bâtiment. Fig. Déconcerter, mettre hors d'état d'agir, de répondre. Cette objection le démonta tout à fait. Pron. Se démonter, perdre son assurance, sa présence d'esprit, son sang-froid. Elle se démonte à la première difficulté. Il ne s'est pas laissé démonter pour si peu. À cette question l'accusé se démonta. 2. Défaire pièce à pièce ce qui formait un tout. Démonter une pendule. Démonter un vêtement, en découdre les différentes pièces. Démonter une tente. Démonter des pierres précieuses, les dessertir. Cette armoire se démonte facilement. Fig. Démonter les ressorts d'une intrigue, d'une argumentation. 3. Retirer un élément d'un ensemble ; retirer un objet de l'endroit où il était monté. Démonter les roues d'une voiture. Démonter une porte. 4. Vieilli. Détraquer, désorganiser, mettre hors d'usage, hors de combat. Démonter les batteries de l'ennemi. Auj. Seulement en parlant de la mer. Une mer démontée, violemment agitée par la tempête. Démonteur, -EUSE n. XXe siècle. Dérivé de démonter.TECHN. Personne chargée du démontage. - TEXTILE. Personne employée dans une tréfilerie. |