v. intr. XIXe siècle. Dérivé de rail.CH. DE FER. Sortir des rails. La motrice a déraillé et trois wagons se sont renversés sur le ballast. Par anal. Fam. Se dérégler, aller de travers. La pendule, le baromètre déraille. MUS. Chanter ou jouer faux. Ce chanteur déraille. Un violon qui déraille. Fig. et fam. S'écarter de la bonne voie, du bon sens ; divaguer, déraisonner. Le voilà encore qui déraille. Dérailleurn. m. XXe siècle, d'abord comme terme de chemin de fer. Dérivé de dérailler.CH. DE FER. Dispositif de sécurité placé sur une voie de service et destiné à arrêter un wagon en le faisant sortir des rails avant qu'il ne s'engage sur la voie principale. - CYCLISME. Dispositif qui permet de modifier le rapport de démultiplication en faisant passer la chaîne d'un pignon ou d'un plateau sur un autre.
Déraisonn. f. XIIe siècle, desraison, « bavardage absurde ». Dérivé de raison.Litt. Manque de raison ; manière de penser, d'agir contraire au bon sens. Ce langage témoigne d'une complète déraison. Sa conduite et ses propos sont la déraison même. Démence, folie. Il est dans un état de totale déraison.
Déraisonnableadj. XIIIe siècle, desraisnable ; XIVe siècle, desraisonnable. Dérivé de raisonnable.Qui manque de raison ; qui va contre la raison. Un homme tout à fait déraisonnable. Une conduite déraisonnable. Un projet déraisonnable. Des propos déraisonnables.
Déraisonnablementadv. XIVe siècle. Dérivé de déraisonnable.Litt. D'une manière déraisonnable. Parler, agir déraisonnablement.
Déraisonnerv. intr. XIIIe siècle, transitif, desresonner, « priver de raison » ; XVIe siècle, comme intransitif. Dérivé de raisonner.Tenir des discours, des propos dénués de raison ; perdre la raison (litt.). Le malade commençait à déraisonner. Il déraisonne de plus en plus.
Déralinguerv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé de ralinguer, « garnir (une voile) de ses ralingues ».MARINE. Dépouiller de ses ralingues. L'ouvrier voilier déralingue les voiles pour les réparer. Un coup de vent a déralingué le foc.
Dérangementn. m. XVIIe siècle. Dérivé de déranger.Action de déranger, de se déranger ; résultat de cette action. Je ne voudrais pas vous causer le moindre dérangement. La ligne téléphonique est en dérangement. Spécialt. Dérangement intestinal, trouble intestinal. Dérangement d'esprit, trouble mental.
Dérangerv. tr. (se conjugue comme Bouger). XIe siècle, intransitif, desrengier, « sortir des rangs » ; XVIe siècle, transitif, au sens 1. Dérivé de ranger. 1. Mettre en désordre ce qui était rangé. Déranger des papiers, des livres, des vêtements. Le vent a dérangé votre coiffure. Rien de ce qui était dans la malle ne s'est dérangé pendant le voyage. Par ext. Déranger une chambre, un bureau, modifier la disposition habituelle des meubles, des objets qui s'y trouvent. 2. Obliger quelqu'un à quitter sa place, à se lever de son siège. Il a dérangé tout le monde pour gagner son fauteuil. Pron. Se déranger, se déplacer. Je peux passer, ne vous dérangez pas. Par ext. Fam. Ce médecin ne se dérange pas la nuit. 3. Troubler quelqu'un dans ses occupations, dans son sommeil, le gêner, l'importuner. Je travaillais, il est venu me déranger. Excusez-moi de vous déranger. Ne vous dérangez pas pour moi ! Il déteste être dérangé. « Ne pas déranger ». Le bruit ne le dérange pas. Cela vous dérangerait-il de remettre à plus tard votre visite ? Par affaibl. Chagriner. Votre départ les dérange un peu. Fig. Vos opinions les dérangent, les déconcertent. Absolt. Des théories, des œuvres qui dérangent, qui heurtent les idées reçues. 4. Troubler quelque chose dans son bon fonctionnement, dans son déroulement normal. Cet orage va déranger le temps. Ce contretemps dérange nos projets. Il n'aime pas qu'on dérange ses habitudes. Fam. Avoir le cerveau, l'esprit dérangé ou, par méton., être dérangé, être un peu fou. Pop. Être dérangé, souffrir de troubles digestifs.
Dérapagen. m. XIXe siècle. Dérivé de déraper.Action de déraper ; résultat de cette action. Le dérapage d'un camion. Les risques de dérapage augmentent quand la chaussée est humide. SPORTS. Dérapage contrôlé, glissade latérale déclenchée volontairement par le pilote d'une voiture de course, par un skieur, etc., pour faciliter certaines manœuvres. - ÉCON. Dérapage des prix, hausse des prix supérieure aux prévisions et incontrôlable.
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