v. tr. XIIe siècle. Dérivé de seller.ÉQUIT. Décharger de sa selle. Ce cheval a trop chaud, il ne faut pas le desseller tout de suite. Desserragen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de desserrer.Action de desserrer ; résultat de cette action. Le desserrage d'un boulon, d'un écrou. Desserren. f. XVe siècle, en parlant d'une arbalète. Déverbal de desserrer.Syn. très vieilli de Détente. Une arbalète dure à la desserre. S'employait surtout dans l'expr. fig. et fam. Être dur à la desserre, être pingre. Desserrementn. m. XXe siècle. Dérivé de serrer.Action de desserrer, de se desserrer ; résultat de cette action. Le desserrement d'un frein. Par anal. Le desserrement d'une prise au judo. Le desserrement du crédit. Desserrerv. tr. XIIe siècle, au sens de « relâcher, ouvrir ». Dérivé de serrer.Relâcher ce qui est serré. Desserrer un lien, un nœud. Desserrer une étreinte. Desserrer sa ceinture. Pron. La vis s'est desserrée. Expr. Desserrer les cordons de sa bourse, consentir à donner de l'argent. Fig. et fam. Ne pas desserrer les dents, se taire obstinément. Il n'a pas desserré les dents de toute la soirée. Dessertn. m. XIVe siècle, desserte, « dernier service du repas » ; XVIe siècle, la desserte ou le dessert. Déverbal formé sur le radical de l'indicatif présent de desservir I.Ce que l'on sert, ce que l'on mange à la fin du repas. Choisir une poire pour son dessert. Faire une tarte pour le dessert. Il n'a faim que pour le dessert. Un enfant privé de dessert. Un vin de dessert. Des assiettes, des couverts à dessert. Par méton. Le moment où le dessert est sur la table. Il nous rejoindra au dessert. Expr. fig. En guise de dessert, pour finir. Desserten. f. XIVe siècle, au sens de « service de l'enlèvement des plats ; mets desservis » (voir Dessert) ; XIXe siècle, au sens actuel. Déverbal formé sur le radical de l'indicatif présent de desservir I.Petite table, meuble sur lequel on pose ce qui va servir ou ce qui a servi au cours d'un repas. Prendre une pile d'assiettes sur la desserte. Desserten. f. XIIe siècle, au sens de « mérite (bon ou mauvais) qui peut être acquis par un service » ; XVe siècle, « service ». Déverbal formé sur le radical de l'indicatif présent de desservir II. 1. Pour un prêtre, le fait d'assurer le service du culte dans un lieu. Un curé chargé de la desserte de plusieurs paroisses. 2. Le fait de desservir une localité par un moyen de transport. Le chemin de fer n'assure plus la desserte de cette ville. Spécialt. Chemin de desserte, chemin affecté au service d'une exploitation. Dessertirv. tr. XIIe siècle, desartir, « mettre en pièces » ; XVIIIe siècle, dessertir, au sens actuel. Dérivé de sertir.JOAILL. Dégager de sa monture une pierre précieuse, une pierre gravée, etc. Le joaillier dessertissait le rubis. Pron. La perle s'est dessertie. Dessertissagen. m. XIXe siècle. Dérivé du radical du participe présent de dessertir.JOAILL. Action de dessertir ; résultat de cette action. |