n. m. XIVe siècle, attestation isolée ; de nouveau au XVIIIe siècle. Participe présent de desservir.RELIG. Prêtre catholique ou ministre protestant qui assure le service du culte dans une paroisse, une chapelle, un temple. On a nommé un desservant à cette cure. Desservirv. tr. (se conjugue comme Partir). XIVe siècle. Dérivé de servir. 1. Débarrasser une table de tout ce qui a servi au repas. Elle desservait la table. Absolt. C'est à toi de desservir. 2. Médire de quelqu'un pour lui nuire dans sa profession, sa situation sociale, etc. Il a fait tout ce qu'il a pu pour me desservir. Elle vous dessert auprès de vos supérieurs. 3. Rendre plus difficile une activité, un travail, l'exercice d'une profession. Votre intervention m'a desservi. Son bégaiement l'a desservi tout au long de sa carrière. Être desservi par sa taille, par son apparence. Desservirv. tr. (se conjugue comme Partir). XIIe siècle, au sens de « servir, accomplir un service » ; XVIIIe siècle, « faire un service religieux ». Du latin deservire, « servir avec zèle, se consacrer à ». 1. Assurer le service du culte dans une église, une chapelle, etc. Ce pasteur dessert trois temples. 2. Mettre en communication régulière plusieurs endroits, plusieurs localités, etc. Cet autobus dessert plusieurs gares. Une banlieue bien, mal desservie, qui dispose de beaucoup, de peu de moyens de transport. Par anal. Ce bureau de poste dessert plusieurs communes. Dessiccatif, -IVE adj. XIVe siècle. Emprunté du bas latin desiccativus, de desiccatum, supin de desiccare, « dessécher ».Qui a la propriété de dessécher. Un onguent dessiccatif. (On dit plutôt Siccatif.) Dessiccationn. f. XIVe siècle. Emprunté du bas latin desiccatio, de desiccatum, supin de desiccare (voir Dessiccatif).Action de dessécher, de se dessécher. La dessiccation d'une plante. La dessiccation de la viande, du lait. Le café est moulu après dessiccation et torréfaction. Dessiller v. tr. XIIIe siècle, descilijer, terme de fauconnerie ; XVIe siècle, au sens figuré, dessiller. Dérivé de ciller, au sens ancien de « coudre les paupières (du faucon qu'on dresse) ».Ne s'emploie plus que dans l'expression figurée. Dessiller les yeux de quelqu'un, l'amener à voir ce qu'il ignorait ou voulait ignorer. Ses yeux se sont enfin dessillés. (On écrit aussi Déciller.) Dessinn. m. XVe siècle, dessein, desseing, Déverbal de dessigner, forme ancienne de dessiner (voir ce mot), usuelle du XVIe au XVIIIe siècle, sous l'influence de l'italien disegno. 1. Représentation d'un être ou d'un objet, réel ou imaginaire, réalisée sur une surface au moyen d'un crayon, d'une plume, d'un pinceau, etc. Dessin aux deux crayons, aux trois crayons, voir Crayon. Dessin figuratif, non figuratif. Le dessin d'un paysage, d'une fleur, d'un animal. Les dessins des grottes de Lascaux. Les hiéroglyphes sont des dessins stylisés. Un dessin de Raphaël. Des dessins de Callot, d'Ingres, de Gauguin, de Picasso. Des dessins humoristiques, satiriques. Dessin publicitaire. Dessin au trait, au lavis. Dessin à main levée. Dessin d'après nature. Les proportions, la qualité, le rendu d'un dessin. Des dessins d'enfants. Par méton. Façon de dessiner ; style d'un dessin. Le dessin de David. Un dessin d'une extrême habileté. CINÉMA. Dessin animé, film reproduisant une suite de dessins qui, grâce à des modifications successives, donnent, lors de la projection, l'illusion du mouvement et d'une action continue. Un dessin animé inspiré d'un conte de fées. 2. Art, technique du dessin. Apprendre le dessin. Classe de dessin. Cahier à dessin. Papier à dessin. Carton, planche à dessin. Atelier de dessin. Professeur de dessin. 3. Les éléments linéaires, par opposition aux couleurs, aux valeurs. Il a jeté sur la toile le dessin de son tableau. Négliger le dessin au profit de la couleur. Par ext. Ligne qui délimite une forme, un contour. Accentuer le dessin d'un visage, en souligner les contours. Par anal. Un profil d'un dessin très pur. Un menton au dessin volontaire. 4. Représentation graphique décorant des objets divers. Le dessin d'une broderie, d'un papier peint, d'un carreau de faïence. Cette étoffe est d'un joli dessin. Les dessins abstraits d'un tapis persan. Un vase grec orné de dessins. 5. Représentation exacte et précise d'une figure ou d'un objet pour les besoins de la science ou de l'industrie. Le dessin d'un jardin, d'un quartier, d'une ville nouvelle. Un carnet de dessins d'architecture. Le dessin d'une machine, d'un avion. L'échelle d'un dessin. Dessin géométrique. Dessin coté. Dessin aux instruments. Enseigner le dessin industriel. Dessin explicatif. Expr. fig. et fam. Il est inutile de vous faire un dessin. 6. Fig. Dans une œuvre musicale, littéraire. Disposition des parties ; plan. Le dessin d'une symphonie. Dessinateur, -TRICE n. XVIIe siècle. Dérivé de dessiner, sous l'influence de l'italien disegnatore, de disegnare (voir Dessiner). 1. Personne qui pratique habituellement l'art du dessin. Un bon dessinateur. Une dessinatrice pleine d'humour. Spécialt. Peintre qui sait rendre avec justesse les formes, le contour des figures. Ce peintre est plutôt un coloriste qu'un dessinateur. Ingres était un grand dessinateur. 2. Personne dont la profession consiste à fournir des dessins à l'artisanat ou à l'industrie. Une dessinatrice de mode. Un dessinateur de publicité. Un dessinateur de lettres. Un dessinateur industriel. Dessinerv. tr. XVIIe siècle. Réfection, à partir de dessin, de désigner, lui-même altération, d'après le latin designare, « indiquer, représenter, tracer, dessiner » (voir Désigner), de l'italien disegnare, « dessiner, former un plan », de même origine. 1. Représenter, reproduire par le dessin. Dessiner une main, une fleur, un paysage, des arabesques. Dessiner la façade d'un monument, un décor de théâtre. Dessiner le plan d'une usine, d'un parc de loisirs. Une figure bien dessinée. Dessiner des caricatures. L'artiste dessine son sujet avant de le peindre, il en fait l'esquisse. Ce peintre dessine hardiment, à grands traits, l'ébauche de son tableau. Par ext. Un personnage de roman bien dessiné. Absolt. Il passe tout son temps à dessiner. Il dessine à la perfection. Il dessinait d'après nature, d'après l'antique, sur le vif, de chic. Dürer a beaucoup dessiné à la plume. Dessiner sur papier, sur soie, sur porcelaine. Spécialt. Bande dessinée, suite d'images accompagnées d'une légende ou comportant des textes brefs inscrits dans l'image, et représentant le déroulement d'une histoire. Raconter l'histoire de France en bande dessinée. 2. Par anal. Présenter l'aspect d'une figure qui aurait été tracée volontairement. La lune dessinait sur la muraille des ombres fantastiques. Le nuage dessinait un dragon dans le ciel. Par ext. Souligner les contours. Une robe qui dessine bien les formes. Par anal. Un visage bien dessiné. Des yeux dessinés en amande. 3. Pron. Se dessiner, acquérir peu à peu des contours précis. Les arbres se dessinaient enfin dans la brume. La montagne commence à se dessiner à l'horizon. Par anal. Un sourire se dessinait sur ses lèvres, s'y esquissait. Fig. On voit se dessiner leurs intentions, le but qu'ils veulent atteindre. Notre projet se dessine enfin. Dessolerv. tr. XIIe siècle. Dérivé de sole, « dessous du sabot d'un cheval ».MÉD. VÉTÉR. Débarrasser de la sole, de la partie inférieure du sabot. Dessoler un cheval, un mulet. |