v. tr. XVIe siècle. Dérivé de tisser.Défaire ce qui est tissé. Détonant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Participe présent de détoner.CHIM. PHYS. Qui est susceptible de détoner. Substance détonante. Mélange détonant. Subst. Un détonant. Ce gaz est un détonant. Détonateurn. m. XIXe siècle. Dérivé savant de détoner.TECHN. Dispositif, comportant une amorce, qui permet de faire détoner une charge explosive. Détonateur électrique. Fig. Cet évènement a été le détonateur des troubles, a libéré une violence latente. Détonationn. f. XVIIe siècle. Dérivé savant de détoner. 1. CHIM. PHYS. Combustion libérant une onde de choc qui se propage très rapidement et produit un bruit bref et violent. La détonation d'un explosif, d'un gaz explosif. 2. Le fait de détoner, d'exploser avec un bruit bref et violent. La détonation d'une bombe. Par méton. Ce bruit lui-même. Entendre les détonations des armes à feu. Percevoir les détonations d'un feu d'artifice. 3. AUTOMOBILE. Bruit provoqué par la combustion imparfaite du mélange gazeux dans un moteur à explosion. Détonerv. intr. XVIIe siècle. Emprunté du latin detonare, « tonner fortement ».CHIM. PHYS. S'enflammer subitement avec bruit ; faire explosion. Faire détoner de la poudre, des explosifs. La nitroglycérine détone au choc. Détonnerv. intr. XVIIe siècle, destonner. Dérivé de ton, substantif masculin. 1. MUS. Sortir du ton qu'on doit garder pour chanter ou pour jouer juste. Il n'a pas l'oreille juste, il détonne à tout moment. 2. Ne pas s'accorder avec ce qui est autour de soi, avec l'ensemble dont on fait partie ; produire un contraste désagréable. Cet individu détonne dans un tel milieu. Sa tenue, ses propos détonnaient dans cette assemblée. Ces deux couleurs détonnent. Il y a dans ce livre des passages qui détonnent. Détordrev. tr. (se conjugue comme Attendre). XIIe siècle, destordre. Dérivé de tordre.Remettre dans son état premier ce qui a été tordu. Détordre le linge pour l'étendre. Détordre une corde, un fil de fer. Détors, -ORSE adj. XVIe siècle. Ancien participe passé de détordre.TEXTILE. Qui est détordu. Du fil détors. De la soie détorse. Détortillerv. tr. XIIe siècle, destorteillier. Dérivé d'entortiller, par substitution de préfixe.Défaire ce qui est tortillé ; remettre dans son état premier ce qui a été entortillé. Détortiller un cordon. (Voir Désentortiller.) Détourn. m. XIIe siècle, destor, « endroit écarté, caché » ; XIIIe siècle, destour, au sens 3. Déverbal de détourner. 1. Tracé, trajet, itinéraire qui s'écarte de la ligne droite, du chemin direct. La rivière fait un détour, plusieurs détours. Les tours et les détours. J'ai fait un long détour, un grand détour, pour arriver. Se perdre dans un détour. Un détour par Toulouse. Ce serait un détour inutile. Il y a plus d'un kilomètre de détour, c'est un détour de plus d'un kilomètre. Fig. Il est revenu par un long détour à sa première hypothèse. Expr. fam. Cela vaut le détour, cela mérite d'être vu, même au prix d'un effort supplémentaire et d'une perte de temps. 2. Endroit où un chemin change de direction. Il y a un détour à gauche, à droite. Il l'attend au détour de la rue, du sentier. Les détours d'un labyrinthe. Il se sentait perdu dans les détours des souterrains. Il connaît tous les détours de ce bois. Fig. et litt. Les détours du cœur, ses replis secrets. Les détours de la vie. Fam. J'ai appris la nouvelle au détour de la conversation, par hasard, alors que la conversation ne portait pas sur ce sujet. Je l'attends au détour, les difficultés qu'il rencontrera permettront de le juger ou de prendre une revanche sur lui (on dit plutôt Au tournant). 3. Fig. Surtout au pluriel. Moyen adroit, ruse, subtilité pour éluder quelque chose, pour venir à bout de ce qu'on veut faire. User de détours. Le détour est astucieux. Je connais ses tours et détours. Expr. Être sans détour, être loyal et franc, ne jamais user de faux-fuyants. Spécialt. Précaution de langage qui fait que l'on s'exprime indirectement par prudence, délicatesse, pusillanimité ou ruse. Prendre des détours. Parlez-moi sans aucun détour, sans détours, franchement. |