v. tr. XVIIe siècle, d'abord au sens 1. Dérivé d'alarme. 1. Class. Donner le signal d'avoir à prendre les armes. Alarmer la garnison. 2. Inquiéter, effrayer, par l'annonce d'un danger. Il fut fort alarmé de cette nouvelle. Alarmer l'opinion. Il ne faut pas alarmer le malade. 3. Pron. S'inquiéter, être inquiet. Il s'alarme sans cesse. On croirait qu'il aime à s'alarmer. Ne vous alarmez pas de tous ces faux bruits. Il n'y a pas lieu de s'alarmer pour si peu. 4. Litt. Mettre en émoi. Il en faut davantage pour alarmer sa pudeur. Alarmisten. XVIIIe siècle. Dérivé d'alarme.Personne qui propage des bruits alarmants. Sous la Convention, les alarmistes étaient passibles de la peine de mort. Ne jouez pas les alarmistes ! Adjt. Des propos, des écrits alarmistes, qui tendent à répandre l'alarme. Alaternen. m. XVIe siècle. Emprunté du latin alaternus, « nerprun ».BOT. Arbuste buissonnant de la famille des Rhamnacées, aux feuilles dentelées, persistantes et alternées. Albanais, -AISE adj. et n. XVIe siècle. Dérivé du radical d'Albanie, du latin médiéval Albania désignant l'ancienne Épire. I. Adj. Relatif à l'Albanie. L'État albanais. II. N. 1. Un Albanais, une Albanaise, personne qui est originaire d'Albanie ou qui a la nationalité de ce pays. 2. N. m. L'albanais, langue indo-européenne parlée en Albanie. AlbÂtren. m. XIIe siècle, aubastre. Emprunté du latin alabastrum, de alabaster, « albâtre » et « vase d'albâtre », du grec alabastros.Variété de gypse d'un grain fin, demi-translucide, susceptible d'un beau poli, et qui présente quelquefois des veines colorées. Albâtre oriental. Albâtre naturel. Albâtre artificiel. Blanc comme l'albâtre. Vase d'albâtre. Par méton. Objet d'art taillé dans l'albâtre. Volterra exporte ses albâtres dans le monde entier. Fig. et litt. Un cou d'albâtre, d'une extrême blancheur. Un sein d'albâtre. L'albâtre de son sein, la blancheur de son sein. Albatros(s se prononce) n. m. XVIIe siècle, alcatras ; XVIIIe siècle. Emprunté de l'anglais albatros, d'origine espagnole.Oiseau palmipède marin, excellent voilier, au long bec crochu, et de vaste envergure. L'albatros vit surtout dans les mers australes. Albédon. m. (pl. Albédos). XXe siècle. Emprunté du bas latin albedo, « blancheur », dérivé de albus, « blanc ».ASTRON. GÉOPHYSIQUE. Proportion d'énergie lumineuse renvoyée, dans une partie déterminée du spectre, par un corps éclairé. L'albédo de la neige. L'albédo de la surface lunaire. Albergen. f. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du catalan, du mozarabe alberchiga, tiré du latin persicum, « pêche ».Fruit tenant de la pêche et de l'abricot, à peau mouchetée, dont la chair adhère au noyau. Albergiern. m. XVIe siècle. Dérivé d'alberge.Arbre de la famille des Rosacées dont le fruit est l'alberge. Albigeois, -OISE adj. et n. XIIIe siècle. Dérivé du radical du latin médiéval Albiga, « Albi ». I. Adj. 1. Relatif à la ville d'Albi. Les industries albigeoises. 2. Relatif aux Albigeois. L'hérésie albigeoise. II. N. 1. Un Albigeois, une Albigeoise, personne qui habite Albi ou qui en est originaire. 2. Nom donné aux membres de la secte des cathares, au XIIe siècle, dans le Midi de la France. La croisade contre les albigeois. |