adj. et n. XIVe siècle. Emprunté du latin domesticus, « de la maison, de la famille », de domus, « maison ». I. Adj. 1. Qui est de la maison ; qui concerne la vie de la maison. Affaires domestiques. Travaux domestiques. Économie domestique. Le personnel domestique. ANTIQ. GRECQ. ET ROM. Les dieux domestiques, les dieux du foyer. Lares et pénates étaient des dieux domestiques. 2. Par opposition à Sauvage, se dit de l'animal qui vit associé à l'homme, le sert ou lui tient compagnie. Le chien, le chat, le cheval sont des animaux domestiques. Les animaux domestiques d'une ferme. II. N. 1. ANCIEN RÉGIME. Personne attachée au service du roi, d'un prince, et remplissant une fonction importante. 2. Personne qui, moyennant un salaire, est employée au service personnel d'une famille ou d'un particulier. Engager un domestique. Une domestique dévouée, fidèle. Il a renvoyé ses domestiques. (Aujourd'hui, on dit plutôt Employé de maison.) Singulier à sens collectif. Vieilli. Ensemble des serviteurs d'une maison. Réduire son domestique. Avoir un nombreux domestique. Domestiquerv. tr. XVe siècle. Dérivé de domestique. 1. Apprivoiser, dresser, rendre docile un animal sauvage. L'homme a domestiqué le cheval. Un écureuil domestiqué. Pron. à sens passif. Une espèce qui se domestique facilement. Litt. Par anal. Domestiquer un peuple, l'asservir. 2. Se rendre maître d'une force naturelle pour en tirer parti. Domestiquer l'énergie atomique. Un fleuve domestiqué. Domicilen. m. XIVe siècle. Emprunté du latin domicilium, « habitation, demeure », de domus, « maison ». 1. Lieu où demeure une personne, une famille. Établir son domicile, élire domicile dans une ville. Regagner son domicile. Changer de domicile. Chercher un domicile. Être sans domicile fixe. Violation de domicile. Loc. adv. À domicile, chez soi. Travailler à domicile. Livrer à domicile, chez le client. Par ext. Les cavernes servent de domicile aux chauves-souris. Par anal. ASTROL. Maison correspondant aux caractéristiques d'une planète, et dans laquelle son influence est renforcée. 2. DROIT. Lieu où une personne, une société est légalement et officiellement établie. Domicile légal, domicile assigné par la loi. Domicile conjugal, lieu où résident les époux (aujourd'hui, on dit plutôt Résidence de la famille). Domicile élu, domicile fictif ou réel qu'une personne a déclaré avoir choisi pour y recevoir certaines notifications ou significations. Élire domicile, faire élection de domicile en tel endroit. Domicile réel, domicile civil, demeure où une personne habite réellement. Domicile politique ou électoral, lieu où une personne exerce ses droits politiques. Le domicile politique et le domicile civil sont ordinairement réunis. Un exploit signifié à domicile. Domiciliaireadj. XVIe siècle. Dérivé savant de domicile.DROIT. Qui a rapport au domicile ; qui concerne le domicile. Visite, perquisition domiciliaire, faite chez quelqu'un par autorité de justice. Domiciliatairen. m. XXe siècle. Dérivé de domiciliation.BANQUE. Personne au domicile de laquelle sont payables une lettre de change, un chèque. Le domiciliataire est généralement un banquier. Domiciliationn. f. XXe siècle. Dérivé de domicilier.BANQUE. 1. Désignation du lieu choisi pour le paiement d'un effet de commerce, d'une facture protestable. 2. Lieu où est assuré le service financier d'une société, d'une entreprise. Domicilierv. tr. (se conjugue comme Crier). XVIe siècle, au sens de « loger ». Dérivé savant de domicile. 1. Vieilli. Établir quelqu'un dans un lieu déterminé. Auj. Attribuer à une personne ou à une société un domicile légal. On l'a domicilié par erreur dans le 5e arrondissement. Être domicilié à Paris. Se domicilier, se faire domicilier chez quelqu'un. Il s'est fait domicilier chez son frère. 2. BANQUE. Désigner le domicile choisi pour le paiement d'un effet. Domicilier une traite chez un banquier. Dominancen. f. XVe siècle, au sens de « domaine, seigneurie » ; rare avant le XIXe siècle. Dérivé du radical du participe présent de dominer. 1. Le fait d'exercer une influence ou une action prépondérante ; l'état qui en résulte. La dominance des sociétés industrielles dans les secteurs avancés de l'économie. Par ext. La dominance d'un ton, d'une couleur dans une tapisserie, un tableau. ÉTHOLOGIE. Qualité d'un individu qui, dans une hiérarchie animale, exerce une autorité sur les autres. 2. BIOL. Qualité d'un gène capable de s'exprimer quel que soit l'autre gène de la même paire. Dominant, -ANTE adj. XIIIe siècle. Participe présent de dominer. 1. Qui dispose d'un pouvoir ou exerce une autorité reconnue. Au Ier siècle avant Jésus-Christ, Rome devint la puissance dominante dans le bassin méditerranéen. Un peuple dominant. Les classes dominantes. 2. Qui exerce l'influence la plus forte ; qui l'emporte sur les autres. Le goût dominant d'une époque. La religion dominante. Le maquis est la végétation dominante dans certaines régions méditerranéennes. Les traits dominants d'une personnalité. Une passion dominante. Les idées dominantes d'un philosophe. 3. FÉOD. Fief dominant, celui dont dépendaient d'autres fiefs. 4. DROIT. Fonds dominant, fonds qui jouit d'une servitude établie sur un fonds voisin, par opposition à Fonds servant. 5. BIOL. Se dit d'un gène qui s'exprime même chez les sujets hétérozygotes, c'est-à-dire les sujets qui n'ont pas ce même gène sur l'autre chromosome de la même paire. L'anomalie génétique de la sclérose tubéreuse de Bourneville est un caractère dominant. 6. Qui surplombe, qui occupe le site le plus élevé. Les châteaux forts sont situés le plus souvent sur une position dominante. Fig. Il bénéficie dans son entreprise d'une situation dominante. Dominanten. f. XVIIIe siècle, corde, note dominante. Participe présent de dominer. 1. Élément prépondérant et caractéristique d'un ensemble. La dominante bleue des vitraux d'une cathédrale. La dominante de son œuvre est le pessimisme. 2. MUS. Cinquième degré de la gamme diatonique. La dominante de la gamme d'ut est le sol. Sous-dominante, quatrième degré de la gamme diatonique. 3. PROS. Syllabe tonique du groupe formé par les deux dernières syllabes d'un vers. |