n. f. XVIe siècle. Dérivé d'écluse. 1. Quantité d'eau qui s'écoule depuis l'ouverture de l'écluse jusqu'à sa fermeture. 2. Opération consistant à manœuvrer l'écluse. La première, la seconde éclusée. Certaines rivières ne sont navigables que par éclusées. écluserv. tr. XIe siècle. Dérivé d'écluse. 1. Fermer par une écluse. On a éclusé cette rivière pour en régulariser le débit. Écluser un cours d'eau pour permettre le transit des bateaux. 2. Faire passer un bateau par une écluse. Écluser une péniche. 3. Fig. et pop. Boire rapidement et à grands traits. Il vient d'écluser trois verres de bière. Écluser un godet. éclusier, -IÈRE adj. et n. XIVe siècle. Dérivé d'écluse. 1. Adj. Relatif à une écluse. Porte éclusière. 2. N. Personne chargée de manœuvrer une écluse ou les vannes d'un barrage. Ecmnésien. f. XIXe siècle. Dérivé d'amnésie par substitution du préfixe grec ek-, « hors de, de l'intérieur de ».PSYCHIATR. Trouble de la mémoire au cours duquel le malade revit des épisodes de sa vie passée comme s'ils appartenaient au présent. écobuagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'écobuer.Action d'écobuer ; résultat de cette action. Les fumées des écobuages s'étendaient sur la plaine. L'écobuage, technique archaïque, est largement abandonné en France. écobuerv. tr. XVIe siècle. Altération d'égobuer, dérivé du poitevin gobuis, « terre pelée », d'origine gauloise.Arracher les herbes d'un champ, les brûler et en disperser les cendres sur le sol afin de le fertiliser. écoeurant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'écœurer. 1. Qui écœure. Un ragoût écœurant. Des odeurs écœurantes. Par affaibl. Fade, trop doux ou trop sucré. Une pâtisserie écœurante. Un sirop écœurant. 2. Fig. Qui inspire de la répugnance, du mépris. Un procédé écœurant. Des propos écœurants de vulgarité. Un personnage écœurant de vanité. Par affaibl. Fastidieux, accablant, décourageant. Un travail écœurant tant il est dépourvu d'intérêt. écoeurementn. m. XIXe siècle. Dérivé d'écœurer. 1. État d'une personne écœurée. Manger jusqu'à l'écœurement. Il ressent une sorte d'écœurement dès qu'il monte en voiture. 2. Fig. Profond dégoût, répulsion. On est saisi d'écœurement au spectacle de ces crimes. Par affaibl. Découragement. Travailler jusqu'à l'écœurement. écoeurerv. tr. XVIIe siècle, esqueuré, « accablé, découragé ». Dérivé de cœur. 1. En parlant d'aliments, d'odeurs, etc., soulever le cœur, provoquer la nausée au point de donner envie de vomir. Cette nourriture, trop grasse, l'écœurait. L'enfant était écœuré par les vapeurs d'essence. 2. Fig. Inspirer de la répugnance ou de l'indignation, du mépris. Son inconduite écœure ses amis. Absolt. Tant de servilité écœure. Par affaibl. Rebuter, décourager. Ce travail m'écœure par sa monotonie. L'aisance de ce champion écœure ses rivaux. écofraiou ÉCOFROI n. m. XIVe siècle. Dérivé du germanique *skoh, « chaussure ».Table dont se servent les mégissiers et les tanneurs pour tailler et préparer leur ouvrage. |