n. m. XVIIe siècle. Dérivé d'écrouler. 1. Chute brutale et complète. L'écroulement d'un rocher. L'écroulement d'un édifice, d'une muraille. Par méton. Le plus souvent au pluriel. Amas des débris, des décombres écroulés. Les écroulements de la falaise ont rendu le chemin impraticable. 2. Fig. Destruction, anéantissement d'un ensemble organisé, d'un système. L'écroulement de la monarchie. L'écroulement de l'Allemagne nazie en 1945. L'écroulement d'une idéologie. L'écroulement d'une fortune. Par ext. L'écroulement de ses espérances, de ses rêves. écrouler (s')v. pron. XIIe siècle, escroller, « ébranler, secouer » ; XVIIe siècle, comme pronominal. Dérivé de crouler I. 1. En parlant d'une chose. Crouler, tomber brutalement de toute sa masse. La maison s'est écroulée dès le début du séisme. Le rocher s'écroula sur la route. Par ext. En parlant d'un ensemble d'objets en équilibre. Se défaire, tomber en s'éparpillant, en s'étalant. La pile de livres s'écroula avec un grand bruit. 2. En parlant d'une personne. S'affaisser soudain, sous l'effet d'un choc, d'une émotion violente. Le boxeur s'écroula sous les coups de son adversaire. Pris d'un malaise, il s'est écroulé dans la rue. S'écrouler en apprenant une très mauvaise nouvelle. S'écrouler en sanglots. Par exag. Fam. Se laisser tomber pesamment. S'écrouler dans un fauteuil, sur un divan. Par ext. Ne pas pouvoir résister à. S'écrouler de rire. S'écrouler de fatigue, céder à la fatigue. 3. Fig. En parlant d'une institution, d'une organisation, d'un système. Tomber rapidement en décadence, s'anéantir, disparaître. Le Second Empire s'écroula après le désastre de Sedan. Ces théories se sont écroulées d'elles-mêmes. écroÛtageou ÉCROÛTEMENT n. m. XVIIIe et XIXe siècles. Dérivés d'écroûter.AGRIC. Action d'écroûter ; résultat de cette action. L'écroûtage d'une terre durcie par la sècheresse. écroÛter v. tr. XIIe siècle, escrouster ; XIXe siècle, en agriculture. Dérivé de croûte. 1. Enlever la croûte. Écroûter le pain. 2. AGRIC. Labourer superficiellement une terre de façon à briser la croûte qui s'est formée à sa surface. Écroûter un massif avec une griffe. écru, -UE adj. XIIIe siècle, escru. Dérivé de cru, au sens de « qui n'a subi aucune préparation ».Qui est encore à l'état naturel ; non apprêté. Cuir écru. Toile, laine écrue. Fil de soie écru, qui n'a pas été lavé. Par ext. Qui a la couleur d'un textile non blanchi. Une nappe écrue. Ectoblasteou ECTODERME n. m. XIXe et XXe siècles. Composés tirés du grec ektos, « au-dehors, à l'extérieur », et blastos, « germe », ou derma, « peau », pour servir d'antonymes à endoderme.BIOL. Feuillet externe de l'embryon des Vertébrés qui donne naissance, d'une part, au système nerveux et, d'autre part, à l'épiderme et à ses dérivés. Ectoparasiten. m. XIXe siècle. Composé du grec ektos, « au-dehors, à l'extérieur », et de parasite, pour servir d'antonyme à endoparasite.BIOL. Parasite qui vit à l'extérieur du corps de son hôte. La puce, le poux sont des ectoparasites. Adjt. Organismes ectoparasites. Ectopien. f. XIXe siècle, au sens de « luxation ». Dérivé du radical de l'adjectif grec ektopos ou ektopios, « éloigné, étranger ».BIOL. Position anormale d'un organe. L'ectopie testiculaire résulte d'un arrêt de la migration du testicule, qui n'est pas descendu dans les bourses à la fin de la vie fœtale. Ectoplasmen. m. XIXe siècle. Composé à l'aide du grec ektos, « au-dehors, à l'extérieur », et plasma, « ouvrage façonné ». 1. Selon les sciences occultes, émanation immatérielle et cependant visible produite par un médium en état de transe. On crut voir un ectoplasme s'échapper de la bouche du médium. 2. Fig. et fam. Personne sans consistance, sans personnalité. C'est un individu falot, un ectoplasme. Ectropionn. m. XVIe siècle. Emprunté du grec ektropion, « renversement de la paupière inférieure », dérivé de ektropê, « action de détourner ». 1. OPHTALM. Éversion, renversement du bord d'une paupière vers l'extérieur. L'ectropion le plus fréquent est celui de la paupière inférieure. 2. MÉD. Éversion de la muqueuse du col utérin. |