n. m. pl. XVIIIe siècle. Emploi substantivé d'édenté I.ZOOL. Ordre de mammifères plantigrades caractérisés par une denture incomplète ou rudimentaire. Les pangolins, les tatous, les tamanoirs font partie des Édentés. Au sing. Un édenté. Adj. Mammifère édenté. édicterv. tr. XVIIe siècle. Dérivé savant du latin edictum, supin de educere, « proclamer », pour servir de verbe à édit.Prescrire des dispositions particulières par un édit, par une loi. Édicter des mesures d'exception. Les Romains édictèrent des peines sévères contre le luxe. Par ext. Litt. Faire connaître une décision de façon péremptoire. Édicter des ordres. édiculen. m. XIXe siècle. Emprunté du latin aedicula, « édifice », diminutif de aedes, « maison ».Petite construction élevée sur la voie publique, servant à différents usages. Un édicule où l'on vend des journaux. L'édicule installé à l'arrêt de l'autobus. L'édicule des toilettes publiques. édifiant, -ANTE adj. XIIe siècle. Participe présent d'édifier. 1. De nature à porter à la vertu, à la piété, par l'exemple ou par le discours. Une conduite, une vie édifiante. Un ouvrage édifiant. Tenir des propos édifiants. 2. Qui éclaire et permet de se faire une opinion. Un témoignage édifiant. Iron. Le spectacle de ces querelles est édifiant ! édificateur, -TRICE n. XVe siècle. Emprunté du latin aedificator, « qui bâtit, constructeur », de aedificare (voir Édifier).Personne qui construit ou fait construire un édifice. Fig. Qui élabore une œuvre importante et complexe. Adjt. L'œuvre édificatrice des Romains. édificationn. f. XIIe siècle. Emprunté du latin aedificatio, « action de bâtir, construction » et, en latin ecclésiastique, « affermissement dans la foi, instruction (au sens moral) ». 1. Action de construire un bâtiment important. L'édification de Saint-Pierre de Rome. L'édification des gratte-ciel de Manhattan. Fig. L'édification d'un empire. L'édification d'une théorie scientifique ou philosophique. 2. Action d'engager à la vertu, à la piété, à un idéal, par l'exemple ou le discours. Le curé œuvrait à l'édification de ses paroissiens. Par affaibl. Pour l'édification de, expression qui permet de compléter ou de rectifier une information inexacte ou tendancieuse. Pour votre édification, il faut que vous sachiez la vérité sur cette affaire. édificen. m. XIIe siècle. Emprunté du latin aedificium, « bâtiment », de aedificare (voir Édifier). 1. Bâtiment, construction importante : temple, palais, etc. Les édifices publics. Élever, construire un somptueux édifice. L'édifice a été couronné d'une coupole. Spécialt. Édifice du culte, bâtiment affecté à l'exercice d'un culte. Le couronnement de l'édifice, sa partie supérieure, généralement conçue comme un ornement destiné à l'embellir, et, fig., ce qui achève avec éclat une grande entreprise. 2. Fig. Réunion d'éléments qui forment un tout organisé et cohérent. L'édifice social. À la fin du Moyen Âge, l'édifice féodal s'écroulait de toutes parts. Expr. Apporter sa pierre à l'édifice, apporter son concours à la réalisation d'une œuvre collective. édifierv. tr. (se conjugue comme Crier). XIIe siècle, au sens de « enseigner ». Emprunté du latin classique aedificare, « bâtir » et, en latin ecclésiastique, « porter à la piété, faire grandir dans la foi ». 1. Construire un édifice. Édifier une cathédrale, un palais, un hôtel de ville. Des remparts solidement édifiés. Fig. Édifier une fortune. Édifier une théorie. Absolt. Il détruit, au lieu d'édifier. 2. Pousser, engager sur la voie de la piété, de la vertu, par l'exemple ou le discours. Édifier son prochain par une conduite exemplaire. Par affaibl. Éclairer quelqu'un sur une personne ou une situation. Je dois vous édifier sur votre camarade, sur les raisons de son attitude. Iron. Nous voilà édifiés ! édilen. m. XIIIe siècle. Emprunté du latin aedilis, « magistrat municipal », dérivé de aedes, « maison ». 1. ANTIQ. ROM. À Rome, magistrat chargé d'inspecter les édifices publics, les jeux, et de veiller à l'approvisionnement de la ville. Édile curule, qui avait droit à la chaise curule. Édile plébéien. 2. Auj. Magistrat municipal (avec, selon les situations, une nuance de solennité ou d'ironie). La parole est maintenant à nos édiles. édilitén. f. XIVe siècle, au sens historique. Emprunté du latin aedilitas, « édilité, charge d'édile ». 1. ANTIQ. ROM. Magistrature de l'édile. Demander, obtenir, exercer l'édilité. La durée de l'édilité. Exercice de cette magistrature. Pendant son édilité. 2. Auj. Rare et litt. Magistrature municipale dans les grandes villes. L'édilité parisienne. |