n. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin savant elymus, du grec elumos, « millet ».BOT. Genre de plantes vivaces, de la famille des Graminées, qui croissent dans les terrains sablonneux, et dont une espèce est utilisée pour fixer les dunes. L'élyme des sables. élyséen. m. XIVe siècle, champs elisies. Emprunté du latin elysii campi, traduction du grec êlusia pedia, « séjour des bienheureux aux enfers ». 1. MYTH. (avec une majuscule). L'Élysée ou les champs Élysées, le lieu de séjour des bienheureux dans le paganisme classique. Homère et Virgile ont décrit l'Élysée. Auj. Les Champs-Élysées, nom d'une grande avenue de Paris. 2. Par ext. Litt. Lieu délicieux, séjour enchanteur. Un élysée champêtre. 3. Auj. (avec une majuscule). Le palais de l'Élysée, résidence du chef de l'État à Paris et siège de la présidence de la République française. Ellipt. Obtenir une audience à l'Élysée. Par méton. La présidence de la République française. Le rôle de l'Élysée dans la politique du pays. Être candidat à l'Élysée. élyséen, -ÉENNE adj. XVIe siècle (Champs) élisiens, puis élyséens. Dérivé d'Élysée.MYTH. Qui appartient à l'Élysée. Les champs élyséens. Repos élyséen. Ombres élyséennes. élytren. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin savant elytra, forme de pluriel correspondant au grec elutron, « enveloppe, étui, fourreau ».ENTOM. Chez les Coléoptères, chacune des ailes antérieures, résistantes et rigides, qui protègent les ailes postérieures à la façon d'une gaine ou d'un étui et sont inaptes au vol. Les élytres du scarabée, de la coccinelle, du cerf-volant, du doryphore. Elzévirn. m. XVIIe siècle, au sens 1 ; XIXe siècle, au sens 2. Du nom propre Elzevier, famille de libraires et d'imprimeurs hollandais aux XVIe et XVIIe siècles. 1. Ouvrage sorti des presses des Elzévir. Un elzévir relié en maroquin. La collection des elzévirs de petit format. 2. TYPOGR. Caractère d'imprimerie qui se rapproche du type employé par les Elzévir. Une élégante édition en elzévir. Elzévirien, -IENNE adj. XIXe siècle. Dérivé d'elzévir.Qui appartient, qui a rapport aux elzévirs. Édition elzévirienne. Format elzévirien. Ce livre est imprimé en caractères elzéviriens. émaciationn. f. XVIe siècle. Dérivé d'émacier.Amaigrissement extrême ; état de grande maigreur. émacié, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé d'émacier.Très amaigri. Une figure pâle et émaciée. émacierv. tr. (se conjugue comme Crier). XVIe siècle. Emprunté du latin emaciare, « rendre maigre, épuiser ».Rendre très maigre. La maladie l'a émacié, a émacié ses traits. Son visage, son corps s'est émacié. émailn. m. (pl. Émaux). XIIe siècle, esmal. Issu de l'ancien français esmal, d'origine germanique. 1. BX-ARTS. Matière incolore, transparente ou opaque, obtenue par la vitrification de divers minéraux, qui peut être colorée par des oxydes métalliques et qu'on applique par fusion sur certains ouvrages de métal, de terre cuite, de verre, pour les orner. Les couleurs de l'émail sont inaltérables. Peintre en émail. Portrait en émail. Émail champlevé, émail fondu dans une pièce de métal champlevée. Émail cloisonné, voir Cloisonné. Par méton. (Surtout au pluriel.) Objet décoré à l'aide de ce procédé. Une collection d'émaux antiques. Les émaux de Bernard Palissy. Les émaux de Limoges. Par anal. Fig. et litt. Diversité de couleurs. L'émail d'un parterre de fleurs, l'émail d'une prairie. Titre célèbre : Émaux et Camées, de Théophile Gautier (1852). 2. TECHN. Matière vitreuse et inoxydable dont on recouvre des objets utilitaires de fonte, de tôle, etc. Une plaque recouverte d'émail. L'émail d'une baignoire, d'une casserole. 3. ANAT. Tissu dur, constitué d'éléments minéraux, recouvrant la partie externe de la couronne dentaire. 4. HÉRALD. Au pluriel. Couleurs et métaux des armoiries. Les pièces de ces deux écus sont les mêmes, mais les émaux en sont différents. |