n. m. XIIe siècle. Emprunté du bas latin embolismus, « intercalation », du grec embolismos, « (mois, jour) intercalaire », dérivé de embolê (voir Embolie).ANTIQ. GRECQ. Addition, à plusieurs reprises au cours d'un cycle donné, d'un mois intercalaire, pour rétablir la concordance entre le calendrier lunaire et l'année solaire. Embolismiqueadj. XVe siècle. Dérivé d'embolisme.Caractérisé par l'embolisme. Mois embolismique. Année embolismique, comportant un mois embolismique. Embolus(s se prononce) n. m. Syn. d'Embole. Embonpointn. m. XVIe siècle, d'abord au sens 1. Issu, par abréviation, de l'expression (estre) en bon point, « en bonne situation, condition ; en bonne santé ». 1. Vieilli. État d'une personne en bonne santé. 2. État d'une personne bien en chair, un peu grasse. Avoir, prendre, perdre de l'embonpoint. Un léger embonpoint. Combattre son embonpoint. Embossagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'embosser.MARINE. Action d'embosser ; situation d'un navire embossé. Embosserv. tr. XVIIe siècle. Dérivé de bosse, « cordage ».MARINE. Amarrer un navire à l'avant et à l'arrière au moyen de câbles, d'aussières ou d'ancres pour le maintenir à la même place et dans la même direction, malgré vents ou courants. Pron. S'embosser à l'entrée d'une rade. Embossuren. f. XVIIe siècle. Dérivé d'embosser.MARINE. Câble qui sert à la manœuvre lors de l'embossage ; câble qui maintient le navire quand il est embossé. Embouchen. f. XIXe siècle. Déverbal d'emboucher II.Engraissement de bovins dans des herbages fertiles. Par méton. Ces herbages eux-mêmes. Du bétail d'embouche. Un pré d'embouche. Mettre à l'embouche. Emboucherv. tr. XIVe siècle, enbouchier, « introduire dans une ouverture » ; XVe siècle au sens 4. Dérivé de bouche. 1. Porter à la bouche un instrument à vent pour en tirer des sons. Emboucher un cor, une clarinette. Fig. et iron. Emboucher la trompette, dans un récit, un discours, adopter un ton emphatique, grandiloquent ; divulguer une information à grand bruit. Emboucher la trompette de la publicité. Litt. Mettre à sa bouche un tuyau quelconque. Emboucher sa pipe. 2. ÉQUIT. Placer dans la bouche d'un cheval le mors qui lui convient. 3. MARINE. Pénétrer dans l'embouchure d'un cours d'eau. Emboucher un fleuve. (On dit aussi Embouquer.) Pron. S'engager dans une passe étroite. Le bateau s'emboucha dans le chenal. 4. Instruire quelqu'un de ce qu'il doit dire (très vieilli). On l'a bien embouché. Spécialt. Une personne mal embouchée, qui s'exprime habituellement avec impertinence ; qui utilise un vocabulaire grossier, vulgaire. 5. Pron. En parlant d'un cours d'eau. Se déverser dans un autre cours d'eau ; se jeter dans un lac, dans la mer. La Marne s'embouche dans la Seine en amont de Paris. Emboucherv. tr. XIXe siècle. Altération, sous l'influence de bouche, d'embaucher, dérivé de l'ancien français bauc, bauch, « poutre » (voir Bau), d'après la façon dont on attachait les animaux.Mettre du bétail à l'engrais dans un pré d'embouche. |