v. tr. XIIIe siècle. Dérivé de mortaise.TECHN. Introduire dans une mortaise l'extrémité d'une pièce de bois ou de métal. Emmotterv. tr. XVIIe siècle. Dérivé de motte.AGRIC. Entourer d'une motte de terre la racine d'une plante. S'emploie surtout au participe passé. Livrer des plants bien emmottés. Emmuré, -ÉE n. XIIe siècle. Participe passé d'emmurer. 1. Prisonnier enfermé dans un cachot. HIST. Les emmurés de Carcassonne, les albigeois condamnés à la prison perpétuelle par le tribunal de l'Inquisition. 2. Par anal. Personne accidentellement enfermée dans un local ou enfouie sous terre à la suite d'une catastrophe. Porter secours aux emmurés d'une mine. Emmurerv. tr. XIIe siècle. Dérivé de mur. 1. Entourer de murailles ; clore de murs. Emmurer une ville. Emmurer un jardin. 2. Au Moyen Âge, enfermer un condamné dans un cachot dont les issues étaient ensuite murées. Emmurer des hérétiques. 3. Par anal. Enfermer pour une longue réclusion. Pron. S'emmurer dans un couvent. Fig. et litt. S'enfermer en soi-même, s'isoler de son entourage. S'emmurer dans ses pensées, dans sa solitude. émoin. m. XIIe siècle, esmai. Déverbal d'esmayer, « troubler, effrayer », « se troubler », du latin populaire *exmagare, « faire perdre son pouvoir, sa force ». Le sens 3 est dû à un rapprochement avec émouvoir. 1. Vive inquiétude provoquée par la crainte. L'arrivée de l'ennemi provoqua un émoi qui se transforma en panique. Mettre la population en émoi. L'approche de l'orage a mis les troupeaux en émoi. 2. Agitation consécutive à une émotion soudaine. La nouvelle a mis la maison en émoi. 3. Trouble intérieur, léger et agréable, provoqué par une émotion. Les émois du cœur. Un doux émoi. Ne manifester aucun émoi, rester impassible. émollient, -ENTE adj. XVIe siècle. Emprunté du latin emolliens, « qui amollit », participe présent de emollire, « amollir », dans la langue médicale.MÉD. Qui a pour effet d'amollir, d'adoucir des tissus enflammés. Emplâtre, cataplasme émollient. Par ext. Une tisane émolliente, calmante. Subst. Un émollient. Fig. Des paroles émollientes, douces et apaisantes. émolumentn. m. XIIIe siècle. Emprunté du latin emolumentum, « somme payée au meunier pour moudre le grain », d'où « avantage, profit », dérivé de molere, « moudre ». I. Au singulier. DROIT. Avantage pécuniaire, profit revenant légalement à quelqu'un ; actif ou part de l'actif que recueille un héritier, un légataire universel ou un époux commun en biens. Celui qui a l'émolument est tenu de payer les charges. Bénéfice d'émolument, voir Bénéfice. II. Au pluriel. 1. Rétribution allouée à un officier ministériel pour un acte de son ministère, ou à un avocat. Les émoluments sont aussi appelés honoraires. 2. Rémunération perçue par des employés ou des fonctionnaires, indemnités et allocations incluses. émonctoiren. m. XIVe siècle. Emprunté du latin médiéval emunctorium, dérivé de emungere, « moucher ».PHYSIOL. Organe ou conduit naturel destiné à éliminer les déchets de l'organisme. Les principaux émonctoires sont les poumons et les reins. émondagen. m. XVIe siècle, mais rare avant le XIXe siècle. Dérivé d'émonder.Action d'émonder ; résultat de cette action. émonderv. tr. XIIe siècle, esmonder, « purifier, nettoyer ». Emprunté du latin emundare, « nettoyer ». 1. Débarrasser un arbre ou un arbuste de ses parties nuisibles ou inutiles. Émonder un pêcher de ses rameaux morts. Émonder un rosier. CUIS. Retirer la peau, l'enveloppe de certains aliments. Émonder des amandes en les jetant dans l'eau bouillante. 2. Fig. et litt. Retrancher les parties superflues d'un texte. Dans cet article, il y a beaucoup à émonder. |