, -ÉE adj. XIe siècle, au sens 1 ; XVIIe siècle, au sens 2. Participe passé d'empeser. 1. Imprégné d'empois, d'amidon. Col empesé, 2. Fig. Raide, compassé. Un homme aux manières empesées. Par ext. Un style empesé, solennel, dépourvu de naturel. Empeserv. tr. (se conjugue comme Amener). XIe siècle. Dérivé de l'ancien français empoise, « poix, empois », du latin impensa, « dépense, frais », puis « matériaux (obtenus moyennant finance) », d'où « ingrédients », et « mortier ».Apprêter du linge avec de l'empois, pour lui donner de la raideur. Empeser un col, un plastron de chemise. Empesterv. tr. XVIe siècle. Dérivé de peste. 1. Class. Infecter de la peste ou d'autres maladies contagieuses, contaminer. Les rats ont empesté la ville. Fig. Corrompre, pervertir. Sa doctrine empesta les esprits de son temps. 2. Par affaibl. Imprégner d'odeurs désagréables, empuantir. L'odeur du cigare empeste son bureau. Par ext. Dégager une odeur désagréable, fétide. La cave empeste le moisi. Absolt. Ce fromage empeste. Empêtrerv. tr. XIIe siècle, empaistrier. Du latin populaire *impastoriare, « mettre une entrave », dérivé de (chorda) pastoria, « corde pour retenir une bête dans une pâture ».Lier par une entrave un animal laissé au pâturage (vieilli). Empêtrer un cheval. Par anal. Gêner, embarrasser les mouvements de quelqu'un. Des vêtements trop longs empêtrent sa démarche. Fig. Empêtrer quelqu'un dans une méchante affaire, l'engager, l'entraîner dans une situation difficile. Avoir l'air empêtré, avoir un maintien embarrassé. Pron. S'empêtrer les pieds dans les ronces. Le cheval s'est empêtré dans sa longe. Par ext. S'empêtrer d'un propre à rien, s'en embarrasser. Fig. S'empêtrer dans ses mensonges. Emphasen. f. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec emphasis, proprement, « action de faire paraître, apparence, explication », et aussi « signification, expression forte ». 1. RHÉTOR. Figure de style consistant à faire valoir une idée par l'emploi d'un mot qui, dans son sens propre, la dépasse. On dit par emphase « être glacé d'effroi », « brûler de passion », « mourir d'amour », « tomber de fatigue ». Vieilli. Force, énergie mise dans l'expression d'une idée, d'un sentiment. Il parlait avec une admirable emphase. 2. Exagération pompeuse dans le discours ou dans la diction ; outrance, enflure. Un style plein d'emphase. Dire des vers avec une emphase ridicule. Parler sans emphase, avec simplicité, avec naturel. Par anal. L'emphase d'un peintre, d'un sculpteur. Par ext. Exagération prétentieuse dans le comportement, dans les manières. Les grands airs et l'emphase d'un pédant. Emphatiqueadj. XVIe siècle, au sens de « expressif » ; XVIIIe siècle, au sens moderne. Emprunté du grec emphatikos, variante de emphantikos, « significatif, expressif ». 1. RHÉTOR. Qui renforce l'expression d'un sentiment, d'une idée. Un tour emphatique. 2. Empreint d'enflure, ampoulé. Une élocution emphatique. Prononcer un éloge emphatique. Par méton. Un orateur emphatique. Emphatiquementadv. XVIe siècle. Dérivé d'emphatique.D'une manière emphatique. Emphysémateux, -EUSE adj. XVIIIe siècle. Dérivé savant d'emphysème.MÉD. Qui se rapporte à l'emphysème pulmonaire ; qui souffre d'emphysème pulmonaire. Subst. Un emphysémateux, une emphysémateuse. Emphysèmen. m. XVIIe siècle. Emprunté du grec emphusêma, « gonflement, emphysème », de emphusan, « souffler dans, sur », « enfler ».PATHOL. Infiltration diffuse d'un gaz dans les tissus. Emphysème pulmonaire ou, ellipt., emphysème, affection pulmonaire chronique caractérisée par une dilatation anormale, permanente et diffuse des alvéoles et des bronchioles terminales. Emphytéosen. f. XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval, du grec de basse époque emphuteusis (de emphuteuein, « planter dans » ), désignant un bail à longue durée, permettant de planter et d'avoir le temps de jouir des plantations.DROIT. Droit réel de jouissance sur la chose d'autrui, cessible, saisissable et susceptible d'hypothèque. L'emphytéose est caractérisée par sa longue durée, de dix-huit à quatre-vingt-dix-neuf ans. |