v. tr. XIVe siècle. Dérivé de coffre.Vieilli. 1. Enfermer dans un coffre. Cet avare ne songe qu'à encoffrer son or. 2. Fig. et fam. S'approprier de manière frauduleuse. Il a encoffré l'argent qu'on lui avait remis en dépôt. Encoigner (s')(oi se prononce o) v. pron. XIIIe siècle. Dérivé de coin.Se pelotonner dans un coin. Le voyageur s'était encoigné au fond du compartiment. Encoignure(oi se prononce o) n. f. XVIe siècle, encongneure. Dérivé d'encoigner. 1. Angle rentrant ou saillant formé par la jonction de deux parois, de deux murs. Les encoignures d'une chambre. Se dissimuler dans une encoignure. Pierre d'encoignure, pierre formant l'angle extérieur d'un bâtiment. 2. Par méton. Petit meuble triangulaire fait pour être placé dans le coin d'une pièce. Une encoignure en noyer. Encollagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'encoller. 1. Action d'encoller ; résultat de cette action. Certains artistes peintres procèdent eux-mêmes à l'encollage de leurs toiles. Un encollage mal fait. 2. Apprêt qui sert à encoller. Un encollage blanc. Encollerv. tr. XIVe siècle. Dérivé de colle.Enduire d'une substance adhésive ou d'un apprêt fait de colle, de gomme ou d'une matière analogue. Encoller une affiche, du papier peint. Encoller le dos d'un livre. Encoller une toile destinée à la peinture à l'huile. Encoller un mur pour y peindre une fresque. Encoller une moulure avant de la dorer. PAPETERIE. Déposer de la colle sur la surface du papier pour qu'il ne boive pas l'encre. - TEXTILE. Imprégner les fils de chaîne d'une colle qui renforce leur résistance au frottement. Encolleur, -EUSE n. XIXe siècle. Dérivé d'encoller. 1. Personne dont le métier est d'encoller le papier, les fils d'une étoffe, d'un tissu. 2. N. f. Machine servant à encoller. Encoluren. f. XVIe siècle. Dérivé de col, synonyme ancien de cou (voir Col). 1. Chez le cheval. Partie du corps qui s'étend de la tête au garrot et au poitrail. Une belle encolure. Une fine encolure. Avoir trop d'encolure. Une monture qui a une encolure de cheval anglais, de barbe. Caresser, flatter l'encolure d'un cheval. Se pencher sur l'encolure de son cheval. Expr. Encolure de cygne, longue, flexible et infléchie seulement près de la tête. Encolure rouée, qui offre une courbure bien prononcée sur toute sa longueur. Encolure de cerf ou renversée, qui, présentant une courbure connexe en son milieu, fait porter au vent la tête du cheval. COURSES. Longueur approximative de la tête et du cou prise comme mesure de la distance qui sépare deux chevaux à l'arrivée. Ce cheval l'a emporté d'une encolure, d'une bonne encolure, d'une courte encolure. 2. Chez l'homme. Le cou, considéré du point de vue de sa dimension. Une forte encolure. Mesurer l'encolure de quelqu'un. Par méton. Partie échancrée d'un vêtement autour du cou. L'encolure d'un pardessus. Une robe à encolure carrée. Un corsage à encolure ras du cou. Spécialt. Mesure, en centimètres, du tour de cou d'une chemise d'homme. Une chemise d'encolure 41, 42, 43. 3. Fig. et fam. Tournure, apparence générale d'une personne. Il a l'encolure d'un sot. Par ext. Capacité requise pour s'acquitter d'une tâche, occuper un emploi, remplir une fonction. Il manque un peu d'encolure pour mener à bien une telle entreprise. Encombrant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent d'encombrer.Qui encombre. Un bagage encombrant. Tous ces bibelots sont encombrants. Fig. et fam. Qui gêne, qui embarrasse. Un personnage encombrant. Un ami encombrant. Un passé encombrant, dont les conséquences pèsent sur le présent et sur l'avenir. Encombre (sans)loc. adv. XIIe siècle. Composé de sans et d'encombre, déverbal d'encombrer.Sans rencontrer d'obstacle matériel ou moral. Je suis arrivé sans encombre. Il a passé sans encombre toutes les épreuves du concours. Encombré, -ÉE adj. XIXe siècle. Participe passé d'encombrer.Où le grand nombre d'objets ou de personnes constitue une gêne, un obstacle. Une pièce encombrée. Une table encombrée de dossiers. Une route encombrée. Par ext. Des voies respiratoires encombrées, partiellement obstruées par des mucosités. Par anal. Un standard téléphonique encombré, dont le fonctionnement est perturbé par un trop grand nombre d'appels. Fig. Une mémoire encombrée. Une profession encombrée, où il est difficile de se faire une place en raison du grand nombre de ceux qui l'exercent. Un marché du travail encombré, où les demandes d'emploi sont nettement supérieures aux offres. |