n. m. XIXe siècle. Dérivé d'engoncer.Le fait d'être engoncé. Engoncerv. tr. (se conjugue comme Avancer). XVIIe siècle. Dérivé de gons, ancien pluriel de gond, par comparaison plaisante.En parlant d'un vêtement, habiller d'une façon disgracieuse, qui fait paraître le cou enfoncé dans les épaules. Cet habit vous engonce. Par ext. Fig. Avoir l'air engoncé, guindé, contraint. Engorgementn. m. XVe siècle, au sens de « action d'avaler avec avidité » ; XVIIe siècle, au sens actuel. Dérivé d'engorger.Action d'engorger ; état de ce qui est engorgé. Les feuilles mortes accumulées ont provoqué l'engorgement de la gouttière. Remédier à l'engorgement d'une canalisation. L'engorgement des vaisseaux sanguins par des hématies déformées. L'engorgement d'un sol, la saturation, temporaire ou permanente, d'un sol par l'eau. Par anal. Encombrement causé par un trop grand nombre de véhicules dans un passage étroit. Un engorgement se produisit à l'entrée du péage. Fig. L'engorgement d'un marché, état d'un marché caractérisé par une offre très supérieure à la demande. Engorgerv. tr. (se conjugue comme Bouger). XIIe siècle, au sens de « avaler, engloutir » ; XVIIe siècle au sens actuel. Dérivé de gorge.Obstruer un conduit, un passage. Les immondices ont engorgé l'égout. Pron. Ce tuyau s'engorge facilement. Spécialt. Engorger une moulure, combler sa partie creuse par une accumulation de peinture. Par anal. Causer un encombrement sur une voie de circulation étroite. L'afflux des voitures risque d'engorger l'accès du pont. Pron. Les couloirs du métro s'engorgent aux heures d'affluence. Engouementn. m. XVIIe siècle. Dérivé d'engouer.Le fait de s'engouer ; état de qui s'est engoué. L'engouement du public pour cet ouvrage est inattendu. On ne saurait le faire revenir de son engouement. Engouer (s')v. pron. XIVe siècle, au sens de « avaler gloutonnement » ; XVIe siècle, s'engouer, « s'obstruer le gosier ». D'une forme dialectale de l'Ouest, de même origine prélatine que joue ou gaver.S'enthousiasmer de façon non raisonnée et excessive pour une personne, un ouvrage, un art, etc. On ne sait pourquoi elle s'est engouée de cet individu. C'est une personne qui s'engoue facilement. Engouffrementn. m. XIXe siècle. Dérivé d'engouffrer.Rare. Le fait de s'engouffrer. Engouffrerv. tr. et pron. XIIe siècle, engoufler ; XVIe siècle, engouffrer. Dérivé de gouffre. I. V. tr. 1. Litt. Précipiter dans un gouffre, un abîme. La mer démontée engouffra la barque. 2. Par anal. Fam. Avaler, manger goulûment. L'enfant a engouffré son dessert. Fig. Cette entreprise a engouffré des millions. II. V. pron. 1. Anciennt. Être entraîné, se précipiter dans un gouffre. 2. Pénétrer avec violence, avec précipitation. Le barrage ayant cédé, les flots s'engouffrèrent dans la vallée. Le vent s'engouffrait dans le corridor. Le train s'engouffra dans le tunnel. Fam. Il s'engouffra dans sa voiture. Engoulerv. tr. XIIe siècle, engoler. Dérivé de goule, forme ancienne de gueule.Vieilli. Prendre tout d'un coup avec la gueule. Ce chien engoule tout ce qu'on lui jette. HÉRALD. Au participe passé. Engoulé, se dit des pièces dont les extrémités entrent dans des gueules d'animaux. Engouleventn. m. XVIIe siècle, au sens de « homme qui boit beaucoup » ; XVIIe siècle, au sens actuel. Composé d'engoule, forme verbale d'engouler, et de vent.Oiseau crépusculaire et insectivore voisin des martinets, au plumage fauve teinté de noir et de roux, au bec court et largement fendu (on l'appelle aussi Crapaud volant). |