n. m. XVe siècle. Dérivé d'enrouer.Altération de la voix, rendue rauque et voilée par l'inflammation du larynx. Enrouerv. tr. XIIe siècle, enroer, « devenir rauque ». Dérivé de l'ancien adjectif ro, roe, du latin raucus, « rauque ».Rendre la voix rauque, moins nette et moins libre qu'à l'ordinaire ; affecter d'enrouement. Enrouer la voix. Avoir la voix enrouée. Par méton. Ses efforts pour se faire entendre l'ont enroué. Pron. S'enrouer à force de crier. Par anal. Le son enroué d'une trompette. Enrouillerv. tr. XIIe siècle, anrehuillié, enruillié. Dérivé de rouille.Vieilli. Rendre rouillé. L'humidité enrouille le fer. (On dit aujourd'hui Rouiller.) Enroulementn. m. XVIIe siècle. Dérivé d'enrouler.Action d'enrouler, de s'enrouler ; résultat de cette action. L'enroulement d'un lierre autour d'un arbre, d'un rinceau autour d'une colonne. L'enroulement d'un fil sur une bobine. Enroulement à bobines. (Voir Bobinage.) Enroulerv. tr. XIVe siècle, enrooler. Dérivé de rouler. 1. Rouler une chose plusieurs fois sur elle-même. Enrouler un tapis. Enrouler une feuille de papier. Pron. Dès qu'on la touche, la chenille s'enroule. 2. Rouler plusieurs fois autour d'un support. Il a enroulé une écharpe autour de son cou. Pron. Le boa s'enroule autour de sa proie pour l'étouffer. Ce câble s'enroule sur un tambour. 3. Entourer d'une enveloppe protectrice. Enrouler un bonbon, un croissant dans du papier. Par anal. Elle enroula son enfant dans une couverture. Pron. S'enrouler dans une pèlerine. Enrouleur, -EUSE adj. XIXe siècle, comme adjectif ; XXe siècle, comme substantif. Dérivé d'enrouler.Qui sert à enrouler. Galet enrouleur ou, ellipt. et subst. m., enrouleur, galet facilitant l'enroulement d'une courroie, d'un ruban, etc. Une ceinture de sécurité à enrouleur. Enrouloirn. m. XXe siècle. Dérivé d'enrouler.TEXTILE. Cylindre sur lequel on enroule les étoffes. Enrubannerv. tr. XIVe siècle, rare avant le XVIIIe siècle. Dérivé de ruban.Entourer d'un ruban ; garnir de rubans. Enrubanner un chapeau. De la lingerie enrubannée. Un mât enrubanné. Ensablementn. m. XVIIe siècle. Dérivé d'ensabler. 1. Action de recouvrir de sable. Procéder à l'ensablement des allées d'un jardin. 2. Le fait d'être envahi ou recouvert par le sable. Lutter contre l'ensablement d'un port. Par méton. Amas de sable formé par un courant d'eau ou par le vent. Un chenal obstrué par un ensablement. 3. Le fait de s'échouer sur le sable ; l'état qui en résulte. L'ensablement d'une barque. Ensablerv. tr. XVIe siècle, intransitif, au sens de « échouer sur le sable », puis comme transitif, aux sens 1 et 3. Dérivé de sable. 1. Couvrir de sable. Ensabler une aire de jeu. 2. Remplir de sable. Le courant a ensablé l'embouchure du fleuve. 3. Faire échouer sur le sable. Il a ensablé sa barque. 4. Pron. S'échouer sur le sable ; s'enfoncer dans le sable. Le bateau s'est ensablé. Pour échapper au danger, la raie s'ensable. En quittant la piste, notre véhicule s'est ensablé. |