n. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'entailler.Outil utilisé par les menuisiers et les luthiers pour entailler le bois. Entamen. f. XIVe siècle, au sens de « blessure faite par un instrument tranchant ». Déverbal d'entamer.Premier morceau qu'on coupe d'un pain, d'une pièce de viande, etc. Réservez-moi l'entame du gigot. Par anal. JEUX. Première carte jouée dans une partie. Entamerv. tr. XIIe siècle. Du bas latin intaminare, « souiller », d'où « toucher », puis « prendre une partie d'une chose ». 1. Inciser superficiellement. Entamer l'écorce d'un arbre. Le coup lui avait entamé l'os. Par ext. Détruire partiellement. Les eaux de ruissellement ont entamé la roche. Par anal. MILIT. Faire une brèche dans, percer. Entamer les lignes ennemies. Fig. Entamer une réputation, y porter atteinte. Rien n'entame sa volonté, rien ne peut la fléchir. Nul ne parvenait à l'entamer dans ses convictions. Litt. C'est un homme impénétrable, on ne sait par où l'entamer, on ne sait comment parvenir à connaître ses sentiments cachés. 2. Couper le premier morceau d'un pain, d'une pièce de viande, etc. Entamer un rôti. Il est d'usage d'entamer les fromages avant de les servir. Par anal. Entamer un sac de bonbons, commencer à y puiser. Entamer des réserves. Entamer son patrimoine. Fig. Commencer. Entamer un discours. Entamer des négociations. Entamer un procès. Par anal. L'été est déjà bien entamé. JEUX. Entamer à trèfle, ouvrir le jeu par une carte de cette couleur. Entartragen. m. XXe siècle. Dérivé d'entartrer.Action d'entartrer ; le fait de s'entartrer ; l'état qui en résulte. L'entartrage d'une canalisation. Entartrerv. tr. XXe siècle. Dérivé de tartre.Couvrir d'un dépôt de tartre. L'eau calcaire entartre les canalisations. Ce tonneau s'est entartré. Entassementn. m. XIIe siècle. Dérivé d'entasser. 1. Action de mettre en tas ; le fait d'être mis en tas. L'entassement des gerbes dans une grange. Il y a dans ce grenier un incroyable entassement de papiers, de chiffons et de jouets cassés. Par anal. Action d'accumuler, de thésauriser. L'entassement des richesses. Fig. Un entassement de banalités, de lieux communs. 2. Par exag. Rassemblement d'hommes ou d'animaux dans un espace trop étroit. L'entassement d'une famille dans un taudis. L'entassement des touristes dans un terrain de camping. L'entassement des bestiaux dans un camion. Entasserv. tr. XIIe siècle. Dérivé de tas. 1. Mettre en tas ; ramasser, rassembler des objets en grand nombre. Entasser des dossiers. Le courrier s'entasse sur son bureau. Des meubles entassés dans une remise. Par anal. Accumuler, thésauriser. À quoi bon entasser des richesses ? Absolt. Il aura passé sa vie à entasser. Fig. Entasser paroles sur paroles, parler beaucoup sans rien dire qui mérite d'être dit (vieilli). Entasser des connaissances, les accumuler sans en tirer un réel profit. 2. Par exag. Mettre ensemble dans un espace trop étroit. On entassa les prisonniers dans une cellule. Il fallut s'entasser dans le taxi. Enten. f. XIIe siècle. Déverbal d'enter.ARBOR. Greffe. Faire une ente. Par ext. Arbre greffé. Spécialt. Prune d'ente, variété de prune obtenue par greffe et qui, une fois séchée, est appelée Pruneau d'Agen. Enté, -ÉE adj. XVIIe siècle. Participe passé d'enter.HÉRALD. Se dit d'un écu orné de dentelures fortement ondulées, disposées selon des lignes horizontales parallèles. Entéléchien. f. XIVe siècle, endelchie. Emprunté du bas latin entelechia, « essence de l'âme », du grec entelekheia, « énergie agissante et efficace ».PHIL. 1. Dans l'aristotélisme, l'acte accompli, par opposition à l'acte en train de se faire. 2. Par ext. Perfection qui résulte de cet accomplissement. Leibniz a emprunté à Aristote la notion d'entéléchie pour désigner toutes les substances qui réalisent pleinement leur essence. |