n. f. pl. XIIe siècle. Du latin populaire intralia, issu du substantif pluriel neutre interanea, « les intestins ». 1. Viscères enfermés dans l'abdomen ; intestins. Douleurs d'entrailles. Une colique lui déchire les entrailles. Ses entrailles crient famine, il a faim. Litt. Le ventre maternel. Elle contemplait le fruit de ses entrailles, son enfant. Par ext. Ensemble des organes contenus dans l'abdomen et le thorax. À Rome les aruspices examinaient les entrailles des animaux sacrifiés. Par anal. Les entrailles de la terre. Les entrailles d'un navire. 2. Fig. Siège des émotions profondes. Ce drame prend le spectateur aux entrailles. Un homme sans entrailles, sans pitié, cruel. Entraimer (s')- on écrit aussi ENTR'AIMER (S') v. pron. XIIe siècle, entr'amier ; XVe siècle, entraimer.Rare. S'aimer l'un l'autre. Entrainn. m. XIXe siècle. Soit dérivé d'entraîner au sens de « enthousiasmer », soit composé d'en et de train et issu de la locution être en train. 1. Ardeur dans l'action, bonne humeur communicative. Se mettre au travail avec entrain. Il parle avec entrain de ses projets. Il paraissait plein d'entrain. Avoir de l'entrain. 2. Vivacité, animation, gaieté. Mettre de l'entrain dans une fête. Cette comédie manque d'entrain. EntraÎnable adj. XVIIIe siècle. Dérivé d'entraîner.Qui peut être entraîné. Ne s'emploie qu'au figuré. Un enfant facilement entraînable. EntraÎnant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Participe présent d'entraîner.Qui entraîne. Ne s'emploie qu'au figuré. Un orateur entraînant. Une éloquence entraînante. Un air, un refrain entraînant. EntraÎnement n. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'entraîner. 1. Action de communiquer un mouvement ; ensemble des dispositifs assurant cette action. Entraînement par courroie. Fig. Influence presque irrésistible sur les sentiments, le comportement d'une personne. Il est difficile de résister à l'entraînement des passions. L'entraînement de l'exemple a joué pour beaucoup dans sa décision. 2. Préparation méthodique à un examen, à un concours, à une activité qui présente une difficulté. À force d'entraînement, il était parvenu à parler correctement l'anglais. SPORTS. Ensemble des exercices par lesquels on prépare un sportif pour une compétition, un cheval pour la course. Manquer d'entraînement. Se plier à un sévère entraînement. Soumettre un cheval à un entraînement intensif. - MILIT. Préparation des jeunes recrues à la vie militaire. Un camp d'entraînement. Une période d'entraînement. EntraÎner v. tr. XIIe siècle. Dérivé de traîner, avec, pour le sens II, l'influence de l'anglais to train, « former, éduquer quelqu'un », « dresser (un animal) ». I. Mettre en mouvement. 1. Traîner avec soi, après soi. L'avalanche entraîna d'énormes blocs de pierre. Le courant avait entraîné l'embarcation loin du port. Le premier de cordée les entraîna dans sa chute. Fig. Cet homme d'affaires les a entraînés dans sa ruine. 2. MÉCAN. Mouvoir en communiquant son propre mouvement. Ce moteur entraîne deux machines. 3. Mener, conduire, attirer. Je le pris par le bras et l'entraînai à l'écart. Il entraîna ses amis au restaurant. Fig. Ce tribun a le talent d'entraîner les foules. Sa passion pour les œuvres d'art l'a entraîné dans de folles dépenses. Qui vous a entraînés dans ce complot ? Traiter cette question nous entraînerait trop loin. 4. Porter quelqu'un à agir après avoir vaincu sa résistance. Il fut entraîné à boire. La passion l'a entraîné. Il s'est laissé entraîner par l'habitude. 5. Fig. Avoir pour effet, pour résultat, pour conséquence inévitable. La guerre a entraîné la ruine du pays. Cette affaire peut entraîner des suites fâcheuses. Cela risque d'entraîner de longs retards. II. Soumettre à un entraînement. 1. SPORTS. Préparer un sportif en vue d'une épreuve, d'une compétition, un cheval pour la course. Entraîner des skieurs, des nageurs. S'entraîner en vue d'un championnat. 2. Par ext. Préparer une personne à un examen, à un concours, à une activité qui présente une difficulté. Entraîner ses élèves au calcul mental. Entraîner un interprète à la traduction simultanée. S'entraîner à parler en public. Par méton. Entraîner sa mémoire. Spécialt. Entraîner des soldats. Une armée bien entraînée. EntraÎneur n. m. XIXe siècle, d'abord en parlant des chevaux de course. Dérivé d'entraîner. 1. Personne capable d'entraîner les autres. Ne s'emploie qu'au sens figuré. Un entraîneur d'hommes. 2. SPORTS. Personne chargée de la préparation des chevaux pour la course, des sportifs en vue d'une compétition. Un entraîneur de chevaux. L'entraîneur d'une équipe de rugby, de football. Spécialt. Dans certaines épreuves, motocycliste qui précède un coureur cycliste afin de réduire la résistance que l'air lui oppose. EntraÎneuse n. f. XXe siècle. Dérivé d'entraîner.Jeune femme employée dans certains cabarets pour inciter les clients à boire. Entraitn. m. XIVe siècle, artref ; XVe siècle, antref, antrait. Composé de l'ancien français tref, « poutre » (voir Entraver) et d'une forme altérée de l'élément entre-.CHARPENTE. Poutre horizontale qui porte, dans une ferme de comble, les arbalétriers et le poinçon. |