n. f. XIXe siècle. Emprunté de l'allemand Entropie, dérivé savant du grec entropê, « action de se retourner », d'où « action de se transformer, changement ».PHYS. Grandeur, qui est une fonction d'état, caractérisant la tendance d'un système à évoluer spontanément vers un état d'équilibre, différent de l'état initial dans lequel il se trouvait. L'entropie s'exprime en joules par kelvin. Entropionn. m. XVIIIe siècle. Dérivé savant du grec entropê (voir Entropie), créé sur le modèle d'ectropion pour en former l'antonyme.PATHOL. Renversement du bord de la paupière vers le globe de l'œil, mettant les cils en contact avec la cornée. Entroquen. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin scientifique moderne entrochus, formé à l'aide du grec en, « dans », et trokhos, « roue, disque ».PALÉONT. Débris de crinoïdes fossiles. Calcaires à entroques. Entrouvert, -E adj. XIIe siècle. Participe passé d'entrouvrir.À peine ouvert, ouvert à demi. Avoir la bouche entrouverte. Regarder la rue par la fenêtre entrouverte. Entrouverturen. f. XIIe siècle. Dérivé d'entrouvrir, d'après ouverture.Rare. État de ce qui est entrouvert ; ouverture étroite. Entrouvrirv. tr. et pron. (se conjugue comme Couvrir). XIIe siècle. 1. V. tr. Ouvrir à demi, ouvrir un peu. Entrouvrir la porte, la fenêtre. Entrouvrir les yeux. 2. V. pron. S'ouvrir à demi, s'ouvrir à peine. Les roses commencent à s'entrouvrir. Ses yeux s'entrouvraient. La porte s'entrouvrit. Litt. S'ouvrir en s'écartant, en se déchirant. La terre s'entrouvrit. Les nuages s'entrouvrent et le soleil paraît. Enturbanné, -ÉE adj. XVIe siècle. Dérivé de turban.Coiffé d'un turban. Enturen. f. XIVe siècle. Dérivé d'enter. 1. ARBOR. Fente pratiquée dans l'écorce d'un arbre pour y introduire une ente, une greffe. 2. TECHN. Mode d'assemblage bout à bout de deux pièces de bois. Enture à tenaille, à queue d'aronde. Enture en sifflet. 3. En bijouterie, procédé frauduleux par lequel on détache la partie poinçonnée d'un bijou pour la souder sur un bijou de moindre valeur. énucléationn. f. XVe siècle. Dérivé savant du latin enucleatum, supin de enucleare (voir Énucléer).Action d'énucléer. énucléerv. tr. XIXe siècle. Emprunté du latin enucleare, « enlever le noyau ». 1. Vieilli. Extraire, ôter le noyau d'un fruit. Énucléer des cerises. (On dit aujourd'hui Dénoyauter.) 2. CHIR. Extraire une formation circonscrite qu'on détache des tissus environnants, comme on extrait le noyau d'un fruit. Spécialt. Ôter le globe oculaire. |