n. m. XIVe siècle, envaïsseur. Dérivé du radical du participe présent d'envahir.Celui qui envahit un territoire étranger, qui l'occupe par la force. Les envahisseurs avaient forcé nos frontières. Adjt. Parfois au féminin. Les armées envahisseuses. Envasementn. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'envaser.Action d'emplir ou de s'emplir de vase ; état de ce qui est empli de vase, envasé. Draguer un chenal pour lutter contre l'envasement. L'envasement d'un port. Envaserv. tr. et pron. XVIIe siècle. Dérivé de vase. I. V. tr. Remplir de vase, combler avec de la vase. Les alluvions ont envasé le port, la baie. II. V. pron. 1. Se remplir de vase, être obstrué par la vase. Faute d'entretien, le chenal s'est envasé. 2. S'enfoncer dans la vase. Ce canot s'envase. Fig. La discussion s'envase. Enveloppant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Participe présent d'envelopper. 1. Qui enveloppe, entoure complètement. Un tablier bien enveloppant. MILIT. Qui entoure l'ennemi de tous côtés. Mouvement enveloppant. Les blindés ont effectué une manœuvre enveloppante. 2. Fig. Qui tend à gagner les cœurs, à séduire par la douceur. Des manières enveloppantes. Un charme enveloppant, discret et pénétrant. Enveloppen. f. XIIIe siècle. Déverbal d'envelopper. 1. Ce qui sert à envelopper ; ce dont on entoure un objet pour le protéger. Ôter, défaire l'enveloppe d'un paquet, d'un colis. Une enveloppe de toile, de papier, de matière plastique. L'enveloppe isolante d'un câble électrique. L'enveloppe d'un ballon, d'un dirigeable, l'étoffe imperméable contenant le gaz aérostatique. L'enveloppe d'un pneumatique ou, ellipt., l'enveloppe, sa partie extérieure, destinée à protéger la chambre à air. 2. Pochette de papier dans laquelle on insère une lettre, en vue de son acheminement. Mettre une lettre sous enveloppe. Joindre à un courrier une enveloppe timbrée pour la réponse. Enveloppe doublée. Par méton. Somme d'argent remise sous enveloppe. Nous lui donnerons une enveloppe pour ses étrennes. Par ext., péj. Pot-de-vin, dessous-de-table. Il a reçu des enveloppes du fournisseur. 3. FINANCES PUBLIQUES. Montant global des différents crédits budgétaires affectés à un objectif, une opération ou un secteur déterminés, et qui peuvent être répartis entre divers organismes et institutions. Le ministère a augmenté l'enveloppe de la recherche. Enveloppe budgétaire, limite supérieure des crédits affectés à un programme, et dont la répartition interne peut être modifiée. 4. SC. NAT. Ce qui, dans la nature, entoure un organe, un tissu, etc., et constitue sa partie extérieure. Le foie et les reins sont entourés d'une enveloppe fibreuse. La coque de l'œuf des oiseaux est une enveloppe calcaire. Le calice et la corolle sont des enveloppes florales qui entourent le pistil et les étamines. 5. GÉOM. Courbe ou surface fixe à laquelle reste tangente une famille de courbes ou de surfaces variables. Le cylindre est l'enveloppe d'une famille de droites. 6. Fig. et litt. Apparence, forme extérieure. Sous une enveloppe épaisse, il cache un esprit fin et délié. Spécialt. L'enveloppe charnelle, le corps humain considéré comme le réceptacle de l'âme. Enveloppén. m. XXe siècle. Participe passé substantivé d'envelopper.CHORÉGR. Rotation du corps accompagnée du mouvement tournant d'une jambe autour de l'autre jambe, qui sert de pivot. Adjt. Tours fouettés enveloppés, pirouettes enveloppées. Enveloppé, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé d'envelopper. 1. Litt. Obscur, embarrassé. Raisonnement enveloppé. Parler d'une manière enveloppée, embrouillée à dessein. Discours enveloppé, sinueux, allusif, qui donne plus à entendre qu'il n'est dit. 2. Fig. et fam. Bien en chair, qui a un léger embonpoint. Il n'est pas gras mais enveloppé. Enveloppementn. m. XIIIe siècle. Dérivé d'envelopper.Action d'envelopper ; état de ce qui est enveloppé. L'enveloppement d'un colis. MÉD. Thérapeutique consistant à envelopper le corps ou une partie du corps dans des linges humides. Des enveloppements froids ont fait baisser la température. Enveloppements sinapisés. Par ext. Enveloppements d'algue, de boue minérale. - MILIT. Manœuvre par laquelle on déploie des troupes de manière à encercler l'ennemi. L'enveloppement de l'aile gauche de l'armée. Envelopperv. tr. Xe siècle. Dérivé de l'ancien français voloper, « envelopper », du bas latin faluppa, « balle de blé, brin de paille ». I. Entourer de tous côtés. 1. En recouvrant quelque chose d'une matière souple et protectrice. Envelopper un paquet avec de la toile, du papier, du carton. Envelopper un enfant dans une couverture. S'envelopper dans son manteau. Elle s'est enveloppé la tête d'un foulard. Par ext. En s'appliquant de tous côtés sur. Une housse enveloppe ce meuble. Un châle lui enveloppe les épaules. Sa tête était enveloppée de pansements. La plèvre enveloppe le poumon. Des écailles enveloppent les bourgeons de certains arbres. Par anal. Un tourbillon de poussière les enveloppa. Le brouillard enveloppait la forêt. Les ténèbres enveloppaient la ville. 2. MILIT. Encercler, cerner pour préparer une attaque. Il faut envelopper cette hauteur, cette position. Deux divisions furent enveloppées par un mouvement tournant de l'ennemi. II. Fig. 1. Cacher, déguiser, dissimuler sous une apparence trompeuse. Il enveloppe à dessein sa pensée. Un refus enveloppé de précautions. Des reproches enveloppés dans des paroles flatteuses. 2. Entourer. Envelopper ses enfants d'affection, de tendresse. Envelopper quelqu'un dans un regard protecteur, amical. Un personnage qui s'enveloppe de mystère. Par ext. La chaleur, le bien-être l'enveloppait. 3. Comprendre, impliquer, englober. Envelopper quelqu'un dans une accusation. Il s'est trouvé enveloppé dans cette faillite. Envenimementn. m. XIIe siècle. Dérivé d'envenimer.Action d'envenimer ; résultat de cette action. L'envenimement d'une plaie. |