n. f. XVIIe siècle. Probablement dérivé de pin.Nom usuel de certaines espèces de sapins ou d'autres résineux d'Amérique du Nord. Épinette blanche, sapin du Canada. Épinette rouge, mélèze d'Amérique. Spécialt. Au Canada, épicéa. épinetten. f. XIIIe siècle, au sens de « buisson épineux » ; XVIIIe siècle, au sens actuel. Dérivé d'épine.AGRIC. Cage d'osier à compartiments où l'on met les volailles que l'on veut engraisser. épineux, -EUSE adj. XIIe siècle, espinuse. Emprunté du latin spinosus, « couvert d'épines ». 1. Garni, couvert d'épines, de piquants. Une lande épineuse. Un rameau épineux. Des branches épineuses. Un poisson épineux. Subst. Le robinier, le groseillier sont des épineux. Une haie d'épineux. 2. Par anal. ANAT. Qui a la forme d'une épine. Apophyse épineuse, prolongement osseux médian de la face postérieure d'une vertèbre. 3. Fig. Hérissé de difficultés, d'embûches. Un sujet épineux. Une question épineuse. Par ext. Vieilli. Qui fait des difficultés sur tout. Un caractère épineux. épine-vinetten. f. (pl. Épines-vinettes). XVe siècle. Composé d'épine, au sens de « arbrisseau », et de l'ancien français vinette, dérivé de vin, à cause de la couleur des baies de cette plante.BOT. Arbrisseau qui porte des piquants et des baies rouges et acides. Par méton. Fruit de cette plante. Confiture, sirop d'épine-vinette. épinglagen. m. XIXe siècle. Dérivé d'épingler.Action de fixer avec des épingles ; résultat de cette action. L'épinglage d'une robe sur le mannequin. L'épinglage de papillons sur un carton. épinglen. f. XIIIe siècle, espingle. Issu du latin populaire *spingula, croisement du latin impérial spinula, « petite épine », et du bas latin spicula, diminutif de spica, « pointe ». 1. Petite tige de métal pointue à une extrémité et garnie à l'autre d'une tête, que l'on utilise pour fixer des matières souples et légères. La pointe d'une épingle. Il s'est piqué avec une épingle. Pelote à épingles, pelote d'épingles, voir Pelote. Par ext. Épingle double, épingle anglaise, épingle de nourrice, épingle de sûreté, recourbée sur elle-même et formant ressort, dont l'extrémité se loge dans un protège-pointe. Épingle à cheveux, fil d'acier replié par le milieu de manière à former deux branches parallèles, et dont les femmes se servent pour fixer leurs cheveux. Épingle neige, petite épingle à cheveux. Par anal. Virage en épingle à cheveux, virage serré d'une route qui repart brusquement en sens opposé. 2. Spécialt. Objet servant de parure et permettant de maintenir certaines pièces de l'habillement dans la position souhaitée. Épingle de cravate, bijou d'homme destiné à fixer la cravate. Épingle à chapeau, qui servait à maintenir en place le chapeau des femmes. 3. Très vieilli. Dons et gratifications que l'on ajoutait au prix d'un marché, d'un service rendu. Se disait notamment de ce qu'on donnait à une femme lorsqu'on avait conclu quelque arrangement avec son mari. 4. Expr. fig. Chercher une épingle dans une botte de foin (on dit plutôt Aiguille). Coups d'épingle, piqûres d'épingle, offenses légères, mais répétées. Monter en épingle, mettre en valeur, mettre en évidence pour mieux attirer l'attention ; exagérer l'importance de. Ce fait divers a été monté en épingle. Être comme une pelote d'épingles, être de mauvaise humeur, irrité. Des pointes d'épingle, des vétilles, des détails infimes. Notre différend porte sur des pointes d'épingle. Une tête d'épingle, une différence minime. Entre leurs opinions, il n'y a qu'une tête d'épingle. Être tiré à quatre épingles, être vêtu avec un soin minutieux. Tirer son épingle du jeu, se dégager adroitement d'une affaire qui tourne mal. épinglé, -ÉE adj. XIXe siècle. Participe passé d'épingler. 1. COUT. Fixé avec des épingles, de façon provisoire. Une robe épinglée, non encore bâtie. 2. TEXTILE. En parlant d'une étoffe. Qui comporte des cannelures régulières, faites de fils qui semblent avoir été roulés sur de fines épingles. Velours, taffetas épinglé. Subst. De l'épinglé. épinglerv. tr. XVIe siècle, au sens de « attacher, fixer avec une épingle » ; XIXe siècle, au sens 2. Dérivé d'épingle. 1. Fixer de façon sommaire et provisoire avec une ou plusieurs épingles. La couturière épingle son tissu avant de bâtir la robe. Épingler un insigne au revers de sa veste. Épingler une décoration, lors de sa remise officielle. 2. Par anal. Fig. et pop. Réussir à prendre quelqu'un sur le fait ; l'arrêter. La police l'a épinglé. Se faire épingler, se faire prendre sur le fait. Titre célèbre : Le Caporal épinglé, de Jacques Perret (1947). épinglerien. f. XIIIe siècle, espinguerie ; refait au XIXe siècle. Dérivé d'épingle.Fabrique, commerce d'épingles. épingletten. f. XIVe siècle. Dérivé d'épingle. 1. MINES. Tige de cuivre, fine et longue, servant à maintenir la mèche de la cartouche d'une mine pendant le bourrage du fourneau. -ARMES. Épingle de laiton servant à déboucher la lumière d'un fusil. 2. TEXTILE. Aiguille permettant de nettoyer les étoffes en cours de fabrication. 3. Insigne de petite dimension, portant les couleurs ou les symboles d'un pays, d'une province, d'une université, d'une association, d'une firme, etc. Un collectionneur d'épinglettes. Les enfants aiment arborer des épinglettes. |