n. f. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin impérial, du grec epôdos, composé à l'aide de epi, « sur », et ôdê, « chant ». 1. MÉTRIQUE. Dans un distique, vers plus court que celui qui le précède. La brièveté de l'épode donne un rythme plus léger au poème. Par ext. Distique formé de deux vers d'inégale longueur. Petit poème lyrique ou satirique dont les vers pairs sont plus courts que les vers impairs. Archiloque passe pour le créateur de l'épode. Les « Épodes » d'Horace. 2. PROS. GRECQ. Troisième partie d'un chœur lyrique, venant après la strophe et l'antistrophe, et qui s'en distinguait par le rythme. L'ensemble de la strophe, de l'antistrophe et de l'épode formait une triade. époin. m. XIIe siècle, au pluriel, espeiz, « broche à rôtir ». Probablement du germanique occidental *spit, « broche à rôtir ».VÈN. Pointe qui termine le bois du cerf.
épointagen. m. XIXe siècle. Dérivé d'épointer.Action d'épointer ; résultat de cette action. Procéder à l'épointage d'un outil.
épointementn. m. XVIIe siècle. Dérivé d'épointer.État de ce qui est épointé.
épointé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé d'épointer.Dont la pointe est émoussée. Un couteau épointé. HIPPOL. Cheval épointé, dont une hanche, brisée ou démise, n'est pas égale à l'autre. -VÈN. Chien épointé, qui s'est cassé les os de la cuisse.
épointerv. tr. XIe siècle, espointier. Dérivé de pointe. 1. Émousser un objet pointu en brisant ou en usant sa pointe. Épointer des ciseaux, une alêne. Pron. Ces aiguilles sont fragiles, elles s'épointent facilement. 2. Effiler en pointe une pièce de bois. Épointer un pieu à la hache. RELIURE. Épointer les nerfs, façonner en pointe les extrémités des ficelles, préalablement effilochées et encollées pour les faire passer dans les trous des cartons (on dit aussi Appointer).
épongen. f. XIIIe siècle. Issu du latin populaire *sponga, « éponge », du latin spongia, lui-même emprunté du grec spoggia, de même sens. 1. ZOOL. Animal marin ou d'eau douce, de l'embranchement des Spongiaires, qui vit fixé sur les rochers, et dont le squelette est constitué, suivant les espèces, tantôt de spicules calcaires ou siliceux, tantôt d'une trame élastique et cornée. Un banc d'éponges. Pêcheur d'éponges. 2. Cette trame élastique et cornée qui, du fait de sa capacité à absorber les liquides, est employée à divers usages domestiques. Éponge naturelle. Passer une éponge humide sur un meuble. Effacer le tableau noir avec une éponge. Se laver avec une éponge. Par anal. Objet fait de tissu spongieux, de matière plastique, de caoutchouc poreux, etc. Éponge artificielle. Éponge végétale. En apposition. Tissu éponge, tissu épais aux fils bouclés, à grand pouvoir d'absorption. Un peignoir de bain en tissu éponge. Ellipt. Une serviette éponge. 3. Expr. fam. Boire comme une éponge, sans retenue, avec excès. Passer l'éponge sur une faute, en effacer le souvenir, l'oublier, la pardonner. BOXE. Jeter l'éponge, en parlant du manageur d'un boxeur en difficulté au cours d'un combat, lancer une éponge ou une serviette au milieu du ring, en signe d'abandon. Fig. Reconnaître sa défaite, renoncer à une entreprise.
épongen. f. XVIIe siècle. Altération, sous l'influence d'éponge I, de l'ancien français esponde, « bord, rebord », du latin impérial sponda, « bois de lit ». 1. Extrémité de chacune des branches d'un fer à cheval. Par méton. Tumeur du coude produite par pression de l'éponge lorsque le cheval se couche, les jambes repliées. 2. VÈN. Dessous du talon des animaux à pied fourchu. L'éponge du cerf, du chevreuil. Par ext. Le talon lui-même.
épongerv. tr. (se conjugue comme Bouger). XIIIe siècle, soi espungier, « purifier sa conscience » ; XVIIIe siècle, au sens de « passer une éponge sur ». Dérivé d'éponge I. 1. Absorber un liquide avec une éponge ou un tissu spongieux. L'enfant éponge avec un buvard l'encre qu'il a renversée. Par méton. Éponger le sol avec une serpillière. Pron. S'éponger le front. 2. Fig. Néol. Résorber un excédent. Éponger les liquidités financières. Éponger une dette, la rembourser. Éponger des stocks.
éponten. f. XVIIIe siècle. Dans les départements houillers du Nord de la France, où le d devient t, variante d'esponde (voir Éponge II).MINES. Paroi délimitant une couche ou un filon.
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