n. f. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien pontello, « étai », dérivé de ponta, « pointe ».MARINE. 1. Chacun des étais verticaux, en bois ou en métal, qui soutiennent le pont d'un navire, notamment sous l'emplanture du mât. 2. Chacun des étais verticaux ou obliques qui maintiennent sur sa quille un navire en construction ou en réparation. épontillerv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé d'épontille.MARINE. Soutenir ou renforcer au moyen d'épontilles. Un navire solidement épontillé. éponymeadj. XVIIIe siècle. Emprunté du grec epônumos, « qui donne son nom à », composé à l'aide de epi, « sur », et onoma, « nom ».HIST. ANCIENNE. Qui donne son nom à une ville, à une tribu, à une dynastie, etc. Athéna était la déesse éponyme d'Athènes. Héros éponyme, dont une cité, une tribu tirait son nom. Les héros éponymes ou, subst., les éponymes des dix tribus d'Athènes. Spécialt. Se dit des magistrats qui donnaient leur nom à l'année. Archonte éponyme, éphore éponyme. Subst. Litt. Washington est l'éponyme de la capitale fédérale des États-Unis. épopéen. f. XVIIe siècle. Emprunté du grec epopoiïa, « composition d'un poème épique, épopée », composé à l'aide de epos, « parole », qui désigne au pluriel la poésie épique, et poiein, « faire ». 1. Vaste composition littéraire en vers, qui développe un thème historique ou légendaire et célèbre les actions d'un héros exemplaire ou les hauts faits d'un groupe. Épopée populaire. Épopée savante. « L'Iliade », « L'Énéide », « La Chanson de Roland », « Le Poème du Cid » sont des épopées. Par ext. « Les Martyrs », de Chateaubriand, sont une épopée en prose. « La Légende des siècles », de Victor Hugo, est une épopée composée d'une suite de poèmes épiques. 2. Par anal. Suite de faits historiques qui, par leur caractère héroïque, rappellent les récits épiques. L'épopée napoléonienne. Par ext. L'épopée de la science. 3. Fig. et iron. Suite d'évènements riche en incidents et en rebondissements divers. Notre voyage a été une véritable épopée. époquen. f. XVIIe siècle. Emprunté du grec epokhê, « point d'arrêt (notamment d'un astre), période, ère ». 1. Class. Moment historique marqué par un évènement considérable. L'époque de la fondation de Rome. La naissance de Jésus-Christ est l'époque où commence l'ère chrétienne. Aujourd'hui, s'emploie seulement dans l'expression Faire époque, laisser un souvenir durable, faire date. Ce procès fit époque. Par son originalité, son œuvre fera époque, elle marquera son temps. 2. Période historique considérée sous le rapport des évènements qui s'y déroulent, des caractères qui lui sont propres. Une époque troublée. Les grandes époques de l'Histoire. L'époque romaine. L'époque des Croisades. L'époque de la Révolution. L'époque contemporaine. Notre époque, celle où nous vivons. À notre époque, au temps où nous vivons. Il faut être de son époque, vivre avec son époque. Fam. Nous vivons une drôle d'époque ! Absolt. L'époque, celle dont il est question. Les grands hommes de l'époque. Par méton. L'ensemble des personnes qui appartiennent à la même époque. Un artiste méconnu de son époque. Spécialt. La Belle Époque, voir Beau. Haute époque, la plus ancienne, la plus lointaine. Haute époque égyptienne. Basse époque, la plus proche. Expr. péj. Des mœurs de basse époque, décadentes. 3. Moment déterminé de la vie d'une personne, d'une collectivité. À cette époque-là, je vivais loin de Paris. L'époque des vacances. L'époque des labours, des vendanges. À toutes les époques de la vie. Par ext. L'époque de la mue, de la floraison. Fig. L'époque des amours, le printemps. Expr. À l'époque de, au moment de. À l'époque des moissons. À l'époque, en ce temps-là. À l'époque, nous nous connaissions à peine. À pareille époque, au moment de l'année correspondant à celui dans lequel on se trouve présentement. L'an dernier à pareille époque, il a fait une chaleur accablante. 4. ARTS DÉCORATIFS. Période caractérisée par un style qui lui est propre. L'époque Louis XVI, l'époque Restauration. Expr. Un meuble, un objet d'époque, authentique, fabriqué à l'époque qui correspond à son style. De haute époque, dans le langage des antiquaires, désigne usuellement le mobilier du Moyen Âge ou de la Renaissance. Un meuble, une tapisserie de haute époque. 5. GÉOL. Division d'une période géologique. Époque éocène, miocène. Les époques glaciaires. Les époques de la création, d'après Buffon. 6. ASTRON. Instant origine à partir duquel sont comptés les temps, servant à définir, par exemple, la position sur son orbite d'un astre du système solaire. Les éphémérides du Bureau des longitudes utilisent actuellement l'époque 2000,0. 7. CINÉMA. Un film d'époque, qui retrace ou évoque avec un grand souci d'exactitude la vie d'une époque déterminée. épouffer (s')v. pron. XIXe siècle. Dérivé de pouffer.Vieilli. S'essouffler. Ne s'employait que dans la locution familière S'épouffer de rire (on dit aujourd'hui Pouffer de rire). épouillagen. m. XXe siècle. Dérivé d'épouiller.Action d'épouiller ; résultat de cette action. épouillerv. tr. XIVe siècle, espoueiller. Dérivé de l'ancien verbe pooillier (XIIIe siècle), « enlever les poux ». 1. Débarrasser de ses poux. Les prisonniers de guerre épouillaient leurs chemises. La guenon épouille son petit. Pron. Le clochard s'épouillait sur un banc. 2. Fig. Examiner, analyser d'un œil critique, avec un soin méticuleux, pour relever des fautes, des erreurs éventuelles. Épouiller un texte. époumoner (s')v. pron. XVIIIe siècle. Dérivé de poumon.Se fatiguer jusqu'à en perdre le souffle, à force de parler, de crier. L'orateur s'époumonait à vouloir dominer le vacarme. épousaillesn. f. pl. XIIe siècle. Issu du latin sponsalia, « fiançailles ».Vieilli. Célébration d'un mariage. Le jour des épousailles. Assister aux épousailles d'un parent. |