, -ELLE (qui se prononce kui ; ti se prononce ci) adj. XIXe siècle. Composé d'équi- et de potentiel. 1. SC. Se dit d'une ligne, d'une surface, dont tous les points ont le même potentiel, gravitationnel, électrique ou magnétique. 2. BIOL. Se dit de deux ou plusieurs ébauches embryonnaires qui ont les mêmes possibilités de développement. Se dit aussi des cellules ou des tissus qui ont les mêmes propriétés virtuelles. équitableadj. XVIe siècle. Dérivé d'équité. 1. Qui a le sens de l'équité. Un juge, un arbitre équitable. Une mère équitable avec ses enfants. 2. Qui est conforme à l'équité. Un jugement, un partage équitable. Un traité équitable. Une paix équitable. équitablementadv. XVIe siècle. Dérivé d'équitable.D'une manière équitable, conformément à l'équité. équitationn. f. XVIe siècle. Emprunté du latin impérial equitatio, de même sens.Art de monter à cheval, de conduire, de dresser des chevaux. École d'équitation. Un numéro d'équitation. Équitation en manège, à l'extérieur. Équitation savante, haute école. Équitation militaire, celle qui est enseignée à l'École nationale d'équitation de Saumur. L'équitation est devenue un sport olympique. équitén. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin aequitas, « égalité, esprit de justice », dérivé de aequus, « égal ». 1. Disposition de l'esprit consistant à accorder à chacun ce qui lui est dû. Un homme plein d'équité. Traiter quelqu'un avec équité. Faire confiance à l'équité d'un médiateur. 2. Manière de résoudre les litiges qui consiste à reconnaître impartialement le droit de chacun, sans faire acception de personne et sans obéir à d'autres principes que ceux de la justice distributive. Un règlement conforme à l'équité. Une loi contraire à l'équité. Une justice sans équité. Contre toute équité. En toute équité, il n'avait pas droit à cet héritage. Expr. Juger, statuer en équité, selon l'équité, se dit de l'amiable compositeur qui a reçu des parties le droit de régler un différend sans observer les règles ordinaires de la procédure. Par ext. Par opposition au droit strict, modération raisonnable apportée dans l'application de la loi, en considération de circonstances particulières. Si la justice relève de la loi, l'équité relève de l'éthique. équivalencen. f. XIVe siècle. Emprunté du latin médiéval aequivalentia, « quantité, valeur égale ».Égalité de valeur entre deux éléments, deux notions. Équivalence des forces. L'équivalence des revenus de deux familles. L'équivalence des mérites de deux candidats, des droits de deux adversaires. Spécialt. ENSEIGN. Égalité de valeur entre des titres universitaires, qui est reconnue en application des règlements nationaux ou internationaux. Équivalences universitaires. Ce diplôme est admis en équivalence de la licence. - PHYS. Équivalence entre énergie mécanique et énergie calorifique. - MATH. Relation d'équivalence, relation réfléchie, symétrique et transitive. - GÉOM. Le fait pour des figures d'avoir une surface égale sans être superposables. L'équivalence d'un triangle et d'un losange. équivalent, -ENTE adj. et n. XIVe siècle. Emprunté du bas latin aequivalens, participe présent de aequivalere (voir Équivaloir). I. Adj. 1. Qui est de même valeur. Les héritiers ont reçu des parts équivalentes. Dans ces deux pays, les revenus par habitant sont équivalents. L'indemnité qu'on lui accorda fut équivalente au dommage subi. Par ext. Qui est de même importance, qui a le même sens. Ils occupent des situations équivalentes. Ces expressions sont équivalentes. 2. MATH. Qualifie deux éléments d'un ensemble qui présentent une relation d'équivalence. Équations équivalentes, qui admettent la même solution. - GÉOM. Figures équivalentes, qui ont la même surface, sans être superposables. II. N. m. Ce qui est de même valeur. 1. Valeur égale ou estimée telle. Il verse en impôts l'équivalent de trois mois de revenus. Offrir des équivalents. Dédommager par équivalent. Par ext. Un crime sans équivalent dans l'histoire, un crime sans précédent. 2. PHYS. Équivalent mécanique de la calorie, travail en joule produit par une calorie. Une calorie est l'équivalent de 4,18 joules. équivaloirv. intr. (se conjugue comme Valoir). XVe siècle. Emprunté du bas latin aequivalere, « égaler, valoir autant que », composé de aequi-, « égal », et valere, « valoir ». 1. En parlant de prix, de poids, de surfaces, de volumes, etc. Être de même valeur. À Paris, la pinte équivalait à 0,93 litre. Le mille marin équivaut à 1852 mètres. En musique, une blanche équivaut à deux noires. 2. Revêtir la même importance, le même intérêt ; avoir le même sens, le même effet. Votre réponse équivaut à un refus. Cette expression-là équivaut à celle-ci. 3. Pron. S'équivaloir, être équivalent. Les deux projets s'équivalent. Les candidats s'équivalaient. équivoqueadj. et n. f. XIIIe siècle. Emprunté du bas latin aequivocus, « à double sens », composé de aequi-, « égal », et vocus, dérivé de vox, vocis, « voix, parole ». I. Adj. 1. Qui a un double sens ; qui peut recevoir plusieurs interprétations, ambigu. Un terme équivoque. Des mots équivoques. Une phrase équivoque. L'orateur a tenu des propos équivoques. On nous a donné une réponse équivoque. PROS. Rime équivoque, voir Équivoquer. Par ext. À double entente et comportant des sous-entendus grossiers. Des jeux de mots, des plaisanteries équivoques. 2. Dont la nature est difficile à pénétrer, dont la signification n'est pas certaine, qui peut s'expliquer de diverses façons. Un signe équivoque. Des traces équivoques. 3. En parlant d'une personne. Suspect, douteux, propre à inspirer la défiance. Un personnage équivoque. Par méton. Il a une attitude, une conduite, une réputation équivoque. II. N. f. 1. Parole, phrase à double entente, ou qui prête à malentendu. Ce passage n'est pas clair : il y a une équivoque dans les dernières lignes. Par ext. Plaisanterie osée, graveleuse. Risquer des équivoques de mauvais goût. 2. Manque de clarté dans une action, une situation, qui laisse dans l'incertitude. Il subsiste une équivoque fâcheuse dans cette affaire. Je ne veux plus entre nous la moindre équivoque. L'équivoque est dissipée. Sa conduite prête à l'équivoque. Loc. Sans équivoque, sans obscurité, sans incertitude. Une réponse sans équivoque. Il était coupable, sans équivoque possible, sans qu'il y ait de doute possible. équivoquerv. intr. XVIe siècle. Dérivé d'équivoque.Vieilli. 1. User de termes équivoques, généralement avec l'intention de tromper. 2. Se livrer à des jeux de mots, des calembours, des à-peu-près. PROS. Adjt. Rime équivoquée, dans laquelle le même groupe de sons qui termine les vers consonants a dans chacun un sens plein et différent. |