v. tr. XVIIe siècle. Dérivé d'étrésillon.TECHN. Soutenir, caler, étayer avec un ou plusieurs étrésillons. étriern. m. XIe siècle, estreu. Probablement issu de l'ancien bas francique *streup, « boucle, étrier ». 1. ÉQUIT. Pièce de harnachement en forme d'anneau, pendue à la selle par une courroie et où le cavalier engage le pied pour trouver un appui. L'œil de l'étrier, où passe l'étrivière. Le plancher d'un étrier, où repose la semelle du cavalier. Chausser, déchausser les étriers. Croiser les étriers sur l'encolure. Chausser à fond les étriers. Raccourcir, allonger, ajuster les étriers. La selle d'amazone ne comporte qu'un étrier, à gauche de la selle. Tenir l'étrier à quelqu'un pour l'aider au montoir. Se lever sur ses étriers. Vider les étriers. Expr. Avoir le pied à l'étrier, être prêt à se hisser en selle et, fig., être sur le point de partir. Courir à franc étrier (vieilli), parcourir à vive allure une grande distance. Fig. On lui a mis le pied à l'étrier, on l'a aidé à bien débuter dans sa profession, dans sa carrière. Tenir l'étrier à quelqu'un, l'aider dans les débuts d'une entreprise. Fam. Le coup de l'étrier, voir Coup. 2. Par anal. ANAT. Osselet de l'oreille moyenne dont la forme rappelle celle d'un étrier. - CHIR. Accessoire de table d'opération ou d'examen destiné à immobiliser le pied et la jambe du patient. Instrument utilisé pour la réduction des fractures. - TECHN. Instrument ou pièce, le plus souvent métallique, en forme de « U », servant à soutenir, fixer ou serrer divers objets. étrillagen. m. XIXe siècle. Dérivé d'étriller.Action de frotter un animal avec une étrille. étrillen. f. XIIIe siècle, estrille. Issu, par l'intermédiaire du latin populaire *strigila, du latin classique strigilis, « râcloir », ou déverbal d'étriller. 1. Instrument métallique dentelé servant au pansage des chevaux, des mulets, etc. Donner un coup d'étrille à son cheval. 2. Crabe dont les pattes postérieures sont munies de palettes qui lui permettent de nager. L'étrille commune des mers européennes est comestible. étrillerv. tr. XIIe siècle, estriller. Issu du latin populaire *strigilare, dérivé de *strigila (voir Étrille). I. Frotter, nettoyer avec l'étrille. Étriller un cheval. II. Fig. et fam. 1. Maltraiter. On l'a étrillé de belle manière. L'auteur s'est fait étriller par la critique. 2. Faire payer trop cher un achat ou un service. Ce marchand étrille ses clients. étripagen. m. XIXe siècle. Dérivé d'étriper.Action d'étriper. L'étripage des poissons. étriperv. tr. et pron. XVIe siècle. Dérivé de tripe. 1. V. tr. Vider un animal de ses tripes. Étriper un veau, un cochon. 2. V. pron. Fig. et fam. S'entrebattre avec acharnement, se disputer avec violence. On a vu le moment où ils allaient s'étriper. étriqué, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé d'étriquer.Qui n'a pas l'ampleur suffisante, trop étroit. Ce costume est étriqué. Fig. Des conceptions étriquées. Un esprit étriqué, une morale étriquée. Mener une existence étriquée. étriquerv. tr. XVIIIe siècle. Probablement issu du moyen néerlandais strijken, « s'étendre », par une évolution sémantique obscure. 1. Rare. Rendre trop étroit. En retouchant cette robe, la couturière l'a étriquée. Le tailleur a étriqué cet habit. Fig. Il a étriqué son discours. 2. En parlant d'un vêtement. Serrer excessivement. Ce vêtement vous étrique. 3. MENUISERIE. Amincir une pièce de bois afin qu'elle s'ajuste à une autre. étriven. f. XVIIIe siècle. De l'ancien français estrif, variante d'étrier.MARINE. Position d'une manœuvre qui forme un coude avec un espar ou une autre manœuvre. Amarrage en étrive, amarrage fait sur deux cordages au point où ils se croisent. |