n. m. XIXe siècle. Dérivé d'évider.Rare. Voir Évidement. évidementn. m. XIXe siècle. Dérivé d'évider. 1. Action d'évider ; résultat de cette action. L'évidement d'une pierre, d'une poutre. CHIR. Opération consistant à vider de son contenu une cavité naturelle ou pathologique. Évidement d'un os, élimination chirurgicale de la partie intérieure d'un os, le périoste étant conservé. (On dit aussi, plus rarement, Évidage.) 2. Endroit évidé. Une statue placée dans l'évidement d'un mur. évidemment(emmen se prononce aman) adv. XIIIe siècle. Dérivé d'évident. 1. D'une manière absolument certaine, à l'évidence. Montrer, prouver, faire voir, connaître évidemment la vérité d'une proposition, d'un théorème (vieilli). Il était évidemment coupable. de toute évidence. Il est évidemment en très mauvaise santé. 2. Placé en tête de phrase ou employé seul. Certainement, bien sûr, assurément. Évidemment, vous avez raison. « Viendrez-vous ce soir ? - Évidemment ! » Évidemment, cette solution est coûteuse, mais il n'y en a pas d'autre. évidencen. f. XIVe siècle. Emprunté du latin evidentia, de même sens, dérivé de evidens (voir Évident). 1. Qualité de ce qui emporte l'assentiment immédiat de l'esprit en s'imposant à lui de façon claire et distincte. L'évidence mathématique. L'évidence d'une proposition, d'une démonstration. L'évidence de votre bon droit. Une évidence éclatante. Par méton. Chose dont la réalité ou la vérité est évidente. Il est en train de démontrer une évidence. Se cantonner dans des évidences. Expr. Se rendre à l'évidence, cesser de discuter ce qui est hors de doute. Se refuser à l'évidence, s'entêter à contester ce qui ne saurait être mis en doute. Nier l'évidence. De toute évidence, de façon certaine et assurée. De toute évidence, il ne comprend pas. 2. Qualité de ce qui est clairement perçu par les sens, notamment par la vue. L'évidence sensible. L'évidence de sa jeunesse. L'évidence de son trouble. Loc. En évidence. Être en évidence, être exposé à la vue de tous. Mettre, laisser en évidence, placer de façon à rendre bien visible. Posez ce dossier en évidence sur son bureau. Fig. Mettre en évidence, souligner, insister sur. Mettre en évidence les qualités d'une machine, les exposer clairement. Se mettre en évidence, se montrer, chercher à se faire remarquer. évident, -ENTE adj. XIVe siècle. Emprunté du latin evidens, « clair, manifeste », dérivé de videre, « voir ». 1. Qui s'impose clairement à l'esprit, qui est certain. C'est une vérité évidente. Une proposition évidente. C'est là une erreur évidente. Il met à nous renseigner une mauvaise volonté évidente. Loc. impers. Il est évident que..., il est certain que... Il est évident que vous avez besoin de repos. Formule d'acquiescement. C'est évident. 2. Immédiatement perceptible, notamment par la vue. Donner des marques évidentes de son embarras. Un piège évident. Une disproportion évidente. <!--Oui-->Ce mot ne doit pas être employé pour signifier : « de réalisation facile ». On ne dira pas, en ce sens : Ce n'est pas évident, mais : Ce n'est pas facile. éviderv. tr. XIIe siècle, au sens de « vider entièrement » ; XVIIe siècle, au sens 1. Dérivé de vider. 1. Creuser un objet. Évider un bloc de pierre pour en faire une auge, un tronc d'arbre pour en faire une pirogue. CUIS. Évider un légume, un fruit. 2. Spécialt. ARBOR. Évider un arbre, élaguer les branches du milieu, qui ne reçoivent pas assez de lumière. - ARMURERIE. Évider la lame d'une épée, la canneler pour l'alléger. - COUT. Échancrer. Évider l'encolure d'une robe. évidoirn. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'évider.TECHN. 1. Outil ou instrument servant à évider. Un évidoir de sabotier. 2. Sorte d'établi comportant une échancrure où l'on assujettit les pièces à évider. L'évidoir du charron. éviern. m. XIIIe siècle, euwier, « égout pour l'écoulement des eaux usées ». Issu, par l'intermédiaire du latin impérial aquarium, « réservoir à eau », du latin classique aquarius, « qui concerne l'eau », dérivé de aqua, « eau ».Bassin fixe de pierre, de métal, de faïence, à rebord large, aujourd'hui généralement pourvu d'une arrivée d'eau et dont le fond est percé d'un orifice d'écoulement, dans lequel on lave la vaisselle, les légumes, etc. Évier simple, évier double, à un ou deux bacs. Vider une bassine dans l'évier. L'évier est bouché. évincerv. tr. (se conjugue comme Avancer). XVe siècle. Emprunté du latin evincere, « vaincre complètement », de vincere, « vaincre ». 1. DROIT. Retirer juridiquement à quelqu'un un bien, un droit qu'il possédait ou dont il jouissait de bonne foi. Un jugement l'évinça de cet immeuble. Évincer un locataire, un fermier. 2. Enlever à quelqu'un une fonction, une dignité, une position dans un groupe, etc., ou l'empêcher par intrigue d'y accéder, pour s'en emparer ou la faire passer à un autre. On l'a évincé de ce poste. Il a évincé son concurrent par de basses manœuvres. éviscérationn. f. XVIe siècle. Dérivé d'éviscérer. 1. Action d'éviscérer ; résultat de cette action. L'éviscération d'un bœuf à l'abattoir. 2. Spécialt. PATHOL. Sortie de viscères abdominaux par une plaie opératoire qui s'est rouverte. - CHIR. Éviscération de l'œil ou éviscération oculaire, opération consistant à vider le globe oculaire de son contenu, en ne conservant que la sclérotique afin d'y implanter une prothèse. |