v. tr. XVe siècle. Emprunté du latin expulsare, « renvoyer (une balle) », de expellere, « repousser, bannir ». 1. Chasser quelqu'un du lieu où il est établi. On l'expulsa de sa maison, de la ville. DROIT. Contraindre à quitter un lieu, un pays, en vertu d'une décision judiciaire, d'une mesure administrative. Ce locataire a été expulsé après expiration de son bail. Expulser un étranger en situation irrégulière. 2. Faire sortir par la force, la contrainte. La police expulsa les manifestants. Expulser les perturbateurs d'une assemblée. 3. Exclure d'un groupe, d'une société, d'une compagnie. Son comportement le fit expulser de l'équipe. Ce tricheur fut expulsé du cercle. 4. MÉD. Évacuer, rejeter hors de l'organisme. Expulser un calcul. Expulsionn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin expulsio, « bannissement ».Action d'expulser. 1. Le fait de chasser quelqu'un du lieu où il est établi. L'expulsion des Juifs hors d'Espagne par les Rois catholiques. DROIT. Mesure prise par une juridiction pour libérer un local indûment occupé. L'expulsion d'un locataire, d'un fermier. Mesure de police administrative ordonnant à un étranger de quitter le territoire national. Un arrêté d'expulsion. 2. Action de faire sortir par la force. L'expulsion de grévistes hors d'une usine. L'expulsion d'un perturbateur hors d'une salle de spectacle. 3. Action d'exclure d'un groupe. L'expulsion d'un joueur par l'arbitre. L'expulsion d'un élève pour mauvaise conduite. 4. MÉD. Action d'évacuer hors de l'organisme. - OBSTÉTRIQUE. Dernière phase de l'accouchement. Expurgationn. f. XIIe siècle, espurgaciun, au sens de « justification » ; refait au XIVe siècle. Dérivé du latin expurgatio, « justification, excuse », de expurgare, « nettoyer, purger », puis « disculper, justifier ».Action d'expurger ; résultat de cette action. Expurgerv. tr. (se conjugue comme Bouger). XIIe siècle, espurgier ; XIVe siècle, expurger. Emprunté du latin expurgare, « nettoyer, purger ».Corriger un livre, un texte en supprimant les expressions, les passages qu'on juge inconvenants ou contraires à la morale, à la religion. Expurger un roman. Une édition expurgée. Par méton. Expurger un auteur. Un Horace expurgé. Par anal. Expurger une société, une compagnie, en exclure certains membres dont la présence est jugée regrettable ou dangereuse. Exquis, -ISE adj. XIIIe siècle, esquis ; refait au XIVe siècle d'après le latin exquisitus, « recherché, raffiné ». Participe passé de l'ancien verbe esquerre, issu du latin populaire *exquaerere, « rechercher ». 1. Class. Qui est choisi entre plusieurs, recherché, accompli en son genre. C'est un homme du plus exquis savoir. Des châtiments, des tourments exquis. Spécialt. MÉD. Dans l'expression Douleur exquise, douleur intense provoquée par la pression en un point précis et très limité du corps. 2. Qui plaît par ses qualités rares, remarquables. Un vin exquis. Servir des mets, un repas exquis. Une broderie, une dentelle exquise. Un ouvrage exquis. Par méton. Une saveur exquise. Une sensation exquise. Une miniature d'un travail exquis. Cela est fait d'une manière exquise, avec un soin exquis. En parlant d'une personne. Une exquise musicienne, qui se distingue par son talent raffiné. Par anal. Qui produit l'impression la plus agréable ; que l'on juge digne de louange. Un teint exquis. Une taille exquise. Une toilette, une robe exquise ou, par méton., d'un goût exquis. Un sourire exquis, une moue exquise. Il fait un temps exquis. Nous avons passé en leur compagnie une heure, une journée exquise. Nous garderons de cette promenade un souvenir exquis. 3. Qui est remarquable par ses qualités de cœur, d'esprit. C'est un être, un ami exquis. Des hôtes exquis. Une femme exquise. Par méton. Qui manifeste une sensibilité délicate, qui est d'une civilité raffinée. Faire preuve d'une politesse exquise, d'un tact exquis. Une exquise courtoisie. Il a eu pour vous un mot exquis, des attentions exquises. Exquisémentadv. XVIe siècle, exquisement. Dérivé d'exquis.Litt. D'une manière exquise. Chanter exquisément. S'habiller exquisément. Exsangueadj. XVIe siècle. Emprunté du latin exsanguis, « qui n'a pas de sang, pâle, livide ». 1. Qui a perdu beaucoup de son sang. Le corps exsangue du blessé. 2. D'une extrême pâleur ; livide. Un visage exsangue. Des lèvres exsangues. 3. Fig. Qui a perdu sa force, sa vitalité, sa vigueur. Une nation exsangue après un long conflit. Une économie exsangue. Exsanguino-transfusionn. f. (pl. Exsanguino-transfusions). XXe siècle. Composé d'exsanguino-, dérivé, avec le préfixe ex-, du latin sanguis, sanguinis, « sang », et de transfusion.MÉD. Remplacement d'une importante quantité de sang d'un patient par une quantité équivalente de sang provenant de donneurs compatibles. Exstrophien. f. XIXe siècle. Emprunté du grec ekstrophê, « renversement, dislocation ».PATHOL. Malformation d'un organe creux caractérisée par le renversement de sa muqueuse, qui est alors mise à nu. L'exstrophie vésicale. Exsuccionn. f. XVIIIe siècle. Formé, d'après succion, sur le latin exsugere, « sucer entièrement ».Action de sucer, d'absorber par la force de succion. Les ventouses produisent une sorte d'exsuccion. |