n. m. XXe siècle. Formé à l'aide d'extéro-, du latin exter, « du dehors », sur le modèle de récepteur.PHYSIOL. Cellule sensorielle située à la périphérie de l'organisme et qui reçoit les informations venues de l'extérieur. Les extérocepteurs de la peau, de l'œil. Exterritorialitén. f. XIXe siècle. Dérivé de territorial.DROIT INTERNATIONAL. Fiction juridique en vertu de laquelle les représentants diplomatiques d'un État ne sont pas soumis à l'autorité et aux lois de l'État étranger où ils exercent leurs fonctions, étant considérés comme résidant sur leur territoire national. Jouir de l'exterritorialité. Bénéfice, privilège de l'exterritorialité. Extincteur, -TRICE adj. et n. XVIIIe siècle. Emprunté du latin exstinctor, « celui qui éteint, qui étouffe », dérivé du supin de exstinguere, « éteindre ». 1. Adj. Qui sert à éteindre le feu. Produit extincteur. Mousse extinctrice. Appareil extincteur. 2. N. m. Appareil qui contient un produit permettant de combattre un début d'incendie. Extincteur à eau pulvérisée, à mousse carbonique. Extinctionn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin exstinctio, « extinction, anéantissement », dérivé du supin de exstinguere, « éteindre ». 1. Action d'éteindre ; le fait de s'éteindre. L'extinction du feu, d'un incendie. MILIT. Extinction des feux, ordre d'éteindre toutes les lumières et, par ext., signal marquant, dans les garnisons, l'heure où les lumières doivent être éteintes. Sonner l'extinction des feux. - DROIT. Extinction des bougies, des feux, au cours d'une vente aux enchères à la bougie, moment où s'éteignent les trois bougies, l'adjudication étant alors prononcée au profit du dernier enchérisseur. - CHIM. Extinction de la chaux, action d'hydrater de la chaux vive pour la transformer en chaux éteinte. Par anal. MÉD. Extinction de voix, altération le plus souvent passagère des cordes vocales qui rend la voix presque inaudible. 2. Fig. Action d'abolir, de mettre fin ; le fait de prendre fin, de ne plus exister. L'extinction d'un privilège. Lutter jusqu'à l'extinction de ses forces ou, ellipt. et vieilli, jusqu'à extinction, jusqu'à l'épuisement. DROIT. Disparition d'une situation juridique, dénouement d'un lien juridique ; cessation, expiration. L'extinction de l'action publique. Extinction d'usufruit. Les modes d'extinction d'une obligation. L'extinction d'une dette, d'une rente viagère. 3. Spécialt. Disparition d'un groupe d'êtres vivants qui a perdu tous ses représentants. Une espèce animale en voie d'extinction. L'extinction d'une tribu, d'une ethnie. L'extinction d'une famille, d'une maison régnante, en l'absence de descendants directs. Après l'extinction des Valois, la Couronne de France passa aux Bourbons. Extinguibleadj. XVIe siècle. Emprunté du bas latin exstinguibilis, « qu'on peut éteindre, anéantir », dérivé de exstinguere, « éteindre ».Rare. Qui peut être éteint. Fig. Qui peut être apaisé, soulagé. Extirpableadj. XIXe siècle. Dérivé d'extirper.Qui peut être extirpé. Des racines difficilement extirpables. Extirpateur, -TRICE n. XVe siècle, au sens 1 ; XIXe siècle, au sens 2. Emprunté du latin chrétien exstirpator, « celui qui déracine, qui extirpe ». 1. Rare et toujours au sens figuré. Personne qui extirpe, fait disparaître, détruit radicalement. Extirpateur d'hérésies. Extirpateur des abus. 2. N. m. AGRIC. Instrument aratoire muni de dents et de lames tranchantes utilisé pour couper les racines des mauvaises herbes tout en effectuant un labour superficiel. Extirpationn. f. XVe siècle. Emprunté du latin impérial exstirpatio, « déracinement ».Action d'extirper ; le fait d'être extirpé. L'extirpation d'une souche. L'extirpation d'une verrue, d'une tumeur, d'un projectile. Fig. Destruction radicale. L'extirpation d'un préjugé. Extirperv. tr. XIIIe siècle, estirper. Emprunté du latin exstirpare, « déraciner », dérivé de stirps, « souche, racine ». 1. Arracher une plante avec ses racines, de sorte qu'elle ne puisse plus repousser. Extirper des orties, des ronces. Pron. Le chiendent s'extirpe très difficilement. Par anal. CHIR. Enlever entièrement. Extirper un cor, une tumeur, un polype. Fig. Détruire radicalement, faire disparaître entièrement ce qui semble dangereux, condamnable. Extirper la racine du mal. Extirper des vices, des superstitions. Extirper une hérésie. 2. Par ext. Fam. Tirer, faire sortir d'un lieu secret ou profond. Extirper une clé de sa poche. Pron. Il s'extirpa avec peine de son fauteuil. Extorquerv. tr. XIVe siècle. Emprunté du latin extorquere, « déboîter ; arracher ; obtenir par force », dérivé de torquere, « tordre ».Obtenir par la violence, la menace, la contrainte ou la ruse. Extorquer de l'argent à quelqu'un. On lui a extorqué des aveux sous la torture. Il a fini par m'extorquer cette promesse. Un consentement extorqué. |