n. m. (pl. Fesse-mathieux). XVIe siècle. Composé de fesse, forme conjuguée de fesser, et du nom de saint Matthieu, patron des changeurs. Proprement « (qui) bat saint Matthieu avec des verges (pour lui soutirer de l'argent) ».Fam. Anciennt. Usurier. Par ext. Auj. Avare, grippe-sou. Ce n'est qu'un ladre, un fesse-mathieu. Fesserv. tr. XVe siècle, au sens de « battre avec des verges ». Dérivé de l'ancien français faisse, fece, « bande, lien », du latin fascia, « bande, bandelette ». Le verbe doit son sens actuel à un rapprochement avec fesse, auquel il n'est pas lié étymologiquement.Frapper sur les fesses, pour châtier, corriger. Fesser un enfant. Expr. Être à fesser, être exaspérant, insupportable. Ce garnement est à fesser. Expr. fig. et vieillie. Fesser le vin, en boire rapidement une quantité considérable. Voilà un convive qui fesse bien son vin.
Fessier, -IÈRE adj. et n. XVIe siècle. Dérivé de fesse. 1. Adj. Relatif à la fesse. Artère fessière. Muscle fessier. Appui fessier. 2. N. m. Chacun des muscles de la fesse. Le grand, le moyen, le petit fessier. Par ext. Fam. Les fesses.
Fessu, -UE adj. XIIIe siècle. Dérivé de fesse.Fam. Qui a de grosses fesses.
Festif, -IVE adj. XVe siècle. Emprunté du latin festivus, « gai », dérivé de festus, « en fête ».Qui a les caractères d'une fête ; relatif à une fête. Ambiance festive (on dit mieux Ambiance de fête).
Festinn. m. XIVe siècle. Emprunté de l'italien festino, « repas de fête », diminutif de festa, « fête ».Repas de fête, d'apparat. Préparer un festin. Festin de noces. Festin royal. Expr. Un festin de Balthazar, par allusion au repas sacrilège donné par le dernier roi de Babylone, une orgie et, par affaibl., un repas somptueux. Un festin de Lucullus, par allusion aux repas fastueux donnés par ce consul romain, un repas de haute gastronomie. Spécialt. Repas où l'on ne sert qu'une seule sorte de mets, et de grande qualité. Un festin de fruits de mer. Titre célèbre : Dom Juan ou le Festin de pierre, de Molière (1665).
Festinationn. f. XIVe siècle, au sens de « hâte » ; XXe siècle, au sens moderne. Emprunté du latin festinatio, dérivé de festinatum, supin de festinare, « se hâter ».PATHOL. Accélération involontaire de la marche, accompagnée d'une inclinaison du corps en avant, que l'on observe chez des personnes atteintes de certaines maladies du système nerveux.
Festinerv. tr. et intr. XIVe siècle, comme verbe transitif ; XVIIe siècle, comme intransitif. Dérivé de festin. 1. V. tr. Class. Offrir un festin à. Festiner une princesse. 2. V. intr. Vieilli. Faire festin. On festina toute la semaine.
Festivaln. m. (pl. Festivals). XIXe siècle. Emprunté de l'anglais festival, « période de fête, fête musicale », emprunté lui-même de l'ancien français festival, « de fête ».Ensemble de manifestations musicales périodiques, se déroulant pendant plusieurs journées, et qui sont liées à un lieu, un genre, une époque, un compositeur. Festival de Salzbourg, d'Aix-en-Provence, de Bayreuth. Festival de musique sacrée. Festival de jazz. De nombreux festivals ont lieu en été. Par ext. Ensemble de manifestations artistiques. Le festival de Cannes, le festival de Venise, consacrés au cinéma. Le festival d'Avignon, consacré au théâtre. Fig. et fam. Un festival de mots d'esprit.
Festivitén. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin festivitas, « gaieté », dérivé de festivus, « gai », de festus, « en fête ».Ensemble de réjouissances qui marquent la célébration d'une fête. Surtout au pluriel. Un bal marquera la fin des festivités.
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