, -ÉE adj. XIXe siècle. Dérivé de feuillage.Qui est garni de feuillage ou d'ornements imitant un feuillage. Chapiteaux feuillagés. Rideaux feuillagés. Feuillagisten. XIXe siècle. Dérivé de feuillage.Personne qui fabrique des feuillages artificiels. Feuillaisonn. f. XVIIIe siècle. Dérivé de feuiller I.Renouvellement annuel des feuilles, produit par le développement des bourgeons. Le printemps est l'époque de la feuillaison. Les arbres étaient en pleine feuillaison. Par méton. Période de l'année où se produit ce renouvellement (on dit aussi Foliation). La feuillaison approche. Feuillant, -ANTINE n. XVIIe siècle. Du nom de l'abbaye de Feuillant, où Jean de La Barrière créa une congrégation en 1586. 1. Religieux, religieuse appartenant à une congrégation réformée de l'ordre de Cîteaux, constituée en ordre indépendant dès le XVIe siècle. L'ordre des Feuillants et des Feuillantines fut dissous en 1791. Victor Hugo habita, dans son enfance, l'ancien couvent des Feuillantines, à Paris. Titre célèbre : « Aux Feuillantines », poème des Contemplations, de Victor Hugo (1856). 2. N. m. HIST. En 1791 et 1792, membre d'un club regroupant les partisans de la monarchie constitutionnelle, dont les réunions avaient lieu dans l'ancien couvent des Feuillants à Paris, et dont firent partie notamment La Fayette et Sieyès. Feuillantinen. f. XVIIe siècle, fueillentine. D'origine obscure.Petit gâteau fait d'un rectangle de pâte feuilletée que l'on humecte avec du blanc d'œuf et que l'on saupoudre de sucre avant cuisson. Feuillardn. m. XIVe siècle, foillart. D'origine obscure. 1. Fourrage composé de branches d'arbres ou d'arbrisseaux encore garnies de leurs feuilles. 2. Longue bande de bois flexible, obtenue en fendant une branche de châtaignier dans sa longueur, et utilisée par les tonneliers pour cercler les futailles. Une botte, un paquet de feuillards. Par anal. Bande étroite et mince découpée dans une matière résistante, et utilisée pour cercler ou renforcer un assemblage. Un tonneau cerclé de feuillards de fer. Entourer de feuillards une caisse, un emballage. 3. MÉTALL. Large plaque de métal très mince, obtenue par laminage. Feuillen. f. XIIe siècle, fueille, foille. Issu du pluriel du latin folium, « feuille d'arbre ». I. BOT. 1. Organe végétal, généralement mince et plat, naissant d'un bourgeon à l'extrémité ou sur le côté d'une tige, et présentant, selon les espèces, une grande variété de formes. Feuille crènelée, dentelée, lobée. Le limbe, les nervures, le pétiole d'une feuille. Feuille simple, dont le limbe est fait d'une seule pièce. Feuille composée, formée de plusieurs folioles attachées à un pétiole commun. Les feuilles du marronnier sont composées, celles du chêne sont simples. Feuilles opposées, feuilles alternes. Feuilles conjuguées. Des arbres à feuilles persistantes, à feuilles caduques. La chute des feuilles. Un feu de feuilles sèches. Des feuilles mortes. Couleur feuille-morte, voir Feuille-morte. Une feuille de tabac, de salade. Une infusion, une décoction de feuilles de menthe. SYLVIC. Bois de deux feuilles, de trois feuilles, bois de deux ans, de trois ans. Expr. Trembler comme la feuille (vieilli), comme une feuille, trembler violemment de peur, de froid, etc. Il s'en ira avec les feuilles (vieilli), il ne semble pas pouvoir survivre au prochain automne. Fam. Avoir les oreilles en feuilles de chou, larges et très décollées. Titre célèbre : Les Feuilles d'automne, recueil de poèmes de Victor Hugo (1831). 2. Se dit des folioles ou des bractées de certaines plantes. Un trèfle à quatre feuilles. Les feuilles d'un artichaut. Abusivt. Pétale. Une feuille de rose. 3. Par anal. Ornement imitant les feuilles d'un arbre, d'une plante. Un motif de feuilles d'olivier, de feuilles de houx. Une frise de feuilles de lierre. La feuille d'acanthe est caractéristique des chapiteaux corinthiens. Des feuilles de chêne sont brodées sur le képi ou la casquette des officiers généraux. Spécialt. Feuille de vigne, sur des statues ou des tableaux de nus, ornement dissimulant les organes sexuels. II. Papier découpé selon un certain format. 1. Morceau de papier généralement rectangulaire, sur lequel on écrit, on dessine. Feuille de papier. Feuille blanche, vierge. Une feuille de papier à lettres. Feuille simple, feuille double. Plier, déchirer une feuille. Feuille volante, qui n'a pas été reliée ou qui a été détachée de son support, cahier, carnet ou bloc. Cahier, carnet à feuilles mobiles. Par anal. Feuille de parchemin, de vélin. Spécialt. Document imprimé, formulaire à usage administratif. Feuille de présence, qui permet, par appel ou signature, de dénombrer les présents à une réunion. Feuille d'émargement, voir Émargement. Feuille d'impôts, dénomination courante de l'avertissement fiscal. Feuille de paie, bulletin de paie ou de salaire. Feuille de maladie, imprimé que doit remplir un assuré social pour être remboursé des dépenses médicales. La feuille de température d'un malade. La feuille de marche du chef de train. MILIT. Feuille de route. Anciennt. Document délivré par l'autorité militaire à une troupe en voyage ou à un militaire voyageant isolément, et portant indication de son itinéraire, des étapes, des logements. Une feuille de route pour vingt hommes, pour vingt-cinq chevaux. Faire viser sa feuille de route. Auj. Imprimé délivré à un militaire qui rejoint une nouvelle affectation, lui permettant d'obtenir le remboursement de ses frais de déplacement (on dit aussi, dans le langage administratif, Feuille de déplacement). 2. IMPRIMERIE. Morceau de papier sur lequel on imprime plusieurs pages d'un ouvrage, et qui sera ensuite plié de manière à constituer un certain nombre de feuillets, selon le format désiré. Imprimer une feuille à la rotative. Plier une feuille en in-octavo, en in-douze. Une feuille de quatre, de huit, de seize pages. Un volume de trente feuilles. Chaque numéro de ce journal se compose de trois feuilles d'impression. Feuille d'épreuve. Cet ouvrage est encore en feuilles, il n'est pas encore broché. Bonnes feuilles, feuilles du tirage définitif d'un ouvrage, avant brochage ou reliure. La critique a reçu ce livre en bonnes feuilles. Publication de bonnes feuilles, publication dans la presse d'extraits d'un ouvrage imprimé avant la mise en vente du volume. Feuille de garde, feuille vierge placée au début et à la fin du volume (on dit aussi Page de garde ou, simplement, Garde). 3. Journal, périodique. Les feuilles publiques. Une feuille locale. Cette feuille a cessé de paraître. Fam. et péj. Feuille de chou, journal de médiocre qualité. Spécialt. Vieilli. Court pamphlet imprimé. III. Mince plaque d'une matière quelconque. Une feuille de bois, de métal, de carton. L'ardoise, le mica se délitent ou sont détachés par feuilles. Une feuille de schiste. Une feuille de tôle, de zinc, de cuivre. Le travail des métaux en feuille. Une feuille d'or, d'argent. Dorer à la feuille, appliquer une mince couche d'or sur un objet. JOAILL. Lamelle de métal qu'on place sous une pierre fausse pour lui donner plus d'éclat. Par anal. MOBILIER. Chacun des châssis d'un paravent qui se replient l'un sur l'autre. Un paravent à trois, à quatre feuilles. - MENUISERIE. Feuille de parquet, lame, latte de parquet. - BOUCHERIE. Feuille à fendre, ustensile à lame large et plate servant à découper la viande. Feuillé, -ÉE adj. XIIe siècle, foilié. Dérivé de feuille.Rare. Garni de feuilles. Tige feuillée. HÉRALD. Se dit des plantes dont les feuilles sont d'un émail différent de celui de la tige. D'argent aux trois tulipes tigées de sinople, et feuillées de gueules. Feuillén. m. XVIIIe siècle. Participe passé substantivé de feuiller I, au sens ancien de « dessiner, peindre des feuillages ».PEINT. Représentation d'un feuillage ; manière dont un feuillage est représenté. Le feuillé d'un paysage. Feuilléen. f. XIIe siècle, foillée. Dérivé de feuille. 1. Litt. Couvert, abri formé par le feuillage des arbres. Danser sous la feuillée. Par ext. Abri construit avec des branchages garnis de leurs feuilles. S'abriter dans une feuillée. 2. N. f. pl. MILIT. Petite tranchée, dissimulée par des branchages et servant de fosse d'aisances à des troupes en campagne ou en manœuvres. |