adv. XIXe siècle. Dérivé de fiduciaire.DROIT. Par fiducie ; à titre fiduciaire. Céder, léguer fiduciairement un bien. Fiduciantn. m. Dérivé de fiducie.DROIT. Personne qui cède un bien à un tiers par fiducie. Fiducien. f. XVIe siècle. Emprunté du latin fiducia, « confiance ».DROIT. Acte juridique par lequel une personne transfère à une autre la propriété d'un bien, sous l'obligation de le rétrocéder au constituant ou à un tiers bénéficiaire, dans des conditions déterminées. Fiducie à fins de libéralité, à fins de gestion. Fiducie à fins de sûreté, servant de titre de garantie à une créance. Fiefn. m. XIe siècle, fiet, feu ; refait au XIIe siècle. D'origine incertaine. 1. HIST. À partir du Xe siècle, terre ou droit que le seigneur concédait à un vassal sous condition de foi et d'hommage et en échange de services et d'obligations. Donner, concéder un fief. La cérémonie d'investiture du fief. Tenir un fief. Fief servant, fief mouvant ou arrière-fief, qui relevait d'un autre fief, dit Fief dominant. Fief militaire, fief de chevalier ou fief de haubert, concédé à un chevalier qui devait un service armé à son suzerain. Fief de la Couronne ou plein fief, qui dépendait directement de la Couronne de France. Fief de dignité, auquel était attaché un titre, par opposition à Fief simple. Franc-fief, voir ce mot. Tenir un office, un droit de chasse en fief. À la mort du vassal, ce fief fait retour à la Couronne. Retirer un fief à un vassal félon. Exercer le droit de justice sur son fief. Se retirer dans son fief, dans ses terres. 2. Par anal. Domaine où quelqu'un est maître, s'est érigé en maître, exerce une influence exclusive. Fief industriel. Fief électoral. Fieffé, -ÉE adj. XIIe siècle, feffed. Participe passé de l'ancien verbe fieffer, « pourvoir d'un fief ». 1. HIST. Qui tient en fief un bien, un droit. Vassal fieffé. Qui est donné en fief. Domaine fieffé. 2. Fig. et fam. Pour souligner, chez une personne, le défaut qui lui appartient le plus évidemment. Un fieffé coquin. C'est un fieffé menteur. Un ivrogne fieffé. Fieln. m. Xe siècle, fel. Emprunté du latin fel, de même sens. 1. Syn. vieilli de Bile. Ne s'emploie aujourd'hui que pour désigner la bile de certains vertébrés. La poche de fiel d'une volaille ou, par méton., le fiel d'une volaille. Fiel de bœuf, bile de bœuf utilisée pour le détachage, l'enluminure, et en thérapeutique. (Voir Amer I.) Fig. et litt. Chagrin amer. Les épreuves l'ont abreuvé de fiel. 2. Fig. Amertume haineuse qui se manifeste par une sourde animosité, des insinuations malveillantes, des allusions perfides. Un homme plein de fiel. Déverser son fiel. Expr. Tremper sa plume dans le fiel. Par méton. Des paroles remplies de fiel. Un discours sans fiel, sans méchanceté ni acrimonie. Fielleusementadv. XXe siècle. Dérivé de fielleux.Fig. Avec fiel. Parler fielleusement de quelqu'un. Fielleux, -EUSE adj. XVIe siècle. Dérivé de fiel.Qui a du fiel. Ne s'emploie qu'au figuré. Un homme fielleux. Une âme basse et fielleuse. Par méton. Qui est rempli de fiel. Tenir des propos fielleux. Fienten. f. XIIe siècle. Du latin classique fimus, « fumier, boue, fange ».Excrément de certains animaux, en particulier des oiseaux et des bêtes puantes. Une fiente de volaille, de renard. Avec un sens collectif. Le guano est constitué de la fiente d'oiseaux marins. Fienterv. intr. XIVe siècle. Dérivé de fiente.Faire de la fiente. |