n. f. XIXe siècle. Pluriel de l'italien fioritura, « floraison ».Le plus souvent au pluriel. 1. MUS. Trait d'ornement ajouté à une phrase musicale par un chanteur ou un exécutant pour faire valoir sa virtuosité. Faire des fioritures. Cette cantatrice abuse des fioritures. Par ext. Ornement, agrément accessoire d'un dessin, d'une décoration. Les fioritures d'un paraphe. 2. Se dit d'une surabondance d'ornements ; d'un excès de virtuosité. Ces fioritures de style sont démodées. Fiouln. m. XXe siècle. Francisation de l'anglais fuel, « combustible », lui-même emprunté du français fouaille.Distillat lourd du pétrole, utilisé comme combustible pour des installations de chauffage domestiques ou industrielles, comme carburant pour les gros moteurs Diesel (on dit aussi Mazout ; <!--Oui-->doit être préféré à l'anglais Fuel).
Firmamentn. m. XIIe siècle. Emprunté du latin classique firmamentum, « appui, étai, soutien », puis, en latin chrétien, « firmament », de firmare, « rendre ferme, solide ».Apparence de voûte circulaire qui environne la terre et à laquelle les astres semblent attachés (on dit aussi Empyrée). Les étoiles du firmament. Poét. Les feux du firmament, les étoiles. Par ext. Voûte céleste, ciel. Le bleu du firmament. Dans la Genèse, Dieu dit : « Que le firmament soit fait au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux.»
Firmann. m. XVIIe siècle. Mot anglais, emprunté, par l'intermédiaire du turc ferman, du persan farman, « ordre, ordonnance royale ».HIST. En Turquie ottomane, édit, ordre ou permis délivré par le souverain ou quelque autorité. Un firman permit à lord Elgin de faire transporter en Angleterre des marbres du Parthénon.
Firmen. f. XIXe siècle. Emprunté de l'anglais firm, « signature », puis « raison sociale, maison de commerce », issu du latin firmus, « ferme, solide ».Entreprise industrielle ou commerciale désignée par un nom patronymique, une raison sociale ou un sigle. Par ext. S'emploie, sans indication de raison sociale, pour désigner une entreprise, une société industrielle ou commerciale. Être actionnaire d'une firme. Une firme multinationale. Les grandes firmes de l'industrie automobile.
Fiscn. m. XIIIe siècle, fisque ; refait au XVe siècle. Emprunté du latin fiscus, « panier pour recevoir l'argent », puis « trésor public ». 1. ANTIQ. ROM. Partie du trésor public dont l'emploi était à la discrétion de l'empereur, et qui servait notamment à l'entretien des armées, au financement des grands travaux et à la rémunération des fonctionnaires. 2. HIST. Trésor du souverain, de l'État. Le fisc royal. 3. Administration chargée de calculer et de recouvrer l'impôt ; l'ensemble de ses services, de ses employés. Les recettes, les caisses du fisc. Les employés du fisc. Frauder le fisc.
Fiscal, -ALE adj. (pl. Fiscaux, -ales). XVe siècle ; rare avant le XVIIIe siècle. Emprunté du latin impérial fiscalis, de même sens, de fiscus, « trésor public ».Qui se rapporte au fisc, à l'impôt. Droit fiscal. Système fiscal. Réforme fiscale. Lois fiscales. Dégrèvements, prélèvements fiscaux. Avoir fiscal, crédit d'impôt dont dispose un contribuable en vertu d'un versement au Trésor déjà effectué par une société dont il est actionnaire. Timbre fiscal, vignette d'une valeur déterminée que l'on colle sur un acte pour attester le paiement au fisc des droits correspondants. HIST. Procureur fiscal ou, subst., fiscal, sous l'Ancien Régime, officier chargé du ministère public dans les justices seigneuriales.
Fiscalisationn. f. XXe siècle. Dérivé de fiscaliser.Action de soumettre à l'impôt, de financer par l'impôt. La fiscalisation de l'ensemble des revenus. La fiscalisation des grands travaux d'intérêt public.
Fiscaliserv. tr. XXe siècle. Dérivé de fiscal. 1. Soumettre à l'impôt. Fiscaliser les bas revenus. 2. Financer par l'impôt une dépense publique couverte auparavant par l'emprunt ou par des cotisations. Fiscaliser un déficit budgétaire, la Sécurité sociale.
Fiscalisten. XXe siècle. Dérivé de fiscal.Spécialiste des problèmes fiscaux ; juriste spécialisé en droit fiscal.
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