n. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec anapaistos, « frappé à rebours ».PROS. GRECQ. ET LAT. Pied composé de deux syllabes brèves suivies d'une longue. Anapestiqueadj. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec anapaistikos, dérivé de anapaistos (voir Anapeste).PROS. GRECQ. ET LAT. Relatif à l'anapeste. Mètre anapestique. Vers anapestique, qui comporte principalement des anapestes. Anaphoren. f. XVIe siècle, au sens 1. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec anaphora, dérivé de anapherein, « porter en arrière », d'où « rappeler le souvenir de ». 1. RHÉTOR. Figure de style consistant en la répétition voulue d'un ou de plusieurs mots en tête d'une série de propositions ou de vers qui se suivent. Les imprécations de Camille dans « Horace » contiennent la célèbre anaphore : « Rome, l'unique objet de mon ressentiment... ». 2. LITURG. CHRÉTIENNE. Prière eucharistique, canon de la messe. Est surtout utilisé en ce sens pour désigner la prière eucharistique dans le rite byzantin. Anaphrodisiaqueadj. XIXe siècle. Dérivé d'anaphrodisie.Qui diminue le désir sexuel. Subst. Une substance anaphrodisiaque ou, ellipt. et subst., un anaphrodisiaque. Le bromure est un anaphrodisiaque. Anaphrodisien. f. XIXe siècle. Du grec anaphrodisia, dérivé, avec le préfixe an-, privatif, de aphrodisia, « plaisirs de l'amour ».Absence ou diminution du désir sexuel. Anaphylactiqueadj. XXe siècle. Dérivé d'anaphylaxie.PHYSIOL. Relatif à l'anaphylaxie. Un choc anaphylactique. Anaphylaxien. f. XXe siècle. Dérivé, avec le préfixe ana- II, du grec phulaxis, « protection ».PHYSIOL. État d'hypersensibilité à une substance étrangère, préparé par un premier contact avec cette substance et provoqué par un second. Anaplastien. f. XIXe siècle. Dérivé savant de l'adjectif grec anaplastos, de anaplassein, « modeler de nouveau, restaurer ».CHIR. Opération consistant à corriger une malformation, une mutilation, généralement par autogreffe. Anarchien. f. XIVe siècle, attestation isolée ; de nouveau au XVIIe siècle. Emprunté du grec anarkhia, « absence de chef, état d'un peuple sans chef », d'où « carence de l'autorité ». 1. Mode d'existence d'une société sans État, où ne doit s'exercer aucune autorité hiérarchique. 2. Désordre produit dans une société par l'affaiblissement de l'État, la vacance du pouvoir, l'inobservation des lois. Tomber dans l'anarchie. Un pays en proie à l'anarchie. Sortir de l'anarchie. 3. Dérèglement, confusion, désordre provoqués, en un domaine quelconque, par l'abandon ou le dépérissement des coutumes, des usages, des règles, des lois. L'anarchie règne dans cette école. Les esprits sont en pleine anarchie. Anarchie monétaire. PATHOL. L'anarchie cellulaire définit le cancer. 4. Doctrine anarchiste, anarchisme. Anarchiqueadj. XVIe siècle. Dérivé d'anarchie. 1. Qui présente les caractères de l'anarchie. Ce pays est dans une situation anarchique. 2. Qui est marqué par la confusion, le désordre ; qui n'obéit à aucune règle. La circulation automobile devient anarchique. Tout dans cette entreprise fonctionne de façon anarchique. Urbanisation anarchique. La prolifération anarchique des cellules. |