n. m. XVIIIe siècle. Composé à l'aide du grec anemos, « vent », et metron, « mesure ».Instrument qui sert à mesurer la vitesse d'un écoulement gazeux et, spécialt., la vitesse du vent. Anémomètre à moulinet. Anémomètre à hélice. Anémonen. f. XIVe siècle, comme terme de botanique, anemoine. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec anemônê, proprement « fleur qui s'ouvre au vent ». 1. BOT. Plante de la famille des Renonculacées, à fleurs de diverses couleurs. Les anémones fleurissent au début du printemps. 2. ZOOL. Anémone de mer, polype à tentacules (on dit aussi Actinie). Anémophileadj. XIXe siècle. Composé d'anémo-, tiré du grec anemos, « vent », et de l'élément suffixal -phile, du grec philos, « ami ».BOT. Dont la fécondation est assurée par l'action du vent transportant le pollen. Les Conifères, les Graminées sont des plantes anémophiles. Anémophilien. f. XXe siècle. Dérivé d'anémophile.BOT. Caractère des plantes dont la pollinisation est assurée par l'action du vent. Anergien. f. XXe siècle. Dérivé du radical d'allergie avec le préfixe a(n)-, privatif.PHYSIOL. Disparition dans un organisme de la capacité de réagir à une substance donnée. Ânerien. f. XVe siècle. Dérivé d'âne. 1. Ignorance grossière ; stupidité foncière. L'ânerie de ce candidat. Faire preuve d'ânerie. 2. Propos ou action témoignant de cette ignorance ou de cette stupidité. Dire, faire des âneries. Son article est un tissu d'âneries. Ses âneries ne se comptent plus. Anéroïdeadj. XIXe siècle. Formé, avec le préfixe a(n)-, privatif, à l'aide du grec aêr, aeros, « air », et eidos, « forme, apparence ».PHYS. Baromètre anéroïde, où la pression de l'air est mesurée par la déformation d'une boîte métallique dans laquelle on a fait le vide. Ânessen. f. XIIe siècle, asnesse. Dérivé d'âne.Femelle de l'âne. Être nourri au lait d'ânesse. Poppée prenait des bains de lait d'ânesse. Anesthésien. f. XVIIIe siècle. Emprunté de l'anglais anaesthesia, lui-même du grec anaisthêsia, « insensibilité ». 1. PATHOL. Symptôme morbide caractérisé par l'absence ou la privation plus ou moins complète de la sensibilité générale ou de la sensibilité d'un organe déterminé. 2. MÉD. Abolition de la sensibilité à la douleur ou privation temporaire de toute sensibilité, provoquée par diverses substances chimiques. Anesthésie générale, anesthésie locale. Opérer sous anesthésie. 3. Fig. Absence totale de sensibilité ou de réaction. Anesthésie morale. Anesthésie intellectuelle. Anesthésierv. tr. (se conjugue comme Crier). XIXe siècle. Dérivé d'anesthésie. 1. MÉD. Rendre totalement ou partiellement insensible à la douleur. Anesthésier un patient. Anesthésier une partie du corps. 2. Fig. Rendre insensible, indifférent ; laisser sans réaction. Cette propagande a fini par anesthésier l'opinion. |