n. m. XIIIe siècle. Issu du latin ficatum, « foie d'oie engraissée avec des figues », puis « foie », dérivé de ficus, « figue, figuier ». 1. ANAT. Chez les Vertébrés, glande volumineuse de l'appareil digestif, située dans la partie supérieure droite de l'abdomen, qui sécrète la bile et remplit de multiples fonctions métaboliques, notamment de synthèse, de détoxication et de mise en réserve. Les lobes du foie. La fonction glycogénique du foie. Inflammation du foie. Maladie de foie. Expr. Crise de foie, se dit abusivement de différents troubles digestifs. 2. Cet organe, prélevé sur certains animaux pour servir d'aliment. Une tranche de foie de veau. Une terrine de foies de volailles. Un pâté de foie. Huile de foie de morue, fortifiant préconisé naguère pour les enfants. GASTRON. Foie gras, foie d'oie, généralement gavée, ou de canard, préparé de diverses façons selon les provinces. Foie gras entier. Un bloc de foie gras truffé. Mousse de foie gras. 3. Expr. fig. et fam. Se ronger le foie, les foies, se faire du souci. Avoir les foies, avoir peur. Foie-de-boeufn. m. (pl. Foies-de-bœuf). XXe siècle.Nom courant de la fistuline (on dit aussi Langue-de-bœuf). Foinn. m. XIIe siècle, fein, fain. Issu du latin fenum, faenum, de même sens. 1. Herbe fauchée et séchée, qui sert principalement à la nourriture du bétail. Une botte, une balle de foin. Botteler, décharger, engranger du foin. Un grenier à foin. Humer l'odeur des foins. 2. Souvent au pluriel. Herbe sur pied et bonne à être fauchée. Une pièce de foin. Couper, faire les foins. La saison des foins. Rhume des foins, affection de nature allergique provoquée par le pollen de certaines plantes. Par anal. Foin d'artichaut, ensemble des poils soyeux qui garnissent le fond de l'artichaut. 3. Expr. fig. Chercher une aiguille dans une botte de foin, voir Aiguille. Avoir du foin dans ses bottes, jouir d'une certaine aisance. Fam. Faire ses foins (vieilli), réaliser des profits. Être bête à manger du foin, tout à fait stupide. Pop. Faire du foin, du tapage, du scandale. Quel foin ! Péj. En faire tout un foin, grossir un évènement, lui donner une importance excessive. Foin !interj. XVIe siècle. D'origine incertaine.S'emploie pour marquer l'impatience, le dédain, le mépris. Foin de tous ces discours ! Foiraden. f. XVIIIe siècle. Dérivé de foirer.Vulg. Ne se rencontre plus guère qu'au figuré. Échec, ratage. Foirailou FOIRAL n. m. (pl. Foirails ou Foirals). XIXe siècle. Altération du provençal fieiral, fieral, de même sens, dérivé de foire I.Régional. Champ de foire. Foiren. f. XIIe siècle, feire. Issu, par l'intermédiaire du bas latin feria, « marché, foire », du latin classique feriae, « jours consacrés au repos, fêtes ». 1. Grand marché public qui se tient à des dates régulières dans un même lieu et qui était souvent l'occasion de réjouissances. La foire du Lendit, à Saint-Denis, était une des grandes foires du Moyen Âge. Cette foire est la plus importante du département. Champ de foire, terrain où se tient ce marché (dans certaines régions, on dit aussi Foirail). Se dit notamment d'un marché spécialisé dans le commerce de tel ou tel produit, de telle ou telle marchandise. Foire aux bestiaux. Foire au pain d'épice, au jambon. La foire aux haricots d'Arpajon. Foire à la ferraille. Expr. fig. S'entendre comme larrons en foire, être de connivence, généralement pour tromper quelqu'un. Litt. et péj. La foire aux vanités, la course aux préséances. Fam. Foire d'empoigne, voir Empoigne. Spécialt. Les théâtres de la Foire, les théâtres forains, parodiques et bouffons, installés au XVIIe et au XVIIIe siècle sur les lieux de certaines foires parisiennes. 2. Fête populaire locale, qui se tient périodiquement sur la voie publique, et qui comporte des jeux, des attractions et des spectacles ambulants. Les manèges et les baraques de la foire. Un hercule de foire. Par anal. Pop. Lieu bruyant, où règnent l'agitation et le désordre. Quelle foire ! Faire la foire, faire la fête, mener joyeuse vie. 3. Grande manifestation industrielle et commerciale où sont présentés des produits nouveaux, des techniques nouvelles. La foire de Paris, de Lyon, de Marseille. La foire du livre à Francfort. Une foire internationale. Une foire exposition. Foiren. f. XIIe siècle, feire. Issu du latin foria, « diarrhée ».Très vulg. et vieilli. Diarrhée. Fig. Avoir la foire, avoir la peur au ventre. Foirerv. intr. XVIe siècle. Dérivé de foire II. 1. Très vulg. et vieilli. Avoir la diarrhée. Fig. Avoir peur, se conduire lâchement. 2. Argot militaire. En parlant d'un projectile, faire long feu, ne pas exploser, manquer son but. La fusée, l'obus a foiré. Fam. En parlant d'une pièce mécanique, tourner à vide. Un écrou, une vis qui foire. Par anal. Très vulg. Leur affaire a foiré, a échoué lamentablement. Foisn. f. Xe siècle, feiz. Issu du latin vices, nominatif et accusatif pluriels de la forme inusitée *vix, « tour, succession, alternance ». I. Moment où une action, un fait se produit ou se répète. 1. Joint à un adjectif indiquant le nombre des occurrences, leur fréquence, leur ordre, etc. Cela m'est arrivé une fois, une seule fois. Nous nous sommes rencontrés deux ou trois fois. Une fois par semaine. Une fois l'an. Une fois, deux fois, trois fois, dans une vente aux enchères, dernier appel avant l'adjudication. Je vous l'ai déjà dit plusieurs fois, plus d'une fois, maintes fois, quantités de fois. Combien de fois faut-il vous le répéter ? C'est la première et la dernière fois. Nous en parlerons la prochaine fois, une autre fois. Venez chaque fois que vous en aurez envie. C'est chaque fois, toutes les fois la même chose ! L'autre fois, il s'est égaré en venant. Il dut s'y reprendre à trois fois. Il déclina son identité par deux fois. Il dépensa tout son pécule en une fois. Expr. Plutôt deux fois qu'une, en manifestant un grand empressement, avec enthousiasme. Fam. Il ne se l'est pas fait dire deux fois, il a compris tout de suite et n'a pas formulé d'objection. Y regarder à deux fois, être prudent, circonspect. Avec un adjectif démonstratif. Cette fois, en cette occasion, en cette circonstance, par opposition à une autre, passée ou future. Cette fois, il était venu seul. Cette fois, c'en est fait de nous. Cette fois-ci, cette fois-là. On ne vous fera pas de reproches pour cette fois. Expr. proverbiale. Une fois n'est pas coutume, voir Coutume. Loc. Encore une fois, je vous le dis à nouveau et avec insistance. Encore une fois, ne m'importunez plus avec cette affaire. Une bonne fois, une fois pour toutes ou, ellipt., une fois, de manière définitive. Décidez-vous une bonne fois. Vous êtes prévenu une fois pour toutes. Il faut pourtant que nous sachions une fois à quoi nous en tenir. Pour une fois, par exception. Pour une fois, il fut exact au rendez-vous. À la fois, en même temps. On ne peut pas tout faire à la fois. Il était à la fois heureux et confus. Ne parlez pas tous à la fois. D'autres fois, en d'autres moments, en d'autres occasions. Souvent il se montre aimable, d'autres fois il est brusque et emporté. Pop. Des fois, s'emploie abusivement pour Parfois. Des fois, il reste trois mois sans nous rendre visite. Des fois que, s'emploie abusivement pour Au cas où. Exclam. Non, mais des fois ! formule par laquelle on marque, avec véhémence, son désaccord, son indignation. 2. Une fois, dans une certaine occasion, à une époque non précisée. La plupart des anciens contes commencent par : « Il était une fois », ou « Il y avait une fois ». Pour marquer le moment à partir duquel un fait est considéré comme acquis. Rien ne saurait l'empêcher de faire ce qu'il a une fois résolu, dès qu'il a résolu quelque chose, rien ne pourrait l'empêcher d'agir. Loc. conj. Une fois que, dès que, aussitôt que, dès lors que. Une fois qu'il a pris une décision, il s'y tient. Ellipt. et suivi d'une proposition participe ou d'un participe passé. Vous reviendrez une fois votre tâche accomplie. Une fois la nuit venue, vous risqueriez de vous égarer. II. Chacun des cas où une quantité entre dans une opération arithmétique, une proportion, un rapport. Deux fois deux font quatre et trois fois trois, neuf. En cent, combien de fois dix ? Ce produit est dix fois plus cher que cet autre. Une fois sur deux, ils sont en retard. Par hyperbole. Vous avez mille fois raison. Ce bibelot m'a coûté trois fois rien. |