, -ANE adj. XIXe siècle. De Formose, autre nom de Taïwan.Relatif à l'île de Formose. Subst. Un Formosan, une Formosane, personne qui habite Formose ou est originaire de cette île. Formulairen. m. XIVe siècle, en droit, « recueil de formules ». Dérivé de formule, d'après le latin formularis, « relatif aux formules juridiques ». 1. Recueil, répertoire de formules ou de prescriptions. Vous trouverez dans ce formulaire tous les modèles de rédactions administratives dont vous aurez besoin. Formulaire des actes de procédure. Formulaire des notaires, recueil de modèles d'actes. Formulaire pharmaceutique, nomenclature des médicaments simples ou recueil des formules de préparations officinales et magistrales (voir Codex). RELIG. Recueil de formules canoniques ou doctrinales. Un formulaire de foi, une profession de foi rédigée par formules ou articles. Un formulaire de dévotion. - HIST. Le Formulaire, au XVIIe siècle, acte approuvant la condamnation des cinq propositions attribuées à Jansenius, que tout fidèle était tenu de signer s'il désirait s'approcher des sacrements. Les religieuses de Port-Royal refusèrent de signer le Formulaire. 2. Imprimé comprenant une série de questions auxquelles l'intéressé doit répondre. Remplir un formulaire. Un formulaire d'inscription. Formulationn. f. XIXe siècle. Dérivé de formuler.Action de formuler ; résultat de cette action. La formulation d'une doctrine, d'une théorie scientifique. Cette formulation vous paraît-elle correcte ? Formulen. f. XIVe siècle, fourmulle. Emprunté du latin formula, « cadre, règle, système », diminutif de forma (voir Forme). I. Expression imposée par la règle ou par l'usage. 1. Paroles auxquelles on attribue une efficacité spécifique. Formule rituelle, sacramentelle. Formules de prière. Formule d'exorcisme. Formule magique, cabalistique. La formule d'un serment. 2. DROIT. Formule exécutoire d'un acte, d'un jugement, qui lui donne la force exécutoire. Par méton. Modèle énonçant les termes dans lesquels un acte doit être libellé. Une formule de testament, de contrat. Par ext. Expressions que l'on est tenu d'employer lors de la rédaction des actes diplomatiques. Formules diplomatiques. Les formules initiales et finales des chartes. 3. Expression dont les convenances prescrivent l'emploi. Formule de politesse. Formule épistolaire. Dans une lettre, Formule d'appel, formule de courtoisie, qu'on emploie au début, à la fin (on dit, par abréviation, Appel, Courtoisie). « Monsieur le Ministre » est une formule d'appel. « Veuillez agréer l'expression de ma considération distinguée » est une formule de courtoisie. 4. Imprimé d'un modèle déterminé qu'on doit remplir en suivant certaines indications. Formule de souscription, d'abonnement. Formule de mandat. (On dit aussi Formulaire.) II. Expression symbolique d'une règle opératoire, d'une loi de la nature, d'une relation, de la composition d'un corps, de sa structure, etc. Formule mathématique. Formule de physique, de mécanique. MATH. Expression des relations existant entre divers ensembles ou diverses grandeurs. Formule algébrique. La formule du binôme. - MÉD. Formule cytologique, ou cellulaire (vieilli). Formule leucocytaire, ou formule sanguine, indiquant le pourcentage des différentes variétés de globules blancs du sang. - BIOL. Formule dentaire, représentation du nombre de dents de chaque type que l'on trouve chez un individu d'une espèce donnée. - BOT. Formule florale, indication de la composition d'une fleur. - CHIM. Formule atomique, formule chimique, indication de la nature d'un corps et de sa composition. Formule brute ou formule condensée d'un corps, qui indique la nature et le nombre des atomes de chaque molécule. Formule développée d'un corps, qui précise également le mode de liaison des atomes. - PHARM. Indication de la nature et de la quantité des éléments qui entrent dans la préparation d'un médicament. Formule magistrale, établie spécialement par le médecin à l'intention du pharmacien. Formule officinale, celle du médicament préparé en conformité avec les règles d'une pharmacopée officielle. Selon la formule, selon l'ordonnance du médecin, ou selon les prescriptions du codex. Par ext. La formule du dodécaphonisme, le schéma de composition qui le caractérise. Fig. La formule du succès, la recette du succès. III. Manière d'exprimer ; expression condensée, nette et frappante. C'est sa formule favorite, habituelle. Une heureuse formule. Ce pamphlet est plein de formules lapidaires. Péj. Recourir à des formules évasives. Ce n'est qu'une formule. Des formules toutes faites. IV. Manière de concevoir, d'organiser, de présenter. Trouver une formule d'accord, de compromis. Mettre au point une formule de règlement. La nouvelle formule d'un journal. Cette formule d'abonnement est avantageuse. Par ext. SPORT AUTOMOBILE. Catégorie de voitures de course répondant à des impératifs précis. Une voiture de formule 1 ou, ellipt., une formule 1. Par méton. Courir en formule 1. Formulerv. tr. XIVe siècle. Dérivé de formule. 1. Rédiger dans la forme adéquate ou requise ; mettre en formule. Formuler un jugement, un acte notarié. Formuler une ordonnance. Pron. passif. Ce théorème ne se formule pas ainsi. 2. Exprimer, faire connaître avec clarté et précision. Formuler une théorie scientifique. Formuler un diagnostic. Formuler une réclamation, des griefs, des réserves. Formuler des vœux, les exprimer. Fornicateur, -TRICE n. XIIe siècle, fornicator. Emprunté du latin ecclésiastique fornicator, « débauché », dérivé de fornicare (voir Forniquer).Personne qui s'adonne à la fornication. Fornicationn. f. XIIe siècle, fornicatiun. Emprunté du latin ecclésiastique fornicatio, « péché de chair », dérivé de fornicare (voir Forniquer).Péché de luxure contraire à la morale chrétienne. Par ext. Relations charnelles. Forniquerv. intr. XIVe siècle. Emprunté du latin ecclésiastique fornicare, « s'adonner à la débauche, à la luxure », dérivé du latin classique fornix, « voûte », et, par métonymie, « lieu de prostitution ; prostituée ».Commettre le péché de fornication. Par ext. Avoir des relations charnelles. Forsprép. Xe siècle, foers de, « hors de ». Issu du latin foris, « dehors ».Très vieilli. Excepté, hormis. Tout est perdu, fors l'honneur, mot attribué à François Ier après la défaite de Pavie. Fort, FORTE adj. et n. Xe siècle. Issu du latin fortis, « courageux, robuste ». I. Adj. A. Qui a de la force. 1. Doué d'une grande vigueur, solide, robuste. Un homme grand et fort. Sera-t-il assez fort pour porter ce fardeau ? Par méton. Une forte constitution, une forte nature. Expr. Fort comme un Turc, d'une force hors du commun. Le sexe fort, le sexe masculin, les hommes. Fig. Prêter main-forte à quelqu'un, voir Main-forte. 2. Corpulent, épais. Un fort gaillard. Une femme forte. Elle est forte des hanches. Une forte poitrine. Des traits forts. 3. Solide, résistant, fait pour supporter diverses actions. Cette poutre n'est pas assez forte. Un fort pilier, une forte voûte. Une forte muraille, une forte digue. Papier fort, carton fort, épais et que l'on ne peut déchirer facilement. Étoffes fortes, toiles fortes. De fortes chaussures, de grosses chaussures très solides. Colle forte, qui permet d'obtenir un collage résistant. Terre forte, grasse et lourde, difficile à travailler. Spécialt. Qui est doté de puissants moyens de défense, qui peut résister aux attaques. Une place forte, une ville forte, un château fort. Par anal. Une chambre forte. Coffre-fort, voir ce mot. Loc. Le point fort d'une personne, ce qui en elle donne le moins de prise aux attaques, à la critique ; le domaine où sa compétence est le plus certaine. Les points forts de l'adversaire. Fig. L'histoire est son point fort, il y excelle. Le point fort d'une théorie, d'un système. 4. Qui a de solides connaissances ; habile, expérimenté, capable. Être fort en latin, en mathématiques. Il n'est pas assez fort pour traiter un tel sujet. Fam. Il est beaucoup trop fort pour moi, je ne peux rivaliser avec lui. Expr. Il est fort, très fort, pour parler, pour pérorer, il sait moins agir que discourir. Par euphémisme. Il n'est pas fort, pas très fort, il manque d'habileté, de discernement. Être fort en gueule, avoir le verbe haut, la repartie prompte et volontiers insolente. Vieilli. Par méton. Une tête forte, une personne qui a beaucoup de jugement, de grandes capacités. 5. Ferme et courageux, capable de résister. Être, se montrer fort contre l'adversité, dans les épreuves, face au danger. Un caractère fort, une âme forte. Par ext. Une forte tête, une personne animée d'un esprit de rébellion. Mettre les fortes têtes à la raison. Un esprit fort, une personne qui rejette les croyances religieuses ou les opinions couramment admises. Spécialt. Un cheval fort en bouche, qui résiste au mors. 6. Qui a de la puissance, des ressources, de l'autorité ; qui est en état de lutter, d'être obéi, d'agir efficacement. Un roi, un gouvernement, un exécutif fort. Un régime, un État fort. Loc. Être fort de quelque chose, en tirer son assurance, sa force morale ou matérielle. Une armée forte de tant de bataillons. Une cavalerie forte de six cents hommes. Il est fort de l'appui du ministre. Elle est forte de son bon droit, de sa longue expérience. Être fort en, disposer d'un grand nombre, d'une grande quantité de. Un parti fort en adhérents. Une armée forte en infanterie. Se faire fort de, suivi d'un infinitif, s'estimer, s'affirmer capable de (dans cette locution, fort reste généralement invariable, voir Faire). Il se faisait fort de réunir la somme demandée. Elles s'étaient fait fort de réussir. Se porter fort pour quelqu'un, se porter garant pour lui, ou répondre de son consentement. Elles se portèrent fort pour leur frère. Expr. L'homme fort, dans un groupe, la personne dont l'influence est déterminante. Avoir affaire à forte partie, affronter un adversaire ou un concurrent redoutable ou, fig., être en butte à des difficultés importantes. Par méton. Recourir à la manière forte, user de la contrainte, de la violence. ÉCRITURE SAINTE. Le Dieu fort, celui des Hébreux, par opposition aux dieux des gentils. B. Qui est important ou exceptionnel en son genre. 1. Considérable par sa dimension, sa quantité, son étendue, etc. Un fort volume, un gros livre, comportant un grand nombre de pages. Une forte pente. Une forte crue, une forte marée. Une forte chaleur, de fortes gelées. De fortes pluies. Une forte poussée de fièvre. Une forte dose de médicament. Une forte somme, une forte hausse des prix. Un fort accent, un accent marqué. Par ext. Avec une simple valeur intensive. Un fort mangeur, un fort buveur. Expr. Le prix fort, le prix maximal, sur lequel le vendeur n'a consenti aucune réduction. Payer le prix fort. Vendre, acheter au prix fort. Spécialt. MUS. Temps fort, le plus accentué d'une mesure. Appuyer sur les temps forts. Par méton. La pédale forte d'un piano, celle qui permet aux cordes de résonner librement. - MÉTRIQUE. Syllabe forte, qui porte un accent d'intensité. - PHON. Une consonne forte ou, subst., une forte, consonne émise avec une forte tension articulatoire, par opposition à Consonne douce. Les consonnes p, t, k sont fortes. (On dit aussi Consonne tendue.) - FINANCES. Monnaie forte, devise forte, dont le cours est élevé et résiste aux fluctuations du marché international. - JEUX DE CARTES. Carte forte, qui l'emporte sur les autres dans une levée ou dans sa couleur. La couleur forte ou, subst., la forte d'un joueur, la couleur dans laquelle il a le plus grand nombre de cartes fortes. Au bridge. Jouer dans la forte du mort. 2. Intense, puissant, en soi-même ou par ses effets. Une voix forte. Un vent fort, violent. Un bruit très fort. Une forte secousse tellurique. En cet endroit du fleuve, le courant est très fort. Une mer forte, entre agitée et grosse. Un goût fort, une saveur forte. Une forte odeur d'essence. Vinaigre fort, moutarde forte, de saveur piquante. Liqueurs fortes, à haute teneur en alcool. Café fort, thé fort. Un fromage fort, des radis forts, de goût très prononcé. Un fort ressort. De fortes tenailles. Une forte loupe. Un engrais, un désherbant fort. CHIM. Un acide, un électrolyte fort, une base forte. L'acide nitrique est un acide fort. Eau-forte, voir ce mot. Se plaindre d'une forte douleur. Produire une forte impression. Rechercher les sensations fortes, celles que fait éprouver le risque. Un sentiment très fort. Un fort penchant, une forte antipathie. Éprouver un fort sentiment de révolte. Expr. C'est plus fort que moi, se dit d'un sentiment, d'un penchant auquel on ne peut résister. Titre célèbre : Fort comme la mort, de Guy de Maupassant (1889). 3. Qui est bien fondé, qui s'appuie sur des arguments solides. De fortes présomptions, de forts soupçons. La thèse qu'il défend est forte. C'est un argument très fort. Expr. À plus forte raison, avec d'autant plus de raison, plus encore. 4. En parlant d'une œuvre, de moyens d'expression. Qui frappe l'esprit par sa densité, sa richesse, son pouvoir d'évocation. Des images fortes. La 3e symphonie de Beethoven, la 5e et la 9e, sont parmi ses œuvres les plus fortes. Par ext. Les temps forts d'un spectacle, qui laissent les impressions les plus durables. Les moments forts d'un film. Les passages les plus forts d'un roman. Le sens fort d'un mot, chargé de toute sa valeur expressive. Au sens fort du terme, dans son sens premier, non affaibli. 5. Qui requiert ou qui révèle beaucoup d'intelligence, d'habileté, de talent ; difficile. L'entreprise est forte ! Vous lui donnez là une forte tâche, une tâche ardue. Ce qu'il a réussi là est très fort. Fam. C'est de plus en plus fort ! ou, ellipt., De plus en plus fort ! de plus en plus remarquable, de plus en plus étonnant. Par euphémisme. Ce n'est pas fort, pas très fort, ce n'est pas habile, pas intelligent, pas brillant. 6. Qui dépasse la mesure. L'épithète est forte, excessive, dure, blessante. Dire des plaisanteries un peu fortes, outrées. Ellipt. et fam. En dire de fortes, tenir des propos difficiles à croire ou inconvenants. Expr. C'est fort, un peu fort, trop fort, par trop fort. Voilà qui est fort. Subst. Le plus fort, c'est que..., le plus étonnant est que... ; qui plus est. II. N. m. A. Personne qui possède la force, la puissance. 1. Personne douée d'une grande vigueur. C'était un fort entre les forts. Surtout dans l'expression Fort de la Halle, Fort des Halles, portefaix de l'ancienne Halle aux blés ou des anciennes Halles centrales de Paris. 2. Personne qui a de solides connaissances. Un fort en thème, un élève qui remporte tous les prix, qui réussit à tous les examens. S'emploie parfois avec une intention péjorative, pour opposer l'application au brio. 3. Personne qui détient le pouvoir. Protéger le faible contre le fort. Expr. proverbiale. La raison du plus fort est toujours la meilleure, le puissant l'emporte sur le faible sans justifier de son bon droit. 4. Personne douée d'une grande fermeté morale. Il a l'intransigeance des forts. B. Ce qui, dans un être ou une chose, est le plus résistant, le plus puissant. 1. Partie la plus résistante d'une chose. Le fort d'une voûte. Le fort d'une poutre, la partie qui offre la plus grande résistance à la charge. Le fort d'une épée, le tiers du tranchant le plus proche de la garde, avec lequel on pare les coups. Spécialt. Le fort d'un bois, l'endroit où il est le plus épais. S'enfoncer au fort de la forêt. Battre les bois jusque dans leur fort. Par méton. CHASSE. Repaire, retraite de certains animaux. Le sanglier est dans son fort. Relancer une bête dans son fort. Par ext. MARINE. Le fort d'un navire, sa partie la plus large (on dit aussi Largeur au fort). Expr. fig. Le plus fort est fait, le plus difficile, le plus pénible. 2. Degré, point de la plus haute intensité. Dans le fort de l'hiver. Au fort, au plus fort de l'été. Au fort de la tempête. Il s'élança courageusement au fort de la mêlée. Garder son courage au plus fort du danger. 3. Ce qui fait la puissance, la qualité, l'efficacité d'une personne ou d'une chose. Connaître le fort et le faible d'une personne, d'une affaire. Son fort, c'est la mémoire. Par euphémisme. La franchise, la délicatesse n'est pas son fort. (On dit aussi Point fort.) Expr. Le fort portant le faible, toutes choses compensées, ce qui manque d'un côté étant suppléé de l'autre. C. Ouvrage de fortification présentant plusieurs fronts, édifié pour résister aux attaques de l'ennemi. Bâtir, attaquer, prendre un fort. En 1916, l'offensive allemande se brisa sur le fort de Vaux. Spécialt. Fort Chabrol, maison où quelqu'un se retranche pour résister à la force publique, par allusion au siège soutenu par un forcené, en 1899, rue de Chabrol, à Paris. |