n. m. XIIIe siècle. Dérivé de frapper.Action de donner un ou plusieurs coups sur quelque chose ; bruit que l'on produit en frappant. Un frappement de pied. Frapperv. tr. XIIe siècle. Issu du francique *hrappan, « arracher », ou formé sur une onomatopée. I. Donner un ou plusieurs coups sur quelque chose, à quelqu'un. Le cheval frappe le sol de ses sabots. Frapper un ballon du pied. Frapper un enfant. Frapper un animal avec un bâton, avec un fouet. Il frappa son rival au visage, en pleine poitrine. Être frappé d'un coup de poignard. Frapper quelqu'un à mort, le blesser mortellement. Frapper un adversaire à terre, quand il est à terre, lâchement. Fig. et litt. Frapper l'air de clameurs, de cris, pousser des clameurs, des cris retentissants. Pron. réfléchi indirect. Se frapper la poitrine, en signe de contrition, pour s'avouer coupable. Se frapper le front, voir Front. Spécialt. Faire retenir, faire sonner. Frapper un accord sur le clavier. On entendit frapper des coups à la porte. Frapper les trois coups. Fig. Frapper un coup, un grand coup, voir Coup. Intranst. Frapper au carreau. Frapper à la porte de quelqu'un ou frapper chez quelqu'un, pour se faire ouvrir. Entrer sans frapper. Frappez avant d'entrer. Frapper dans ses mains. Expr. Frapper comme un sourd, comme une brute (fam.). Fig. Frapper à toutes les portes, solliciter de l'aide auprès de tout le monde. Frapper à la bonne porte, à la mauvaise porte, s'adresser à la personne qu'il faut, qu'il ne faut pas solliciter. Frapper une organisation à la tête, frapper à la tête d'un réseau, s'attaquer à ses plus hauts responsables. Frapper vite, frapper fort, agir, intervenir rapidement, énergiquement. En parlant d'un objet en mouvement, d'un projectile. Percuter, heurter, atteindre. Le marteau frappe l'enclume. La pluie frappait les vitres. Le projectile le frappa au front. Par ext. Un arbre frappé par la foudre. Se dit également en parlant de la lumière. Les parties d'un objet que la lumière frappe. II. Fig. 1. Affecter, toucher soudainement, brutalement. Je viens d'apprendre le malheur qui vous frappe. Il a été frappé dans ce qu'il avait de plus cher. Être frappé d'apoplexie, de paralysie, de cécité. Absolt. La mort frappe à son heure. Fam. L'assassin a encore frappé, il a commis un nouveau crime. 2. Atteindre par l'effet d'une condamnation, d'une décision juridique ou administrative. Les acteurs ont été longtemps frappés d'infamie. Frapper d'interdiction de séjour. Frapper certaines marchandises d'une taxe. L'hypothèque qui frappe les biens du débiteur. Une clause frappée de nullité. Un immeuble frappé d'alignement. 3. Produire une vive impression sur les sens, l'esprit. Frapper la vue, le regard, l'attention. Sa voix vint frapper mon oreille. Frapper l'esprit, l'imagination. Sa beauté m'a frappé. N'êtes-vous pas frappé par cette coïncidence ? Frapper d'admiration, de terreur. Être frappé de stupeur. Spécialt. Émouvoir, affecter, affliger. Sa disparition nous a beaucoup frappés. Pron. réfléchi. Fam. S'inquiéter, s'émouvoir plus que de raison. Ne vous frappez pas, ce n'est pas si grave. Sans se frapper, sans se faire de souci. III. Emplois spécialisés. Frapper de glace (vieilli) ou, ellipt., frapper, refroidir dans la glace. Frapper du champagne, un melon. Frapper un vin blanc. VÈN. Frapper aux brisées, mener la meute sur les brisées de l'animal que l'on a choisi de chasser. - MARINE. Fixer, amarrer. Frapper un cordage. Frapper un hameçon, le fixer à un petit fil. - TEXTILE. Frapper la toile, resserrer sa trame sur le métier en donnant un coup au passage de la navette. Frapper un velours, y imprimer un motif en relief. - TECHN. Frapper la monnaie, frapper des médailles, marquer le flan d'une empreinte. Fig. Un ouvrage frappé au coin du génie, du bon sens, voir Coin.
Frappeur, -EUSE adj. XIVe siècle. Dérivé de frapper.Qui frappe, qui sert à frapper. Ne se rencontre guère que dans l'expression Esprits frappeurs, esprits invisibles qui répondraient à l'évocation des spirites en frappant un certain nombre de coups, selon un code convenu.
Frasil(l se fait entendre) n. m. XIXe siècle. Mot canadien, d'origine incertaine.Se dit au Canada de la pellicule de glace qui se forme à la surface d'une étendue d'eau.
Frasquen. f. XVe siècle. Adapté de l'italien frasche, pluriel de frasca, « branche d'arbre » et « baliverne ». 1. Vieilli. Farce, mauvaise plaisanterie. 2. Écart de conduite ; action extravagante, généralement sans conséquence. Il n'en est pas à sa première frasque. Le plus souvent au pluriel. Des frasques de jeunesse.
Frater(er se prononce ère) n. m. XVIe siècle. Mot latin signifiant « frère ».Très vieilli. S'employait plaisamment pour désigner l'aide d'un chirurgien, d'un barbier.
Fraternel, -ELLE adj. XIIe siècle. Dérivé savant du latin fraternus, de même sens, de frater, « frère ». 1. Qui est propre au lien unissant des frères, des sœurs. Amour fraternel. Union fraternelle. Affection, tendresse fraternelle. 2. Par anal. Qui évoque les liens d'affection et de solidarité qui existent entre frères. Il y a entre ces deux hommes une amitié fraternelle. Par méton. Un geste fraternel. Il m'a tendu une main fraternelle. RELIG. CHRÉTIENNE. Correction fraternelle, remontrance faite par un religieux à un autre religieux d'un même ordre, dans l'esprit de charité que l'on doit à ses frères.
Fraternellementadv. XIVe siècle. Dérivé de fraternel.D'une manière fraternelle. S'aimer fraternellement. Ils l'ont accueilli fraternellement.
Fraternisationn. f. XVIIIe siècle. Dérivé de fraterniser.Action de fraterniser ; résultat de cette action. Appel à la fraternisation. La fraternisation des peuples.
Fraterniserv. intr. XVIe siècle. Dérivé de fraternel.Se manifester mutuellement une amitié fraternelle. Fraterniser avec quelqu'un. Fraterniser dans un banquet, au cours d'une réunion. Les représentants des divers partis ont fraternisé. La population fraternisait avec ses libérateurs. Spécialt. Au terme d'une période de discorde ou pendant une guerre, refuser de combattre l'ennemi, faire cause commune avec lui. Les soldats des deux armées ont fraternisé. La troupe a fraternisé avec les émeutiers.
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