v. intr. XIe siècle. Issu, par l'intermédiaire du latin populaire *fremire, du latin classique fremere, « gronder ». 1. Vibrer légèrement, s'agiter en bruissant. Les peupliers frémissent sous la brise. Le lac frémit au moindre souffle. En parlant d'un liquide qui est sur le point de bouillir. L'eau frémit dans la bouilloire. 2. Être pris d'un tremblement causé par la surprise, la peur ou quelque autre émotion. Un cheval qui frémit au bruit du canon. Il n'a pas frémi devant le danger. Ses lèvres frémissaient. Loc. Frémir de, être en proie à une vive agitation sous l'effet d'un sentiment, d'une passion. Frémir de colère, d'indignation, d'horreur. Frémir de joie, de désir. Absolt. Le récit de ses aventures fit frémir l'auditoire. Une histoire à faire frémir, terrifiante. Frémissant, -ANTE adj. XVe siècle. Participe présent de frémir.Qui frémit. 1. Qui vibre légèrement, qui s'agite en bruissant. Un cheval aux naseaux frémissants. Les vagues frémissantes. 2. Qui, sous l'effet du trouble, de l'émotion, est pris d'une sorte de tremblement. Il est arrivé encore tout frémissant de rage. Parler d'une voix frémissante. Fig. Qui est prompt à s'émouvoir, à se laisser porter par la passion. Une ardeur, une sensibilité frémissante. Frémissementn. m. XIIe siècle. Dérivé de frémir. 1. Légère vibration, faible agitation qu'accompagne un bruissement. Frémissement de l'air. Le frémissement de la mer. Le frémissement du feuillage. Le frémissement de l'eau qui va bouillir. MÉD. Frémissement cataire, voir Cataire. 2. Tremblement, agitation que cause une émotion, une passion violente. Un frémissement d'horreur. Des frémissements de rage, d'impatience. De sourds frémissements parcouraient la foule. Frênaien. f. XIIIe siècle, fragnée ; XVIIe siècle, fresnaie. Dérivé de frêne.Lieu planté de frênes. Frênen. m. XIe siècle, fraisne. Issu du latin fraxinus, de même sens.Arbre forestier de la famille des Oléacées, à feuilles composées, dont le bois clair et fibreux est très utilisé en menuiserie. Par méton. Le bois de cet arbre. Un outil à manche de frêne. Frénésien. f. XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval phrenesia, du grec phrenitis, « démence, folie », dérivé de phrên, « esprit ». 1. Class. Fureur violente, délire. Accès de frénésie. Entrer, tomber en frénésie. 2. Passion parvenue à un degré d'extrême violence et confinant à la folie ; ardeur extrême. Un amour qui va jusqu'à la frénésie. Il se livre au jeu avec frénésie. S'emploie souvent par exagération. Travailler avec frénésie. Être pris d'une frénésie de dépenses. Frénétiqueadj. XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin phreneticus, du grec phrenitikos, « atteint de démence, furieux ». 1. Class. Qui est atteint de frénésie. Un malade frénétique. Subst. Un, une frénétique. 2. Qui traduit une grande exaltation, qui exprime des sentiments violents. Un enthousiasme frénétique. Des applaudissements, des cris frénétiques. Danse frénétique. 3. Par affaibl. Qui est pris d'une passion extrême pour une activité, une idée. Un joueur, un chasseur frénétique. C'est un partisan frénétique de cette réforme. Frénétiquementadv. XIXe siècle. Dérivé de frénétique.D'une manière frénétique. Applaudir frénétiquement. Fréquemment(emmen se prononce aman) adv. XIVe siècle. Dérivé de fréquent.D'une manière fréquente. Il vient nous voir fréquemment. Cela arrive fréquemment. Fréquencen. f. XIIe siècle. Emprunté du latin frequentia, « affluence, foule », puis « abondance, fréquence ». 1. Répétition d'un acte, d'un fait à intervalles rapprochés et souvent réguliers ; caractère de ce qui se répète souvent. La fréquence de ses visites importune. La fréquence de ses rechutes. 2. Nombre des apparitions d'un élément, des occurrences d'un phénomène, dans un ensemble donné ou pour un temps donné. La fréquence du passage des trains sur une ligne de chemin de fer. La fréquence de ses lettres se ralentit. La fréquence d'un mot dans un texte. MÉD. La fréquence du pouls, de la respiration, le nombre des battements du pouls, ou des mouvements de la respiration, dans un temps donné. STAT. Rapport entre le nombre de fois qu'un évènement est réalisé et le nombre total d'observations. Une fréquence de quinze pour mille. - PHYS. Nombre d'oscillations ou de vibrations identiques d'un phénomène périodique, dans une unité de temps donnée. La fréquence est égale à l'inverse de la période (intervalle de temps au bout duquel un phénomène se reproduit dans les mêmes conditions). Fréquence d'un son, de la lumière, d'une onde électromagnétique. L'unité de fréquence est le hertz. Un courant électrique alternatif de haute fréquence, de basse fréquence. Fréquence radioélectrique, syn. de Radiofréquence. Bande de fréquences, voir Bande. - TÉLÉCOMM. Modulation de fréquence, procédé de transmission d'un signal radioélectrique, caractérisé par la qualité de la réception. Par méton. Diffusion utilisant ce procédé ; émission diffusée selon ce procédé. Écouter la modulation de fréquence. |