, -IÈRE n. XIIIe siècle, frepier. Dérivé de l'ancien français frepe (voir Fripe).Personne qui achète et revend de vieux vêtements, des objets usagés. La boutique d'un fripier. Fripon, -ONNE n. XVIe siècle, au sens de « gourmand ». Dérivé de friper II. 1. Personne qui vole adroitement et, par ext., personnage fourbe, qui ne se fait aucun scrupule de tromper. Ce domestique est un fripon. Quelle friponne ! En apposition. Un maître fripon. Adjt. Cet homme est tout à fait fripon. 2. Plaisamment et par affaibl. En parlant d'un enfant vif et espiègle. C'est un petit fripon. En parlant d'un jeune homme léger et volage. Ce fripon court les aventures. En parlant d'une femme coquette. La friponne lui fait croire tout ce qu'elle veut. Adjt. Un minois fripon. Cette jeune personne a l'œil fripon, l'air fripon. Friponnerv. tr. XIVe siècle. Dérivé de fripon.Vieilli. Dérober par ruse ; escroquer, dépouiller. Il m'a friponné mon argent. Il a friponné cinq ou six personnes de ma connaissance. Intranst. Faire œuvre de fripon. Friponner au jeu. Friponnerien. f. XVIe siècle, au sens de « débauche ». Dérivé de friponner.Caractère du fripon ; action de fripon. Faire une friponnerie. Il est passé maître en friponnerie. Fripouillen. f. XVIIIe siècle, au sens de « misérable ». Probablement dérivé de l'ancien français frepe (voir Fripe), avec, pour le sens moderne, l'influence de fripon.Fam. 1. Individu foncièrement malhonnête, dépourvu de tout scrupule. C'est une dangereuse fripouille. Dans un sens collectif. La fripouille, la canaille, la racaille. 2. Plaisamment. En parlant d'un enfant. Polisson, coquin. Petite fripouille. Fripouillerien. f. XIXe siècle. Dérivé de fripouille.Caractère d'une fripouille ; acte commis par une fripouille. Friquetn. m. XVIe siècle. Emploi substantivé de l'ancien adjectif friquet, « sémillant, vif », issu du francique *frik, « hardi ».Variété de moineau de petite taille, très remuant, qui vit dans les cultures. Frirev. tr. défectif (se conjugue comme Confire ; s'emploie à l'infinitif, au singulier de l'indicatif présent et de l'impératif, au participe passé et aux temps composés, rarement au futur et au conditionnel ; dans les autres cas, on emploie souvent Faire frire). XIIe siècle. Issu du latin frigere, « faire sécher par la cuisson », puis « rôtir, griller ».Cuire dans une matière grasse. Frire du poisson, des beignets. Absolt. Poêle à frire. Au participe passé, adjt. Des aubergines frites. Des pommes de terre frites ou, ellipt., des frites, voir Frite. Fig. et pop. Être frit, être découvert, confondu ; avoir tout perdu dans une affaire. Nous sommes frits. Expr. vulg. Il n'y a rien à frire dans cette affaire, il n'y a aucun profit à en attendre. Intranst. Se cuire, être cuit dans une matière grasse. Le poisson frit dans la poêle. Loc. Faire frire, mettre à frire. Faire frire des tomates. Frisant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent de friser.Qui effleure la surface d'un objet. Une lumière frisante. Loc. À jour frisant, quand la lumière ne touche que légèrement et latéralement les objets. Frisen. f. XVIe siècle. Probablement issu du bas latin Phrygium (opus), « (ouvrage) phrygien », en raison de la renommée des Phrygiens dans différents domaines artistiques. 1. ARCHIT. Partie de l'entablement comprise entre l'architrave et la corniche. Frise plate. Frise fleuronnée. Les frises du Parthénon. 2. Par anal. Surface plate et continue formant un bandeau et servant d'ornement. Frise peinte, sculptée. Une frise entourant des chambranles. La frise d'une grille, d'une rampe d'escalier. MENUISERIE. Frise de parquet, latte, planche de parquet. THÉÂTRE. Au pluriel. Bandes de toile peinte placées au cintre pour figurer un ciel ou un plafond et, par ext., partie supérieure de la scène. |