n. f. XIIe siècle, « brisure, fracture ». Dérivé de froisser.Rare. Trace laissée sur un corps, un objet par un froissement. Les froissures d'un vêtement. Frôlementn. m. XVIIIe siècle. Dérivé de frôler.Le fait de frôler ; le contact ou le bruit léger qui en résulte. Le frôlement d'une aile de chauve-souris. Le frôlement d'une robe. Frôlerv. tr. XVe siècle, frauller. Probablement formé sur une onomatopée.Effleurer, toucher légèrement en passant. Frôler le bras de quelqu'un. Par ext. Passer très près de, manquer de toucher. La balle lui frôla la tête. Pron. Les deux voitures se sont frôlées. Fig. Son attitude frôle le ridicule. On a frôlé l'incident. Frôler la mort. Cette entreprise a frôlé la faillite. (Dans cette acception, on trouve aussi Friser.) Frôleur, -EUSE adj. XIXe siècle. Dérivé de frôler.Qui frôle ; qui cherche à frôler. Fromagen. m. XIIe siècle, formage. Issu du bas latin (caseus) formaticus, « (fromage) fait dans une forme ».Aliment fait de lait caillé égoutté, et que l'on consomme frais, cuit ou fermenté ; masse de cette substance moulée dans une forme. La fabrication, la vente du fromage. L'affinage du fromage. Faire égoutter du fromage. Fromage blanc. Fromage frais, sec. Fromage demi-sel. Fromage fermenté à pâte crue, à pâte cuite, à pâte persillée. Du fromage de lait de chèvre ou, ellipt., du fromage de chèvre. Un fromage de brebis. On fabrique en France, dans diverses provinces, environ quatre cents variétés de fromages. Fromage de Gruyère, de Hollande. Cloche à fromage. Un plateau de fromages. Soufflé, tarte au fromage. Expr. Entre la poire et le fromage, dans la détente qui accompagne la fin du repas. Il nous fit cette confidence entre la poire et le fromage. Fig. et fam. Se dit d'une situation lucrative et de tout repos. Il a trouvé un fromage. Cette administration est un fromage pour beaucoup. Par anal. Fromage de tête ou, vieilli, fromage de tête de porc, pâté de tête de porc en gelée, moulé dans une terrine. Spécialt. Dans l'argot des théâtres, se dit du cadre réservé sur une affiche au nom d'un acteur, d'une actrice, qui y est inscrit en grosses lettres. Expr. fig. et pop. Faire un fromage de quelque chose, accorder à un fait une importance exagérée. Fromager, -ÈRE adj. et n. XIIIe siècle. Dérivé de fromage. 1. Adj. Qui est relatif à la fabrication ou à la vente du fromage. Coopérative, société fromagère. L'industrie fromagère. 2. N. Personne qui fabrique ou vend des fromages. Fromagern. m. XVIIe siècle, fromagier. Dérivé de fromage, probablement parce que le bois de cet arbre est tendre comme du fromage.BOT. Grand arbre des régions tropicales, de la famille des Bombacées, dont une espèce produit le kapok. Fromagerien. f. XIVe siècle, comme nom de rue à Paris. Dérivé de fromage.Lieu où l'on fabrique, où l'on conserve des fromages ; boutique où l'on vend des fromages. Par méton. Industrie, commerce des fromages. Fromentn. m. XIIe siècle, furment. Issu du latin frumentum, « céréale, grain, blé ».Toute variété de blé. Dans l'usage ordinaire, désigne la meilleure et la plus fine qualité de cette céréale (se dit aussi bien de la plante que du grain récolté). Terre à froment. Semer du froment. Fleur de froment. Farine de froment ou, ellipt., froment. Pain de froment. Froncen. f. XIe siècle. Probablement issu du francique *hrunkja, « ride ».COUT. Pli menu et serré que l'on fait à une étoffe, à un vêtement. S'emploie surtout au pluriel. Faire des fronces à une manche, à un rideau. Expr. Une jupe montée à fronces ou, ellipt., une jupe à fronces. |