n. f. XIIIe siècle, garneture. Dérivé de garnir.Ce qu'on ajoute à un meuble, à un objet pour le compléter, l'agrémenter ou le renforcer. Changer la garniture d'un siège. La garniture d'un lit, le matelas, les oreillers, les draps, etc. Une garniture de dentelle. Garniture de foyer, les instruments qui servent à entretenir le feu. Garniture de cheminée, assortiment d'objets disposés sur la tablette de la cheminée pour l'orner. La garniture d'une poterie, l'ensemble des parties accessoires, telles que le bec, l'anse, le pied, qu'on adapte au corps de la poterie. La garniture d'un mât, son gréement. Garniture de frein, d'embrayage, sur un véhicule automobile, la plaque adaptée au dispositif de frein, d'embrayage, et destinée à en assurer l'efficacité. CUIS. Ce que l'on sert avec un mets, ce qui accompagne la pièce principale d'un plat. Une garniture de légumes, de cresson. TYPOGR. Pièce de métal ou, autrefois, de bois dur, servant à séparer les pages et à former les marges (on dit parfois Lingot). Garoun. m. XIVe siècle, garoupe, au féminin. Emprunté du provençal garoupa, de même sens, d'origine incertaine.BOT. Daphné au feuillage vert clair, aux fleurs blanches et odorantes, aux baies rouges et toxiques. Les graines et l'écorce du garou sont utilisées en médecine. (On dit aussi Sainbois.) Garriguen. f. XVIe siècle. Emprunté du provençal garriga, de même sens.Formation végétale des régions méditerranéennes, composée de taillis, d'arbustes épineux et de chênes verts, qui s'établit sur les plateaux calcaires. Les garrigues de Provence. Par méton. Terrain couvert par cette végétation. Parcourir les garrigues. Garrotn. m. XIIIe siècle. D'origine incertaine. 1. Morceau de bois court qu'on passe dans une corde pour la serrer en tordant. Le garrot d'une scie. Par anal. Instrument de supplice constitué d'un collier de fer qu'on serrait par une vis. En Espagne, on se servait du garrot pour exécuter par strangulation certains condamnés. 2. Lien, appareil servant à comprimer une artère ou une veine pour interrompre la circulation du sang dans un membre, et notamment pour arrêter une hémorragie. Poser un garrot. Serrer, relâcher un garrot. 3. HORT. Bâton qu'on dispose de manière à forcer une branche à changer de direction. Garrotn. m. XVe siècle, gerrot. Probablement emprunté du provençal garrot, de même sens, dérivé de garra, « jambe, jarret ».Chez les grands quadrupèdes, partie du corps qui est située au-dessus de l'épaule et rejoint l'encolure. Cette jument s'est blessée au garrot. Hauteur au garrot, distance entre le garrot et le sol, utilisée pour évaluer la taille de l'animal. Garrottage n. m. XVIe siècle. Dérivé de garrotter.Action de garrotter ; résultat de cette action. Garrotter v. tr. XIIIe siècle, garocier. Dérivé de garrot I. 1. Lier, attacher avec de forts liens. Il fallut garrotter le prisonnier. Fig. Être garrotté par les clauses d'un contrat. 2. Mettre à mort par le supplice du garrot. 3. HORT. Garrotter une branche, corriger sa direction par un garrot. Gars(se prononce ga) n. m. XIIe siècle, garz, d'abord au sens de « lâche, misérable », puis de « valet ». Cas sujet de garçon en ancien français.Fam. Garçon, jeune homme. C'est un beau gars, un gars bien bâti. Par ext. Homme, individu quelconque. Un gars du pays. « Les gars de la marine », titre d'une chanson populaire. Pop. Fils. Ses deux gars sont à l'armée. En apostrophe. Bonjour, mon gars, mon petit gars ! Gascon, -ONNE adj. XIe siècle, li Gascuinz. Issu du latin Vascones, qui désignait un peuple habitant les deux versants des Pyrénées.Relatif à la Gascogne. L'accent gascon. Subst. Un Gascon, une Gasconne, une personne originaire de la Gascogne ou habitant cette région. Le gascon, le dialecte occitan parlé en Gascogne. Fig. Vantard, fanfaron, hâbleur. Il est un peu gascon. Expr. Une offre de Gascon, une promesse de Gascon, sur laquelle il serait imprudent de trop compter. Gasconnaden. f. XVIIe siècle. Dérivé de gascon.Hâblerie, forfanterie digne d'un Gascon. Il prétend être fort riche, c'est pure gasconnade. |