n. f. XIXe siècle. Dérivé de génial.Caractère de ce qui a du génie, d'une chose où entre une part de génie. <!--Oui-->Ce mot est à employer avec modération. Génien. m. XVIe siècle. Emprunté du latin genius, « dieu qui veille sur chaque individu », puis « talent, don naturel ». I. Divinité, esprit. 1. ANTIQ. ROM. Divinité tutélaire, attachée à chaque individu depuis sa naissance, ou à un lieu, à une ville, à une communauté, etc. Les esclaves vénéraient le génie de leur maître. Le génie de l'empereur faisait l'objet d'un culte particulier. Le génie familier, qui est attaché à une famille, à une maison. Par ext. Esprit bienfaisant ou malfaisant qui inspire nos pensées ou nos actions. C'est votre bon génie qui vous a inspiré ce dessein. Poussé par un mauvais génie. L'hypothèse du malin génie, formulée par Descartes dans les « Méditations métaphysiques ». Fig. Le bon génie, le mauvais génie de quelqu'un, la personne qui, par ses conseils ou son exemple, exerce sur lui une bonne, une mauvaise influence. Cet homme fut son mauvais génie. Elle est son bon génie. 2. Se dit des gnomes, sylphes, ondins et autres personnages fantastiques qu'on trouve dans les traditions populaires, les contes, les féeries. Les génies des forêts. 3. Être allégorique représentant un art, une science, ou quelque idée abstraite ; par méton., œuvre d'art figurant cet être allégorique. Le génie de la peinture, de la poésie, de la musique. Le génie de la Liberté, place de la Bastille, à Paris. II. Qualité remarquable, aptitude. 1. Caractère propre et distinctif. Le génie d'une nation, d'un peuple. Le génie d'une langue. Cette expression, ce mot est contraire au génie du français. Titre célèbre : Le Génie du christianisme, de Chateaubriand (1802). 2. Disposition naturelle propre à une personne, talent. Suivre son génie. Se conformer, s'abandonner à son génie. Avoir du génie pour les affaires. Avoir le génie du commerce. Se dit parfois en mauvaise part. Avoir le génie du mal, de l'intrigue, du mensonge. III. Qualité des esprits supérieurs qui les rend capables de créer, d'inventer, d'entreprendre des choses extraordinaires. Dans ce sens, s'emploie le plus souvent absolument. Cet homme a du génie, est dépourvu de génie. Le génie d'Homère, de Raphaël, de Descartes, de Racine. L'essor, le feu, l'enthousiasme du génie. L'ascendant du génie. Génie naissant, précoce. Loc. adj. De génie, qui a du génie ou qui en porte la marque. Un homme, une femme de génie. Un stratège de génie. Une œuvre, une action de génie. Un trait de génie, une idée de génie. Par méton. Personne qui a du génie. Cet homme est un génie supérieur, un authentique génie. Les grands génies qui ont fait la gloire de ce règne. Léonard de Vinci, Pascal furent des génies universels. Un génie méconnu. Se prendre pour un génie. Expr. fam. Ce n'est pas un génie, c'est une personne médiocre. IV. Spécialt. Art de l'ingénieur, du constructeur d'engins. 1. MILIT. Génie militaire ou, ellipt., génie, se disait autrefois de l'art de fortifier, d'attaquer, de défendre une place, un camp, un poste. Désigne aujourd'hui l'ensemble des techniques et des moyens qui sont mis en œuvre pour réaliser les infrastructures nécessaires aux opérations militaires (casernements, voies de communication, tranchées, etc.), et, par méton., l'arme chargée de ces réalisations. Servir dans le génie. Officier du génie. Génie de l'air, un des commandements de l'armée de l'air. Génie maritime, nom ancien du corps d'ingénieurs militaires chargés de la construction et de l'entretien des bâtiments de la Marine nationale. 2. Ensemble des connaissances et des techniques appliquées à un domaine particulier. Génie génétique. Génie informatique. Peut également désigner tantôt un ensemble de connaissances spécialisées, tantôt, par métonymie, les ingénieurs et spécialistes qui les mettent en œuvre. Génie civil, relatif aux constructions civiles, telles que routes, ponts, etc. Génie rural, qui concerne les constructions et les équipements servant à l'agriculture et à l'aménagement de l'espace rural. Genièvren. m. XIe siècle, jenevre, « genévrier ; baie ». Issu, par l'intermédiaire du latin populaire *jeniperus, du latin classique juniperus, « genévrier ».Nom usuel du genévrier commun, arbuste odoriférant dont le pied femelle porte des petits fruits composés noirs, appelés communément baies de genièvre. Par méton. Le fruit du genévrier. Extrait de genièvre. Le genièvre est utilisé en cuisine comme condiment. Spécialt. Eau-de-vie de genièvre ou, ellipt., genièvre, eau-de-vie de grain préparée avec des baies de genièvre. Fabrique de genièvre. Géniqueadj. XXe siècle. Dérivé de gène.BIOL. Relatif aux gènes ou à un gène. Thérapie génique, qui consiste à implanter un gène allèle non déficient à la place d'un gène allèle déficient, pour traiter certaines maladies. Génissen. f. XIIe siècle, genice. Issu du latin junix, de même sens, dérivé de juvenis, « jeune ».Jeune vache qui n'a pas encore porté (on dit aussi Taure). Génital, -ALE adj. (pl. Génitaux, -ales). XIVe siècle, au pluriel. Emprunté du latin genitalis, « qui engendre », dérivé du supin de genere, « engendrer ».Qui se rapporte à la génération, à la reproduction sexuée chez l'homme et chez les animaux. Organes génitaux, parties génitales. Appareil génital. Géniteur, -TRICE n. XIIe siècle. Emprunté du latin genitor, genitrix, « celui, celle qui engendre, a engendré », dérivé du supin de genere (voir Génital). 1. Personne qui a engendré ; père, mère. 2. N. m. ÉLEVAGE. Animal mâle destiné à la reproduction. Génitifn. m. XIVe siècle. Emprunté du latin genitivus (casus), de même sens, proprement « (cas) de la catégorie, de l'appartenance », dérivé de genus, generis (voir Genre).GRAMM. Dans les langues à déclinaisons, cas servant principalement à indiquer un rapport d'appartenance, de dépendance. Génitif singulier, génitif pluriel. La désinence du génitif. Dans la locution latine « Vox populi » (la voix du peuple), « populi » est un nom au génitif singulier ou, ellipt., un génitif singulier. Génitif partitif, qui sert à indiquer le tout dont on extrait une partie. Par ext. En français, Génitif peut parfois se dire du complément de nom introduit par la préposition de. Éviter une cascade de génitifs. Génitoiresn. f. pl. XIIe siècle, genitaires. Issu du latin genitalia, « parties génitales ».Vieilli. Testicules. Génito-urinaireadj. (pl. Génito-urinaires). XIXe siècle. Composé de génito-, tiré de génital, et d'urinaire.ANAT. Qui se rapporte à la fois à la fonction génitale et à la fonction urinaire. L'appareil génito-urinaire. Les maladies génito-urinaires. (On dit aussi Urogénital.) |