n. f. XVe siècle. Emprunté du latin genitura, « génération ; semence ; être créé », dérivé du supin de genere (voir Génital).Vieilli ou plaisant. L'enfant, l'ensemble des enfants par rapport aux parents ; descendance (on dit plutôt Progéniture). Génociden. m. XXe siècle. Composé de géno-, tiré du grec genos, « naissance, race », et de -cide, tiré du latin caedere, « abattre, tuer ».Entreprise d'extermination systématique d'un groupe humain. Le génocide des Arméniens par les Turcs. Le génocide perpétré par le régime nazi sur les populations juive et tzigane. Le génocide est un crime défini en droit international. <!--Oui-->Il est abusif d'employer le terme de génocide en dehors de son acception la plus rigoureuse. Des expressions comme « génocide culturel », « génocide des campagnes », etc., sont à proscrire. Génois, -OISE adj. et n. XVIIe siècle. Dérivé de Gênes, nom géographique. I. Adj. Relatif à la ville de Gênes et, spécialt., relatif à l'ancienne république de Gênes. Les doges génois. La puissance commerciale génoise. Subst. Un Génois, une Génoise, personne originaire de Gênes ou habitant cette ville. II. N. 1. N. m. MARINE. Grand foc utilisé aux allures portantes, par vent modéré. 2. N. f. ARCHIT. Corniche formée de plusieurs rangs de tuiles creuses renversées et fixées dans du mortier, courante dans les régions méridionales. 3. N. f. Biscuit à pâte légère. Génoise fourrée. Génomen. m. XXe siècle. Formé sur gène, avec la finale de chromosome.GÉNÉTIQUE. Ensemble des gènes constituant le patrimoine héréditaire d'une cellule, d'un organisme, d'une espèce. Le génome humain, l'ensemble des gènes de l'espèce humaine. Génotypen. m. XXe siècle. Composé de géno-, tiré de gène, et de type.GÉNÉTIQUE. Constitution héréditaire d'un organisme, qui comprend l'ensemble des gènes et qui détermine la réalisation des caractères apparents, ou phénotypes, chez un individu. Un même génotype peut donner naissance à des phénotypes différents. Genoun. m. (pl. Genoux). Xe siècle, genolz, au pluriel. Issu du latin geniculum, diminutif de genu, « genou ». 1. Articulation du fémur et du tibia ; partie du corps humain située entre la cuisse et la jambe. Les ligaments, les tendons du genou. L'articulation du genou est limitée à l'avant par la rotule. Entorse du genou. Avoir les genoux cagneux, tournés en dedans. Plier le genou. Mettre un genou à terre, en terre. Sentir ses genoux fléchir, se dérober. S'écorcher les genoux. Avoir de l'eau jusqu'au genou. Une robe qui descend au-dessous du genou. Par méton. Un pantalon usé au genou. Expr. Tenir, faire sauter un enfant sur ses genoux. Fam. Faire du genou à quelqu'un, le toucher subrepticement du genou. Être chauve comme un genou, être tout à fait chauve. Loc. adv. À genoux, les genoux à terre, en se tenant sur les genoux. Être à genoux, se mettre à genoux pour prier. Tomber, se jeter à genoux devant quelqu'un en signe d'imploration. Demander pardon à genoux. Mettez-vous à genoux ! ou, ellipt., À genoux ! Expr. fig. Mettre à genoux, vaincre, écraser, humilier. En établissant le blocus, Napoléon voulait mettre l'Angleterre à genoux. Demander une chose à genoux, à deux genoux, avec instance, avec supplication. Fam. Être à genoux devant quelqu'un, lui vouer une admiration fervente, parfois aveugle. À propos d'une chose. C'est à se mettre à genoux, c'est admirable. Expr. Être, tomber, se prosterner aux genoux d'une personne, être ou se mettre en posture de suppliant devant elle. Je tombe à vos genoux. Aux genoux d'une belle. Fig. Son repentir le ramènera bientôt à vos genoux (vieilli). Expr. fig. Fléchir le genou, les genoux devant quelqu'un, s'abaisser, s'humilier devant lui. Fam. Être sur les genoux, être très fatigué, épuisé. Cela m'a mis sur les genoux. Ne pas arriver au genou de quelqu'un, lui être très inférieur. 2. Se dit aussi de l'articulation du membre antérieur des mammifères ongulés, entre l'avant-bras et l'os canon. Le genou du cheval, du chameau, de l'éléphant. 3. Par anal. TECHN. Désignait la partie articulée de certains instruments (aujourd'hui, on dit plutôt Rotule). Genouillèren. f. XIIe siècle, genoillère. Dérivé de genoil, ancienne forme de genou.Équipement, bandage qui protège ou maintient le genou. Les genouillères d'une armure. Bottes à genouillère. Genouillères de carreleur, de couvreur. Genouillère de cheval. Génovéfainn. m. XVIIIe siècle. Dérivé de Genovefa, forme latinisée de Geneviève.HIST. RELIGIEUSE. Chanoine régulier de la congrégation de Sainte-Geneviève. Genren. m. XIIe siècle, gendre. Emprunté du latin genus, generis, « naissance, race, famille, espèce, sorte », dérivé de gignere, « engendrer ». I. Ensemble d'êtres, de choses ou d'espèces regroupés en fonction de leurs caractères communs ; le concept sous lequel on range cet ensemble. 1. Le genre humain, l'ensemble des hommes, l'humanité. C'est la condition du genre humain. L'amour du genre humain. Expr. L'ami du genre humain, voir Ami. 2. LOGIQUE. Concept qui englobe d'autres concepts dits « espèces », et qui possède par rapport à eux une plus grande extension. Rectangle est genre par rapport à carré. Genre prochain, qui, dans une classification ou une série, est immédiatement supérieur à une espèce. Se dit également de l'ensemble des caractères communs qui, dans la définition d'une espèce, s'ajoute à la différence spécifique qui la distingue des autres espèces du même genre. Genre suprême, qui ne peut être englobé par aucun autre genre. L'être est dit genre suprême. 3. SC. NAT. Subdivision d'une famille ou d'une sous-famille, comprenant elle-même une ou plusieurs espèces. Cet animal, cette plante appartient à tel genre. Le chêne, le hêtre, le châtaignier sont des genres d'arbre appartenant à la famille des Fagacées. Le lapin et le lièvre sont deux espèces appartenant au genre Lepus. La désignation scientifique des êtres vivants comporte deux noms, celui du genre et celui de l'espèce, comme dans « canis lupus » (le loup), suivant la terminologie de Linné, toujours en vigueur. 4. LITTÉRATURE. BX-ARTS. Chacune des parties ou divisions d'un art ; ensemble des œuvres qui sont apparentées par leur forme, leur sujet, leur style. Les genres littéraires, artistiques. Dans sa « Poétique », Aristote traite des genres épique, tragique et comique. Le genre du roman, de la nouvelle. Spécialt. Peinture de genre, qui représente des scènes et des objets de la vie quotidienne, des scènes d'intérieur, d'intimité, de fantaisie, par opposition aux tableaux d'histoire, aux paysages ou aux portraits. Teniers et Chardin sont des peintres de genre. MUS. Se dit ordinairement des diverses formes d'expression musicale. Le concerto, la symphonie, l'opéra, le jazz sont des genres musicaux. S'emploie également pour caractériser, dans la musique ancienne, le mode de succession des tons. Genre chromatique, diatonique, enharmonique, voir ces mots. Expr. Musique de genre, chanteur de genre, orchestre de genre, musique, chanteur, orchestre d'inspiration ou de caractère populaire. Par ext. Style qui caractérise un type d'œuvre ; manière d'écrire, de composer, d'exécuter qui distingue un artiste. Adopter un genre. Ce tableau est dans le genre du Corrège. Genre maniéré. Expr. C'est la loi du genre, c'est un trait constant du genre et, fig., c'est une conséquence inévitable. Péj. Mélanger, mêler les genres, ne pas distinguer ce qui convient à telle ou telle chose, à telle ou telle situation. La confusion des genres. 5. GRAMM. Catégorie sous laquelle on range les substantifs en les répartissant selon certaines propriétés morphologiques qui, dans certains cas, sont fondées sur la distinction entre mâle et femelle. Accord en genre et en nombre. Indiquer le genre d'un nom. Plusieurs langues indo-européennes, telles que le grec, le latin, l'allemand, le russe, comportent trois genres : masculin, féminin et neutre. Le français comporte deux genres traditionnellement dénommés masculin et féminin, le genre masculin étant aussi employé comme genre non marqué ou extensif. Dans « tous les voyageurs », le genre non marqué permet de désigner indifféremment des hommes et des femmes. Le mot « homme » est du genre masculin dans « Adam était un homme », mais il est du genre masculin non marqué dans « Adam est le premier homme », où il désigne l'humanité entière. Le genre féminin avec valeur extensive est peu employé en dehors de la dénomination des espèces animales ou végétales. <!--Oui-->Dans sa déclaration du 14 juin 1984, l'Académie a rappelé que la distinction des sexes n'était pas pertinente pour rendre compte de la différence entre les genres grammaticaux, et que le genre non marqué était préférable, lorsque l'usage ne s'y opposait pas, pour les noms de titres, de professions, de fonctions : le juge, le délégué, le docteur, le président désignent indifféremment un homme ou une femme ; il n'y a pas lieu de créer des équivalents féminins à ces termes. II. Dans une acception plus générale. Ensemble d'êtres ou de choses présentant quelque ressemblance ; variété, sorte. Il y a divers genres de physionomies, de caractères. Ce genre de plaisanterie n'est pas de bon goût. Il mène un genre de vie qu'on ne saurait approuver. Marchandises en tous genres. Des excès en tous genres. Excellent, réussi dans son genre. Un exemplaire, une œuvre, une personnalité unique en son genre. Ces deux affaires ne sont pas de même genre ou du même genre. Des difficultés d'un autre genre. Loc. Dans le genre, dans ce domaine, en la matière. C'est ce qu'on fait de mieux dans le genre. En apposition. Fam. Un tissu genre cretonne, qui a l'apparence de la cretonne. Par ext. Manière d'être, comportement (parfois par ironie). Bon, mauvais genre. Avoir bon genre. Cela fait mauvais genre. Le genre artiste, le genre bohème. Faire du genre (vieilli), prendre un genre, se donner un genre, prendre des manières affectées. Loc. Bon chic, bon genre, voir Chic. Spécialt. Goût, mode, usage. Le genre actuel, le genre d'aujourd'hui. Expr. fam. Être le genre de quelqu'un, lui convenir bien, être conforme à ses goûts. Cette femme n'était pas son genre. Ce n'est pas son genre, ce n'est pas dans sa nature, cela ne lui ressemble pas. Expr. pop. Ce n'est pas le genre de la maison, ce n'est pas dans les usages admis ici. Gens(se prononce ginse ou guènse) n. f. (pl. latin Gentes). XIXe siècle. Mot latin (voir Gent II).ANTIQ. ROM. Grande famille comprenant tous les descendants d'un même ancêtre, et qui était caractérisée par un nom, un culte et des usages communs. La gens Julia, la gens Appia. La gens s'étendait aux clients qui lui étaient attachés. |